L’AU en France

Terre de Mars : de l’agriculture urbaine dans les quartiers Nord de Marseille !

Sur les hauteurs de Saint-Marthe (14e) à Marseille, cinq amis se sont lancés dans l’agriculture urbaine. Depuis trois ans, Marie, Maxime, Arthur, Augustin et Pablo cultivent fruits et légumes sur plus d’un hectare au coeur du Mas des Georgettes. Ils proposent le résultat de leur travail aux Marseillais qui, chaque semaine, se rendent aux pied de la ferme pour récupérer un panier bio issu d’une agriculture ultra locale.

En plus de cette activité maraîchère, Terre de Mars propose ses services de traiteurs aux entreprises et particulier. Enfin le collectif cherche à diffuser son action en accompagnant les habitants, les entreprises ou les collectivités à valoriser leurs propres espaces afin de retisser un lien entre les habitants, le terroir et la nature.

L’équipe met ainsi ses compétences d’architectes-paysagistes et son expérience du maraîchage au service de projets de jardin, de terrasse ou d’espace public en y intégrant une dimension nourricière et environnementale.

Bien manger, un concept dans l’air du temps

Le « bien manger » est une expression dans l’air du temps. Si elle veut dire « manger à sa faim », elle signifie aussi « manger des bonnes et belles choses ». Une expression qui prend tout son sens avec les produits cultivés par Terre de Mars, au Mas des Gorguettes, situé au 25 de l’impasse du Four de Buze dans le 14e arrondissement.

« Cela fait partie de notre profession de penser l’aménagement rural et l’espace agricole, mais ce n’est pas directement notre métier de cultiver », tient à préciser Augustin Tempier, l’un des fondateurs. Face aux difficultés de trouver un travail d’architecte en agence dans la région, ils se sont rassemblés autour de cette envie de développer l’agriculture urbaine à Marseille. Avec comme moteur de montrer que le terroir de la ville ne se limite pas seulement aux massifs naturels et au centre-ville. « Notre volonté est de faire valoir ces terres productrices et prouver qu’elles ont encore un vrai rôle à jouer », confie Augustin Tempier.

Source : http://madeinmarseille.net et youtube

Ciel mon radis : un potager dans l’open space !

Les plantes dans un bureau ont un effet bénéfique, c’est bien connu. Par leur simple présence, elles feraient pousser la productivité de 15%. C’est pourquoi de plus en plus d’entreprises optent pour les « bureaux fertiles », certaines se transforment même en ferme urbaine pour alimenter leur cafétéria et aider les collaborateurs à manger des produits frais. Sans aller jusque-là, il est possible d’installer un mini-potager dans l’open space.

Bar-radis

Potager-entreprise

« On ira tous au bar-radis »

C’est ce que propose Ciel mon radis aux entreprises avec son « bar-radis », un module pour installer un jardin d’intérieur dans des bureaux et cultiver entre collègues de beaux fruits et légumes. La jeune entreprise à l’origine de ce concept original propose une offre complète qui comprend l’installation, la location du potager de bureau, le suivi et l’animation autour du projet. Avec des ateliers pour semer et jardiner ainsi que des dégustations des produits cultivés sur-place. Le but est en effet de récolter les fruits de son travail et d’inviter les employés à « remplacer les pauses cigarettes par des pauses vertes ».

Ciel-mon-radis

Un peu de verdure pour les urbains

La société Bouygues Immobilier a testé le concept (voir leur témoignage dans la vidéo ci-dessous), qui permet aux urbains de renouer un peu avec la verdure dans leur environnement de travail. Une bonne idée d’alibi aussi pour éviter une réunion ennuyeuse « ah non désolé faut que j’aille biner dans mon bureau ! ».

Un concept sympathique qui illustre bien la tendance du retour à la nature dans les entreprises. Certaines installent des ruches sur leurs toits, d’autres cultivent des jardins pour favoriser le bien-être de leurs salariés en les reconnectant à un petit coin de nature… On sent comme une envie générale « de se mettre au vert ».

Voici le concept de Ciel Mon Radis en une minute

Source : https://www.blog-emploi.com

Le midi, chez Maisons du Monde, ils cultivent un potager d’entreprise !

Avec leur coach en jardinage, des salariés de Maisons du monde cultivent, une fois par semaine, des légumes et des fruits. Avant de les dévorer. Une pause verte plébiscitée.

À Vertou (Loire-Atlantique), quelques salariés de Maison du monde, Virginie, Mickaël, Jennifer, Lisa et Marion, avec leur coach en potager Yann Lescouarch (au premier rang à gauche).

Un coach en potager une fois par semaine

« Je n’avais jamais goûté des fraises aussi savoureuses auparavant. Elles sont délicieuses. » Les yeux de Lisa pétillent de gourmandise. Ces fraises, elle et ses collègues de bureau les cultivent au travail ! Enfin, pendant la pause de midi. En compagnie de Yann Lescouarch, de Cultures d’entreprise, leur coach en potager.

La raison d’être de Cultures d’entreprise, c’est la création et l’animation de potagers bios et collaboratifs dans le milieu professionnel. L’idée est simple. Il s’agit d’inciter les entreprises à cultiver leur potager sur un lopin de terre ou sur une terrasse. Un créneau qui se développe outre-Atlantique.

Maison du monde, où bossent Marion, Virginie, Jennifer, Lisa, Mickael et les autres, a été son premier client… À Vertou (Loire-Atlantique), à quelques brassées de la Sèvre, où est implanté le siège de la chaîne de magasins, Yann Lescouarch apprend l’art du potager aux salariés volontaires, une fois par semaine. Il amène les outils, les graines, le compost, le terreau et distille les bons conseils. L’initiative plaît.

« Un peu un défouloir »

« On apprend plein de choses sur la permaculture, les variétés de légumes, les graines…», disent les jardiniers. « Cette pause verte, elle fait du bien. On déconnecte. On rigole, c’est un peu un défouloir. » Le petit lopin de terre est devenu leur jardin. Ça change de la sempiternelle machine à café : « C’est hyperconvivial. On s’échange des recettes. Ici, il y a des collaborateurs du monde entier, un Italien, un Espagnol, une Turque… »

« Manger notre récolte »

« Ça fait du bien de désherber et de récolter ce que l’on a planté. Puis de le manger », ajoute Lisa. Celle qui adore les fraises, mais aussi tous les légumes hyper frais. « Ils sont récoltés le midi et peuvent être dévorés le soir même, voire quelquefois avant, souligne Yann Lescouarch. On mise sur la diversité. Il y a plein de petits carrés de légumes différents. »

Le coach jardinier promeut « le plaisir du partage et de la transmission ». La main verte, il l’a depuis tout petit. « Mes grands-parents étaient cultivateurs, raconte-t-il. Dès tout jeune, j’adorais faire pousser des choses. »

Pour autant, Cultures d’entreprise n’est pas née spontanément. C’est le fruit d’une réorientation professionnelle. Yann Lescouarch a d’abord oeuvré, pendant plusieurs années, dans la logistique, en Allemagne, à Paris et à Nantes. Avant de se former en « paysagisme comestible ». Et de créer des potagers d’entreprises. Pour faire découvrir le vrai goût des fraises à Lisa. Et aux autres.

Source : https://www.ouest-france.fr

Agriculture urbaine : une association professionnelle est lancée !

La première réunion de l’Association française de l’agriculture urbaine professionnelle (Afaup) a eu lieu le 24 janvier 2017. Elle a été créée en décembre 2016. L’objectif est de fédérer et sécuriser le développement de l’agriculture urbaine.

« La production agricole doit être l’activité principale des projets fédérés. Lesquels doivent générer suffisamment de revenus pour employer un salarié, explique Grégoire Bleu, président de l’Afaup. L’agriculture urbaine est par définition multiforme. ll faut se connaitre, être mieux compris par les pouvoirs publics, apprendre à travailler avec tous les acteurs de ville. »

500 salariés à l’heure actuelle

L’Afaup représente 118 000 m² de cultures, une centaine de projets en France, 42 adhérents, 500 salariés. La moitié des adhérents se situent en Île-de-France.

De nombreuses problématiques se posent pour les porteurs de projets, face à un milieu urbain et agricole très normés. « La mise sur le marché de produits alimentaires répond à une législation stricte », illustre Grégoire Bleu.  S.Ay.

Pour en savoir plus, cliquez sur le l’image ci-dessous :

AFAUP

Source  : http://www.campagnesetenvironnement.fr et http://www.afaup.org/

Projet de création d’une Cité de l’Agriculture à Marseille !

Citizen Farm : 800 Kg de légumes et 400 poissons par an sur… 15 m2 !

Il existe mille alternatives à l’agriculture conventionnelle. Et toutes sont plus créatives les unes que les autres. Un exemple : l’aquaponie. En associant la pisciculture au maraichage, ce système écologique permet de créer des petites fermes très performantes en pleine ville.

La prochaine voit d’ailleurs le jour à Reims, dans un foyer d’hébergement d’urgence.

Toits Solid’Air est un foyer de Reims géré par l’Armée du Salut. C’est ici que Citizen Farm et le bailleur Plurial Novillia, en partenariat avec Action Logement, ont décidé d’implanter la première ferme urbaine du Grand Est.

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Reposant sur le principe de l’aquaponie, cette ferme urbaine tiendra dans un container de 15m2 (soit l’équivalent d’une place de parking).

L’espace est réduit mais, pourtant, exploité par les résidents eux-mêmes, ce drôle de bâtiment devrait produire pas moins de 800kg de légumes par an… ainsi que 400 poissons ! Par quel miracle ? Explications.

Ce container est divisé en deux. Dans la partie basse, métallique, on retrouve deux bacs : le premier accueille des poissons et le second permet de récupérer les eaux de pluie.

Dans la partie haute est installée une serre vitrée non chauffée où sont cultivés fruits et légumes de manière totalement écologique puisque la terre se nourrit de l’eau de l’aquarium.

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Pierre Osswald, fondateur de CiizenFarm :

« L’aquaponie repose sur un cycle naturel en plusieurs étapes. Si les poissons produisent des déchets d’ordinaire nocifs en grande quantité, ceux-ci sont transformés en nitrites puis en nitrates par les bactéries présentes dans l’aquarium.

L’eau chargée en nitrates est acheminée jusqu’à la serre où elle va nourrir les plantes qui assimilent ces déchets par les racines, et donc purifier l’eau. Une fois nettoyée et oxygénée, cette eau peut retourner dans le bac des poissons dans un cercle vertueux perpétuel. »

Démonstration dans cette vidéo :

Plusieurs fermes de ce type existent déjà et prouvent chaque jour que, pour produire des produits sains et en quantité, le mieux est encore de s’appuyer sur les effets de symbiose proposés par la nature !

Source : Citizen Farm

En plus, dans le cas présent, le projet aura une dimension sociale évidente. Philippe Wattier, directeur du foyer Solid’Air de Reims :

« L’agriculture permet aux résidents de se mobiliser autour d’un projet, de retrouver un rythme de vie quotidien et de plus long terme, en se calant sur les saisons. Chaque récolte est une réussite qui permet de renforcer son estime de soi et bien entendu de consommer les produits qu’on a jardinés ».

L’aquaponie permet de produire une nourriture saine et locale tout en économisant 90% d’eau par rapport à l’agriculture conventionnelle. Et, en plus, elle permet de retisser des liens en ville. Franchement, on aurait tort de s’en priver !

Source : http://positivr.fr

Agriculture urbaine: menaces ou opportunités pour le monde agricole ?

L’agriculture urbaine se développe à Paris !

La ville de Paris a décidé de soutenir la végétalisation de 100 hectares de toits et de façades, dont un tiers consacré à la production de fruits et de légumes. Plus de 30 projets ont été retenus pour la première édition des Parisculteurs, choisis pour montrer que « l’agriculture urbaine, c’est rentable ».

Des fraises et des tomates juste en face des arènes de Lutèce (5e arrondissement), de l’horticulture à côté du cimetière de Belleville (20e), du houblon et de la bière sur le toit de l’Opéra Bastille (12e)… l’agriculture urbaine gagne du terrain à Paris : seize arrondissements sur vingt accueillent un ou plusieurs projets du « Parisculteur », appel à projets dont la Mairie a annoncé les lauréats jeudi 3 novembre.

Lancé au printemps 2016, cet appel à projets est la première étape de l’« Objectif 100 hectares »officialisé par une charte le 11 janvier dernier : d’ici à 2020, la capitale veut atteindre le chiffre de 100 ha de toits, murs et façades végétalisés, dont un tiers au moins devrait produire des fruits et légumes. « Le temps est venu pour les métropoles de relever de manière locale les défis de la souveraineté alimentaire et du changement climatique », a dit en conférence de presse Pénélope Komites, l’adjointe chargée des Espaces verts et de la Nature à la ville de Paris.

Pour cette première édition des Parisculteurs, les 33 projets retenus représentent une surface totale de 5,5 ha. « Ce premier jury est un démonstrateur, une vitrine pour montrer que l’agriculture urbaine à Paris est possible et rentable », a poursuivi l’élue, saluant « l’imagination et l’inventivité »des 144 projets envoyés par près de 70 prestataires.

Budget minimaliste mis à disposition des lauréats

L’arbitrage fut parfois difficile, à l’image des 5.300 m2 de toiture de l’Opéra Bastille, projet le plus emblématique du concours : le Journal du dimanchequi a pu assister aux délibérations, raconte qu’il a fallu étudier pour la même surface un projet de vignoble visant à faire un vin baptisé « Clos de la Bastille », puis un projet de roseraie destiné à produire du sirop et de la tapenade de rose. C’est finalement le candidat Topager qui a emporté la mise avec son projet de ferme maraîchère assortie d’une houblonnière murale d’environ 200 plants ; la microbrasserie qui est prévue devrait en tirer plusieurs centaines d’hectolitres de bières par an. Le document de travail de ce projet intitulé « La Brize de la Bastille » prévoit une production de 5.580 kilos par an de plantes aromatiques, petits fruits, jeunes pousses et légumes, ainsi que 500 kilos de houblon.

Un engouement que certains acteurs du secteur ont pris soin de relativiser : « On a l’impression que la mairie de Paris vient d’inventer l’agriculture urbaine… observe Antoine Lagneau, qui vient de publier une note sur le sujet pour la Fondation de l’écologie politique. Il y a toute une histoire et l’expérience du mouvement associatif depuis plusieurs années déjà. »

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Le projet de potager « Touche le ciel » sur le toit du conservatoire Georges Bizet, dans le 20e arrondissement.

On peut d’ailleurs s’étonner de l’absence parmi les lauréats de Vergers urbains, association phare dans ce domaine, qui avait pourtant postulé sur trois sites différents. « Mais on n’était pas en phase sur le modèle économique », dit sobrement Sébastien Goelzer, l’un des responsables. Comprendre : avec un budget minimaliste mis à disposition des lauréats, les projets retenus l’ont souvent d’abord été pour leur potentiel marchand.

« On peut regretter que Parisculteur ait privilégié à ce point l’univers start-up et nouvelles technologies au détriment des autres fonctions, plus sociales, de l’agriculture urbaine », analyse un observateur. Un constat largement assumé du côté des commanditaires : « Ce n’est pas un problème de gagner de l’argent avec l’agriculture urbaine, c’est même l’objectif de montrer que c’est rentable ! » répond Guillaume Morel-Chevillet, de l’Astredhor, l’Institut technique de l’horticulture, qui assurait l’assistance à la maîtrise d’ouvrage auprès de la ville de Paris pour cette première édition des Parisculteurs.

Une deuxième est d’ores et déjà programmée pour l’année prochaine. D’ici là, certains des projets auront probablement connu leur première récolte. L’élue en charge du dossier en est convaincue : « C’est une petite révolution culturelle et culturale à Paris. »

Source : Barnabé Binctin pour Reporterre

Des fraises en containers à Paris

Deux jeunes entrepreneurs se sont lancés dans la production de fraises en container, et au pied des immeubles. À terme, ils espèrent vendre le concept pour installer des agriculteurs d’un nouveau genre.

Start-up de l’agriculture ? Guillaume Fourdinier et Gonzague Gru se revendiquent « agricoolteurs ». Tous deux issus du monde agricole, c’est en école de commerce qu’ils ont fait leurs armes pour vendre aujourd’hui un concept qui plaît bien aux urbains : le « cooltainer » de fraises. Le premier du genre n’est pas sorti de terre mais a été déposé par grue, le long du parc de Bercy, dans le XIIeme arrondissement de Paris.

« Nous pouvons nous installer partout, lance Guillaume, qui s’occupe de la partie commercialisation et communication. En sous-sol et dans les espaces perdus, le long du périphérique ». Si les deux jeunes entrepreneurs avancent à tâtons sur la partie production, côté marketing et communication, le discours est bien rodé. Et la demande est là : plus de 1 000 parisiens se sont inscrits sur une liste d’attente pour déguster ces fruits cultivés en bas de chez eux.

Installation facilitée

« Il y a une grosse demande de la ville de Paris pour produire sur place », explique le jeune entrepreneur, qui met en avant la faible autonomie alimentaire de la ville (3,5 jours si les accès à Rungis sont bloqués). L’objectif n’est pas de concurrencer les agriculteurs mais bien de proposer une alternative aux citadins qui voudraient « retrouver le goût des fruits et légumes tout juste cueillis » sans forcément passer par des Amap » (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne). L’investissement pour le prototype installé à Bercy se chiffre à 80.000 €. Il a été financé par des investisseurs privés « convaincus par le projet ». « Mais plus il y aura de containers, plus l’investissement de départ se réduira », garantit Guillaume. Une dizaine d’autres devraient être installés début 2016. Les entrepreneurs cherchent désormais 5 millions d’euros pour se développer.

Un nouveau métier ?

La société « Agricool » est une société commerciale de type SAS car l’objectif est « de concevoir un outil, pas de produire des fraises avec 50 containers », insiste Guillaume. À terme, les deux comparses espèrent vendre le concept à des agriculteurs d’un nouveau genre qui souhaiteraient s’installer en ville. La production, estimée à 500 grammes/pied, soit 7 tonnes de fraises par an et par container, est écoulée en direct sous forme de barquettes de 250 grammes vendues 3 €. Le chiffre d’affaires sur une année s’élèverait, selon les prévisions, à 85.000 euros par container, duquel devaient être déduits environ 30.000 € de charges (électricités, barquettes, etc…). « Une personne peut s’assurer un revenu avec 3 containers tout en couvrant l’amortissement du container et les services d’Agricool », assure Guillaume.

Milieu fermé

D’un point de vue technique, le container doit avoir accès à l’eau et à l’électricité et fonctionne en atmosphère contrôlée. Les plants de fraisiers, 3 600 par container, sont installés à la verticale dans un substrat en plastique recyclé très oxygéné qui a une durée de vie de 10 ans. « Il s’agit juste d’un support alimenté par de l’eau et des nutriments NPK en système goutte à goutte », précise Guillaume. L’eau, mélangée aux nutriments, provient d’une cuve et circule en circuit fermé grâce à une pompe. Aucun produit phytosanitaire n’est utilisé. Des Leds basse consommation fournissent la lumière « mais juste le spectre utile pour la fraise, soit un mélange de bleu et de rouge », précise Guillaume.

La température est maintenue entre 22 et 23 °C le jour (créé artificiellement par les Led), et 16 °C la nuit (quand les Led s’éteignent). L’humidité est fixée à 80 % en permanence, et l’air est filtré et renouvelé. « L’automatisation de la gestion de ces trois critères est en cours », précise Guillaume qui doit encore pour l’instant passer trois fois/jour au container vérifier ces composantes. « J’ai autant de contraintes qu’un éleveur pour l’instant, je suis un éleveur de fraises ! »

Des bourdons sont introduits dans le container afin de favoriser la pollinisation des variétés cultivées choisies pour leur goût.

Les premières fraises sont récoltées six semaines après la plantation. Les pieds, installés pour trois mois, sont renouvelés après chaque récolte. Quatre récoltes sont réalisées par an. « Dans l’avenir, nous pensons récupérer les fraisiers des producteurs en octobre-novembre pour les recycler dans nos containers », réfléchit tout haut Guillaume.

Avancer l’argument écologique pour convaincre le consommateur

L’ agricoolteur le confirme, « rien n’est naturel dans cette production de fraises ». D’ailleurs, pour lui, rien n’est naturel de toute façon ! En revanche, il se dit « le plus écolo possible ». Avec une production en atmosphère contrôlée, aucun phytos n’est utilisé. Et en vendant à la porte du container, il n’y a également aucune pollution due au transport. Concernant l’électricité, un contrat a été signé avec Enercoop pour une électricité 100% renouvelable issu de centrales hydrauliques, d’installations éoliennes, de centrales biomasses et d’installation photovoltaïques. Pour l’eau, 25 m3 sont consommés par an, soit « 80 % de moins que sous serre conventionnelle car nous fonctionnons en circuit fermé ».

Source : http://www.lafranceagricole.fr

Une première serre urbaine commerciale verra bientôt

le jour en plein cœur de Paris !

Produire en grande quantité, en pleine ville, avec peu d’énergie, dans un espace contraint et dans un esprit de développement durable : Lyon comme Paris s’apprêtent à accueillir de vraies fermes urbaines à vocation commerciale.

A Lyon, l’équipe d’ingénieurs, urbanistes et architectes de la Ferme urbaine lyonnaise (FUL) travaille depuis deux ans à un projet de ferme verticale abritant une production hors sol de salades, répartie en plateaux techniques superposés. Encore au stade du prototype, ce projet doit prochainement être testé dans un site pilote sur le campus de l’Institut national des sciences appliquées (INSA) de Lyon pour affiner les solutions innovantes de production imaginées par ses créateurs.

A Paris, ayant passé ce stade, la start-up Toit tout vert est, elle, en train de mettre la toute dernière main à son projet de ferme urbaine, sous serre et sur un toit. Cette exploitation de quelque 1 500 mètres carrés doit voir le jour au début de 2017 sur la toiture d’un bâtiment de Paris Habitat, dans le 12e arrondissement de Paris. Elle amorce le mouvement de végétalisation des 47 sites pour lesquels la mairie de Paris a lancé, jeudi 14 avril, un appel à projets portant le nom « Parisculteurs ».

Jardins partagés et potagers, qui apportent un peu de verdure et quelques fruits et légumes aux personnes les cultivant ou aux adhérents des associations les exploitant, ont ouvert la voie au développement de l’agriculture urbaine dans l’Hexagone. Depuis deux ou trois ans, cependant, les projets avec une dimension commerciale tendent à se multiplier. Déjà, grâce à ses cultures végétales sur les toits des Galeries Lafayette, l’entreprise Paris sous les fraises approvisionne la gastronomie de luxe ; dans les sous-sols de Rungis (Val-de-Marne), La Boîte à champignons fait pousser sur du marc de café récupéré des pleurotes, là encore très prisées des chefs étoilés ; sur la dalle d’un immeuble mitoyen du Pullman tour Eiffel, Topager cultive fruits, légumes et autres plantes aromatiques pour la brasserie Frame de l’hôtel…

Ni stockage ni réfrégération

« Cueillis à maturité, nos produits seront livrés par tricycle électrique dans la journée »

A la différence de ces projets déjà en activité, Toit tout vert ne vise pas une niche et veut s’adresser au grand public, en proposant des produits de qualité à des prix inférieurs au bio. Bien sûr, la start-up ne proposera pas toute la gamme des fruits et légumes que l’on trouve au marché. Sur un toit, pour des questions de résistance, il n’est pas possible de cultiver des espèces trop gourmandes en terre.

L’offre, travaillée avec l’équipe du centre régional d’innovation et de transfert de technologie horticole de Rochefort-sur-Mer (Charente-Maritime), sera néanmoins variée et évolutive au gré des saisons. « Et selon les goûts des clients, précise Philippe Le Borgne, un des fondateurs de Toit tout vert. Non OGM et cultivées sans pesticide, les semences seront choisies pour leur goût et leur qualité nutritionnelle, non pour leur calibrage, leur couleur ou encore leur capacité à résister au transport sur de longues distances. Cueillis à maturité, nos produits seront livrés par tricycle électrique dans la journée. Il n’y aura ni stockage ni réfrigération. »

Une partie de la chaleur nécessaire à la culture des fraises, salades, tomates, concombres, courgettes, champignons et plantes aromatiques sera fournie naturellement par dissipation de la chaleur venant de l’immeuble. Constituant une importante biomasse installée en toiture, la serre contribuera, elle, à réduire les îlots de chaleur du quartier, par l’évapotranspiration des plantes. Reste, bien sûr, à mesurer, une fois la serre en activité, à quel niveau elle y contribuera. « Une chose est sûre, nous serons obligés d’évacuer cette humidité, ne pouvant en garder trop dans la serre », explique Philippe Le Borgne, qui précise que les fruits et légumes cultivés consommeront, durant leur croissance, dix fois moins d’eau que les cultures conventionnelles en plein champ. En circuit fermé, l’eau qui ne sera pas utilisée par les plantes sera en effet récupérée et réinjectée.

Révolution urbanistique

Paris s’est fixé l’objectif d’atteindre 100 hectares végétalisés d’ici à 2020

Un tel projet ne verrait peut-être pas le jour si la Mairie de Paris n’avait pas décidé de faire évoluer son plan local d’urbanisme (PLU). Eriger une serre sur le toit d’un immeuble est de fait considéré dans la plupart des villes comme un étage supplémentaire. Avec le nouveau PLU, la serre de Toit tout vert ne sera plus qu’un équipement technique, à l’instar des serres en plein champ.

« C’est une vraie révolution urbanistique, un signe fort en faveur du développement de l’agriculture urbaine, se félicite Christine Aubry, chercheuse à l’Institut national de recherche agronomique (INRA) et professeure à Agro Paris Tech. Lancé par la ville de New York, ce type de disposition vient faciliter l’installation de projets de fermes urbaines qui ne sont plus dès lors susceptibles d’entrer en concurrence avec des projets de logements, commerces ou bureaux. » 

Paris, qui s’est fixé l’objectif d’atteindre 100 hectares végétalisés d’ici à 2020, espère une multiplication de ce genre de projet grâce à Parisculteurs. Sur les 47 sites mis à disposition et identifiés sur le patrimoine de la ville, des bailleurs sociaux mais aussi de partenaires, 18 – des toits et des murs – sont réservés à la végétalisation, et 29 – représentant 4,5 hectares – sont consacrés à l’agriculture urbaine.

« Nous sommes ouverts à tous types de projets, lesquels pourront prendre la forme de serres, de potagers, de vergers, de pépinières et utiliser différentes techniques, cultures en bac, en hydroponie, aquaponie… »,précise Pénélope Komitès, adjointe socialiste de la maire Anne Hidalgo chargée des espaces verts, de la nature et de la biodiversité, qui espère, dès 2017, les premiers signes de « métamorphose de la ville ». Start-up, paysagistes, agriculteurs, architectes, artistes, mais aussi associations (pour des jardins partagés ou des chantiers de réinsertion) ont eu jusqu’au 4 juillet 2016 pour constituer leur dossier.

Source : http://mobile.lemonde.fr

L’aquaponie facilite l’implantation de fermes urbaines !

Le concept de ferme urbaine commence à prendre racine un peu partout en France. Complémentaire des jardins partagés ou de la végétalisation des bâtiments, il participe au retour de la nature en ville. Reportage sur trois initiatives à Paris, Toulouse et Gardanne.

Il semblerait que l’aquaponie soit une solution d’avenir pour l’agriculture en ville. Les trois fermes urbaines visitées ont développé le concept. La Recyclerie à Paris et la Marcotte à Gardanne (Bouches du Rhône) utilisent pour l’instant des poissons rouges… non comestibles bien sûr, mais il s’agit dans un premier temps de tester les installations. Dans la ferme urbaine de Toulouse (Haute-Garonne), Citizen Farm, en revanche, ce sont des Black Bass, comestibles, eux : « C’est un poisson de rivière qui a l’avantage d’être adapté à une eau tempérée voire légèrement chaude, étant donné qu’on a choisi de ne pas climatiser ni chauffer notre ferme« , précise Pierre Oswald, le concepteur.

Les intérêts de l’aquaponie

L’aquaponie ne nécessite pas de terre, il s’agit d’une culture hors sol, donc des fermes urbaines peuvent s’installer partout. L’usage des pesticides sur les plantes semble quasi impossible puisque les produits pourraient contaminer l’eau qui repart en circuit fermé vers l’élevage des poissons. Les fruits et légumes seront nécessairement bio. Ce fameux parcours que l’eau réalisé en circuit fermé permet une économie d’eau considérable, 80% à 90% d’économie par rapport à une culture en pleine terre ! Sans compter que deux des trois installations visitées cherchent l’autonomie complète, en utilisant les eaux de pluie et des panneaux solaires pour alimenter les pompes et répondre aux autres besoins énergétiques.

Toutefois, il y a aussi des inconvénients, prévient Lucie Humbaire de la Recyclerie. « Ce sont des systèmes peu résilients. Si on a un problème avec la pompe, tous les poissons peuvent mourir assez rapidement donc il faut une vigilance presque permanente pour ces installations alors qu’on peut très bien laisser un potager trois jours tout seul avec un système d’irrigation« .

Les intérêts de l’agriculture urbaine 

Les jardins partagés ou familiaux, les fermes urbaines, les potagers sur les toits… Cette production locale permet une consommation locale, des cycles courts qui permettent de limiter les transports et donc les émissions de CO2. L’agriculture urbaine est aussi une solution locale pour les déchets organiques, utilisés pour faire du compost. Enfin, selon Pierre Oswald de Citizen Farm, cela permet aussi de reconnecter les citadins à la production agricole et plus globalement à l’alimentation : « Les gens vont voir au jour le jour leurs légumes pousser, on va leur réapprendre quels légumes poussent en fonction des saisons, ils pourront même les cueillir et les manger le soir même« .

Ce qui reste plus flou, c’est l’impact économique. A Détroit, aux Etats-Unis, l’agriculture urbaine qui s’est fortement développée emploierait environ 16.000 personnes. Difficile encore de percevoir le potentiel en France, mais la machine est en route.

Source : http://www.actu-environnement.com

Il veut populariser les fermes urbaines en alliant poissons et plantes !

L’aquaponie est-elle une solution pour nourrir les villes ? C’est ce qu’estime Pierre Oswald, fondateur du projet Citizen Farm. Actuellement, lui et son équipe mettent à l’épreuve à Toulouse une « ferme urbaine » capable de subvenir aux besoins d’une famille de quatre personnes et vend aux particuliers un modèle réduit pour l’intérieur.

Comment nourrir une population croissante, dont la majorité vit en ville, tout en intégrant les défis que sont le changement climatique et l’épuisement des ressources ? À cette question, Pierre Oswald, fondateur en 2013 deCitizen Farm, espère apporter des éléments de réponse. Le jeune entrepreneur toulousain, tout juste sorti de laToulouse Business School et au bord de la trentaine, veut miser sur l’aquaponie. Ce système de culture vise l’autonomie et l’efficacité : il repose sur la création d’un écosystème dont les principaux acteurs sont des plantes et des poissons.

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Pierre Oswald voudrait démontrer qu’il existe des alternatives à l’agriculture industrielle, extensive et polluante. Le fondateur de Citizen Farm explique « je veux retrouver [l’] idée de cultiver local. Le fait de produire soi-même est l’avenir. C’est une question de temps. Il faut y réfléchir maintenant sinon on le subira plus tard. » Pour cette raison, il a décidé de mettre sur le marché des systèmes de culture en aquaponie à destination des collectivités, des entreprises ainsi que des particuliers. Ses inventions interviennent à quatre niveaux, étroitement interconnectés : celui de l’environnement, de la pédagogie, de la création de liens et enfin de l’innovation.

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Un nouvel aquarium en aquaponie pour l’intérieur des appartements

L’idée d’autonomie est essentielle à la technique de l’aquaponie : l’objectif est de créer les conditions nécessaires pour que plantes et poissons puissent former un écosystème en symbiose : chacun nourrit l’autre. Posées sur un bocal contenant des poissons, les plantes absorbent les déjections de ces derniers par l’intermédiaire de leurs racines. De cette manière, elles poussent grâce à un engrais naturel tout en assurant le nettoyage de l’aquarium qui ne doit être entretenu que de manière occasionnelle. De plus, on évite l’utilisation d’engrais chimiques dont l’agriculture conventionnelle est gourmande, tout en économisant des quantités importantes d’eau, un élément non négligeable lorsqu’on applique cette méthode à grande échelle. Le tout est de nourrir les poissons respectueusement.

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Pour l’intérieur, Oswald a développé l’Ozarium, un aquarium qui fonctionne sur la base des principes de l’aquaponie : malgré sa petite taille (l’aquarium fait 9 litres) la structure permet de faire pousser des fraises ou encore des tomates cerises. En raison du format, ce sont toutefois les plantes aromatiques telles que la menthe, la coriandre ou le basilic qui sont à privilégier. Le plastique utilisé pour la construction du bocal a été spécialement choisi pour éviter les Composés Organiques Volatils (COV) ou de phtalates, des éléments dangereux pour la santé. Pierre Oswald espère que son système, dont le modèle le plus simple est vendu à 79 euros, convaincra aussi bien des particuliers qui veulent produire des plantes aromatiques en intérieur que les écoles, dans lesquelles l’innovation pourrait servir de support pédagogique. On notera que le système est dépendant d’une pompe à faible consommation énergétique pour absorber les excréments et les diriger vers les racines.

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L’aquaponie pour faire fonctionner des fermes urbaines ?

Dès la réalisation de ses premiers projets, Pierre Oswald a vu les choses en grand. À Toulouse, sur les bords de la Garonne, on peut visiter un prototype de « ferme urbaine » réalisé par Citizen Farm, constitué d’un conteneur sur lequel est posée une serre.  Le procédé est le même que celui de l’Ozarium à plus grande taille, puisque la « ferme » permet de cultiver des fruits et des légumes, tout en menant un élevage de poisson. De part sa taille, 15 m2, soit environ une place de parking, les objectifs sont plus ambitieux, puisque le dispositif permettrait de subvenir à un partie significative des besoins alimentaires d’une famille constituée de quatre personne, indique le fondateur.

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Il explique « Avec cette ferme, nous voulons montrer qu’il est possible, en ville, de nourrir une famille de quatre personnes pendant un an avec une production 100 % locale. L’agriculture urbaine répond à des enjeux économiques et écologiques forts. Il est possible de consommer autrement tout en s’inscrivant dans la ville existante ». Ce prototype, destiné avant tout à convaincre collectivités territoriales et les entreprises locales, donne de la visibilité à une technique qui n’a pas encore connue de large diffusion en France et reste critiquée pour son caractère détaché de la terre.

Citizen Farm nous rappelle à quel point il serait important de produire la nourriture plus localement tout en donnant à plus d’acteurs le contrôle de cette production. Comme le rappelle le récent débat né à la suite de l’annonce de la fusion entre les deux géants Bayer et Monsanto, tous secteurs confondus, il est urgent de sortir d’un système vertical, dans lequel un nombre très restreint d’entreprises et de groupes détiennent une très grande majorité du marché. Cette verticalité fait en effet peser un réel danger sur la société, non seulement parce que les entreprises peuvent imposer leurs règles et leurs produits, mais également parce que cette concentration se fait au détriment de la diversité. Reste à savoir si l’aquaponie fera des adaptes.

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Sources : citizenfarm.fr / faiseursdeboîtes.fr / ladepeche.fr / latribune.fr

V’île fertile, l’agriculture urbaine prend racine aux portes de Paris

Une parcelle de 500 m2, une serre, une cave aménagée et un composteur à l’orée du bois de Vincennes : l’association V’île fertile relocalise la production agricole en milieu urbain. Avec pour modèle les maraîchers qui prospéraient sur de petites surfaces autour de Paris au XIXe siècle.

- Bois de Vincennes (Paris), reportage

Installée depuis mars 2014 au cœur du jardin tropical de Paris, en limite du bois de Vincennes, l’association V’île fertile y a rapidement pris ses marques. Une parcelle de 500 m2 est couverte de légumes en ce début d’été. À ses côtés, toute neuve, une magnifique serre en polycarbonate abrite 200 pieds de tomates et quelques autres de concombres, poivrons et aubergines qui poussent en pot, alimentés par un circuit fermé de fins tuyaux d’eau. Les racines plongent dans un substrat composé à parts égales de marc de café enrichi en mycélium, de bois broyé et de compost. Une fondation a subventionné la construction de la serre derrière laquelle est installé le composteur, où se décomposent les déchets du jardin, mais aussi des fruits et légumes impropres à la consommation récupérés sur le marché voisin de Nogent-sur-Marne. Dans un bout de cave aménagé sous la maison de l’ancien gardien du jardin tropical, des sacs sont suspendus sur lesquels poussent des pleurotes. Les sacs, remplis d’un substrat à base de marc de café, sont récupérés de l’initiative UpCycle, qui développe sur cette méthode un site de production de champignons au Marché d’intérêt national de Rungis.

Il y a et il y aura du travail pour toutes et tous

L’objectif de V’île fertile est bien défini : développer un modèle économique de microagriculture urbaine bio-intensive, capable d’être financièrement autonome et de créer à moyen terme un premier emploi à temps complet. Le modèle technique est celui, très productif, que développaient sur de petites surfaces les maraîchers autour de Paris et qui connut son âge d’or au XIXe siècle, avant que la ville commence une inexorable progression au détriment des terres agricoles de sa ceinture d’alors. Paris semble vouloir se rattraper : sous convention renouvelable de trois ans, c’est la ville qui met le site à disposition de V’île fertile.

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La serre de V’île fertile.

Pour l’instant, l’association est encore loin de son objectif : en 2015, pour sa deuxième saison de culture, elle a récolté 1.300 kilos de légumes. Et si elle emploie une personne chargée du développement du projet, c’est grâce aux subventions et aux recettes d’autres prestations proposées [1]. Les semis, plantations, cultures et leur entretien sont assurés par des bénévoles, une bonne quinzaine d’actifs parmi les 85 adhérents. Les légumes sont vendus sur place, les samedis et dimanches après-midi. C’est aussi ces jours et à ces heures-là qu’on peut visiter le jardin, mais aussi adhérer pour participer activement au développement du projet : une campagne de recrutement bat son plein sur le site Internet de la « ferme urbaine participative ». Il y a et il y aura du travail pour toutes et tous : la prochaine étape sera l’installation d’ici quelques mois d’une champignonnière de belle dimension dans un tunnel désaffecté à l’entrée du Parc floral, à l’autre bout du bois de Vincennes.

Source : https://reporterre.net/

Bientôt un jardin partagé au pied des tours de La Défense !

Au pied de quatre immeubles où résident 1 800 habitants, un jardin est actuellement aménagé sur 1 400 m² près de l’esplanade de La Défense, sur la terrasse des Reflets. Fermé au public des années, il est replanté avec des végétaux fleuris et des plantes comestibles.

Un espace de 250 m² accueillera différentes espèces d’arbustes, un potager et des plantes aromatiques. Il sera cultivé par les habitants et les salariés eux-mêmes, accompagnés par un jardinier professionnel engagé par l’établissement public Defacto. Des ateliers pédagogiques seront proposés aux enfants des crèches du quartier. Le nouveau jardin des Reflets sera inauguré le 17 juin prochain et accessible aux personnes à mobilité réduite.

Source : leparisien.fr

Romainville imagine des tours… végétales !

Romainville lance un projet de ferme verticale. D’ici deux ans, le quartier Marcel-Cachin devrait accueillir des tours de champs superposés s’élevant jusqu’à six étages. Cette ferme devrait produire 16 tonnes de nourriture par an, afin de ravitailler 200 personnes.

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Un rayon de soleil se faufile à travers les feuilles vertes des pieds de tomates. Les fruits rouges écarlates contrastent avec le marron de la terre granuleuse, les potagers avec le béton ambiant.

Ce tableau pourrait bien voir le jour au cœur du quartier Marcel-Cachin de Romainville, en Seine-Saint-Denis. Le dernier troupeau de vaches a quitté les lieux en 1964 et pourtant la municipalité a décidé de redonner vie à la paysannerie romainvilloise. Asma Gasri, adjointe au maire et chargée de l’habitat , souligne l’importance de « reconnecter les habitants du quartier avec une production locale et de favoriser le circuit court»

Afin de joindre l’utile à l’agréable, ce projet d’agriculture urbaine ne propose pas des hectares de champs à perte de vue, mais un immeuble de champs empilés sur six étages. Loin de l’agriculture hors sol, cette tour végétale se baserait sur un système de bacs en pleine terre alimentés par de la terre enrichie et du compost issu d’appartements. Selon Valérian Amalric, architecte à l’origine du projet, Romainville serait précurseur : « Exploiter les déchets qui sont produits comme une ressource, afin de nourrir le substrat utilisé pour les bacs, est une première mondiale. »

Ce projet, estimé à près de cinq millions d’euros, devrait permettre de relancer l’économie locale, dynamiser la vie du quartier et proposerait des activités scolaires autour de l’agriculture. En proposant un espace de vente directe, cette future ferme d’agriculture verticale permettrait aux riverains de profiter des légumes qu’ils auraient vus pousser, toute l’année, depuis leurs fenêtres. Ce que confirme une habitante du quartier : « De voir pousser ses légumes, de pouvoir acheter sur place, ce sera très agréable ! »

Au top de l’agriculture urbaine

En plus de l’agriculture verticale, en vogue à New York ou à Singapour, l’agriculture sur toits fait son entrée dans le milieu de l’agriculture urbaine. Dans une optique qualitative, plus que quantitative, la culture sur toits est une bonne alternative. Toujours exposés à la lumière et constamment frais, les produits récoltés sur les toits ravissent les plus grands restaurants. Nicolas Bel, cofondateur de Topager, précise : « Jamais on fera des champs de blé sur les toits. Pour tout ce qui est des jeunes pousses, aromatiques ou autre, on a un réel intérêt car nous allons avoir plus de vitamines. »

Que ce soit dans ses tours ou sur ses toits, la campagne s’invite à la ville : troquer le métro contre le râteau, peut-être pour demain.

► Pour en savoir plus :
Le projet de ferme maraîchère sur le site de la ville de Romainville
Des informations sur le site Topager

Création d’Akaponik, un réseau social pour les aquaponistes !

J’ai le plaisir de vous annoncer aujourd’hui le lancement d’une plateforme type réseau social dédiée à l’aquaponie francophone.

En effet, nombreux sont celles et ceux qui quittent peu à peu Facebook et qui ne peuvent alors plus publier ou partager leurs expériences aquaponiques sur Internet.
Dans le but de créer une communauté aquaponique non tributaire de Facebook, nous avons pris l’initiative de lancer ce site nommé Akaponik.

Akaponik

Qu’est-ce qu’Akaponik ?

Akaponik est un site communautaire qui permet aux membres inscrits de partager des contenus aquaponiques entre eux. Le site se veut à terme de devenir la première plateforme d’échange du secteur de l’aquaponie. A l’heure actuelle le site est en bêta-test, il reste quelques corrections à apporter sur la traduction du script anglais. Le site est tout de même fonctionnel et compte déjà une petite centaine de cultivateurs aquaponiques inscrits.

Liste des fonctionnalités du site Akaponik

Sur Akaponik, vous pouvez:

  • Publier des vidéos, photos et articles aux membres ou seulement à vos amis
  • Chatter entre membres via le chat akaponik
  • Échanger des messages privés avec les membres de votre choix ou vos amis
  • Ajouter certaines personnes en amis
  • Créer vos groupes personnalisés
  • Commenter, et interagir avec les contenus publiés par les membres
  • etc …

Aperçu du site :

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Le site est amené à évoluer avec le temps. N’hésitez pas à nous faire part de vos remarques et suggestions en vue d’améliorer l’ergonomie et la présentation des contenus.

Pour vous inscrire, vous pouvez vous rendre à l’adresse suivante: www.akaponik.com

Des potagers pour tous avec Cultures en Ville !

De nombreux espaces urbains, tels que les toits et terrasses, restent aujourd’hui inutilisés.

Cultures en Ville vise à l’essor de l’agriculture urbaine à travers l’installation d’écosystèmes potagers sur ces espaces urbains vierges et permet de reconnecter les citoyens à la nature qui les entoures.

L’aménagement d’écosystèmes potagers permet de répondre à de nombreuses préoccupations ainsi qu’aux enjeux environnementaux du XXIème siècle : nourrir le monde et protéger l’environnement.

Ainsi vous êtes invités à participer au grand mouvement mondial d’invention de la ville de demain : une ville moins polluée et plus agréable avec la nature au cœur même de l’urbanisme. Le vivre ensemble passe par ce cadre de vie renouvelé. L’agriculture urbaine a son rôle à jouer dans le monde de demain.

Venez participer au financement de ce projet ! Cliquez sur l’image ci-dessous !

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Pour en savoir plus : culturesenville.fr

Un guide des urbiculteurs vient de sortir !

Un guide téléchargeable gratuitement vient de sortir pour imaginer un projet original et créatif de potager urbain autour du thème de l’agriculture urbaine !

Pouvoir offrir en quelques pages pistes et idées pratiques pour se lancer dans l’agriculture urbaine et l‘observation de la biodiversité ; c’est l’initiative imaginée par Natureparif et conçue avec des associations comme les Anges Gardins, Agitateurs de science, Universcience et de multiples acteurs du jardinage urbain et des sciences participatives.

Édité à l’occasion de la Fête de la nature 2016 pour répondre à la thématique annuelle « Passionnés par nature », le guide des urbiculteurs est un appel à fêter la nature pour mieux la connaître et la savourer.

Téléchargez le guide (cliquez sur l’image ci-dessous)

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Et si une ferme urbaine poussait sur le théâtre…

Un jeune entrepreneur angevin nourrit l’ambition de bâtir une serre high-tech et un magasin de produits locaux, sur le toit du Quai. Il s’est entouré d’étudiants pour ficeler son projet.

De gauche à droite : Victor Flomont, porteur du projet Utopihall, avec Benoît, Tristan, Rayane et Valentine, étudiants en 5e année à l'École supérieure d'électronique de l'Ouest, sur le toit terrasse du Quai, où ils imaginent implanter une serre et un magasin fermier.

L’histoire

Il court, il court, Victor Flomont. Le matin à Ancenis, l’après-midi à Laval. Ce diplômé de l’École supérieure de commerce d’Amiens commercialise les produits d’une grande société cosmétique dans les pharmacies des Pays de la Loire.

Mais son vrai moteur, son carburant, c’est un projet qui s’est peu à peu dessiné dans son esprit créatif : « Doter Angers, capitale européenne du végétal, de l’une des toutes premières fermes urbaines de France. » Rien que ça !

Cette « ferme vitrine » s’installerait sur le toit terrasse du théâtre national Le Quai, desservi par un ascenseur. Elle se composerait d’une serre verticale « high-tech » de 400 m2, dans laquelle seraient cultivées des salades et des plantes aromatiques, sur des gouttières de terreau suspendues, sur plusieurs niveaux.

Cette production maraîchère hors sol serait commercialisée sur place, dans un magasin de 180 m2 également approvisionné par les producteurs locaux, sélectionnés pour la qualité de leur production.

«Ce projet, que j’ai baptisé Utopihall, explique Victor Flomont, repose sur l’idée de circuit court, de consommation locavore, d’autonomie énergétique, d’empreinte carbone réduite. Il veut apporter sa contribution à la lutte contre le réchauffement climatique et à la raréfaction des terres cultivables. L’énergie économisée sera inscrite sur le ticket de caisse du consommateur! »

Victor ne se lance pas en solitaire dans l’aventure. Il sait qu’il doit bien s’entourer pour convaincre. La chambre de commerce et d’industrie « joue le rôle de coach ». Elle l’aide à chiffrer son projet (estimé à 600 000 €), à nouer des contacts avec des investisseurs potentiels, à gagner la confiance des banques et des élus.

Le projet Utopihall se fait connaître petit à petit : il est répertorié par Végépolys, le pôle de compétitivité du végétal. « C’est un travail d’équipe qui fait boule de neige », insiste Victor.

Source : Ouest France

Louchats : Un potager miracle en permaculture !

Pascal et Cathy Caillot appliquent les principes de la permaculture à leur potager d’environ 500m2, à Louchats.

Pascal Caillot sur sa propriété à Louchats.

Ce couple n’a pas attendu la Cop21 pour se lancer une démarche citoyenne et respectueuse de l’environnement. Pascal et Cathy Caillot appliquent les principes de la permaculture à leur potager d’environ 500m2, à Louchats, où ils se sont installés il y a une vingtaine d’années. C’est Pascal qui décide d’appliquer les principes et les éthiques de cette philosophie du non-agir, enseignée par Fukuoka, au Japon, et reprise par les Américains et maintenant de nombreux Européens depuis les années 70.

Elle s’articule autour de trois principes : prendre soin de soi et des autres, prendre soin de la terre, redistribuer les surplus. La permaculture, plus qu’une simple mode ou tendance, repose sur le bon sens. Ainsi, Pascal ne laboure pas, n’arrose pas et ne traite pas non plus son terrain. Les récoltes qu’il obtient sont quasi miraculeuses et avec Cathy, sa femme, ils déposent devant leur porte, régulièrement, des cagettes des légumes trop nombreux qu’ils produisent, afin que chacun puisse se servir.

Le choix des graines est primordial, aussi Pascal n’achète, au début, que des graines non hybrides dont il pourra récupé- rer les graines pour les ressemer l’année d’après vers une autonomie de plus en plus grande. Favorisant le compagnonnage des végétaux et les associations (légumes racines/légumineuses/ aromatiques), il obtient des variétés rustiques, résistantes avec une meilleure valeur nutritionnelle et une saveur inégalable.

Couvrant tout le temps la terre, par un paillage d’au moins 20 cm, il permet à la terre de garder sa chaleur l’hiver et son humidité l’été. Ainsi durant cet été 2015, malgré la canicule, il n’a pas arrosé et ses récoltes ont été extraordinaires ! Quelle belle perspective pour tous ceux qui veulent s’adonner aux joies du jardinage et du potager tout en refusant les traitements phytosanitaires de l’industrie agroalimentaire, dont on sait aujourd’hui, qu’ils représentent un danger pour la santé publique ! Pascal fertilise ainsi sa terre (ici pourtant composé d’alios et de sable) mais qui, d’année en année, s’enrichit en créant de la biomasse et de l’humus. Avec Cathy son épouse, ils sont pratiquement en autosuffisance alimentaire concernant les fruits, les légumes, les plantes médicinales et les aromatiques.

Source : http://www.lerepublicain.net

Agriculture urbaine et aquaponie !

Beaucoup de gens ont oublié qu’il y a encore peu de temps, les grandes villes étaient entourées de fermes qui formaient une ceinture agricole qui nourrissait la ville. Paris en est le plus bel exemple car la capitale était parsemée de champs et de pâturages mais que reste-t-il aujourd’hui de tout cela ? Pas grand-chose !

Le progrès a éloigné l’agriculture loin des villes mais aujourd’hui, l’agriculture revient en force par le biais de cultures d’un nouveau genre.

agriculture-urbaine-toitDepuis quelque temps on voit fleurir des fermes verticales, des potagers sur les toits ou bien encore des bunkers agricoles qui forment ce que l’on appelle aujourd’hui l’agriculture urbaine. C’est une agriculture tournée vers la ville qui utilise tout ce qui se trouve sa disposition comme les ressources, les déchets et la main-d’œuvre.

Les projets de culture urbaine visent à réduire les distances de transport des denrées agricoles qui sont produites et consommées sur place. À Paris il y a un potager sur le toit de l’école Agro Paris Tech qui sensibilise les gens sur la récupération, le recyclage et les écosystèmes. Les déchets urbains sont utilisés à ces fins. Le gros site de colombes a mis en place des équipements visant à récupérer l’eau pluviale qui sont traitées par phyto épuration. Ces équipements produisent aussi de l’énergie solaire et du gaz.

Autosuffisance de la ville ?

agriculture sur les toitsLe projet est ambitieux et difficile. La culture est gourmande en surface ce qui est déjà une première barrière lorsque l’on parle d’urbanisme. Autant dire que rendre une ville autosuffisante avec des cultures urbaines est une utopie. Par contre, c’est un excellent complément car cela permet de favoriser les circuits courts. Cela permet aussi de nous faire consommer des produits frais. Toutes les espèces ne peuvent pas être cultivées en ville. Par contre, pour ce qui est des légumes et des végétaux fragiles c’est un plus. Certains légumes qui ont tendance à perdre rapidement leurs valeurs nutritives pendant le transport auraient aussi tout intérêt à être cultivés en ville. Mais des carottes et des pommes de terre qui se conservent très bien dans le temps n’ont aucune nécessité d’être cultivées en paysage urbain.

Voilà pourquoi la plupart des projets d’agriculture urbains se concentrent sur les végétaux les plus fragiles. On retrouve par exemple du basilic, de la salade et de la roquette.

Un coût diminué ?

L’absence de transport n’est pas synonyme d’économie. Beaucoup de projets qui se montent ont une vocation commerciale. Mais on retrouve des associations ou bien encore des anciens jardins ouvriers qui partagent leurs espaces avec les citadins afin qu’ils cultivent eux-mêmes leurs légumes. L’objectif étant de promouvoir l’accès à une alimentation saine et de qualité pour tous les citadins.

Créer un lien social 

jardins collectifsEncore une fois, il est nécessaire de distinguer les projets à vocation commerciale et les projets de société. Les jardins communautaires qui sont plusieurs centaines en France offrent le partage d’un savoir-faire et des connaissances. On s’approprie son alimentation et on éduque les enfants par le côté ludique.

Beaucoup d’établissements accueillant des personnes âgées, notamment atteints de la maladie d’Alzheimer, utilisent ce genre de jardin qui est à la fois pédagogique et thérapeutique.

L’agriculture urbaine peut aider en fonction du contexte économique et culturel dans laquelle elle est cultivée. C’est cette diversité des finalités qui est un atout et ne fait pas partie d’une solution unique mais d’un ensemble de petites solutions qui peuvent permettre de résoudre divers problèmes dans divers contextes.kit-aquaponie-fishplant-family-unit-600x600

À l’échelle des ménages

Pour le particulier, l’aquaponie reste le meilleur moyen de cultiver ses propres légumes et plantes aromatiques à domicile même si on se trouve en appartement. Grâce au développement et à la recherche d’entreprises françaises, des kits aquaponiques de qualité accessibles aux particuliers ont vu le jour ce qui permet de cultiver en famille des produits sains et équilibrés à haute valeur nutritive. Grâce à l’aquaponie, même si vous habitez dans une grande ville, vous pouvez avoir du poisson frais toute l’année, ainsi que des légumes sains et savoureux. Vous intriguerez vos proches et inculquerez à vos enfants de manière ludique, l’importance d’une nourriture saine et de qualité.

Source : http://www.aquaponiefrance.com

Cette brasserie fait pousser ses fruits et légumes 100% bio

au pied de la Tour Eiffel !

Le jardin potager de la brasserie Frame, dans le XVe arrondissement de Paris

Cette brasserie fait pousser ses fruits et légumes 100% bio au pied de la Tour Eiffel

La brasserie Frame dans le XVe arrondissement de Paris s’est doté il y a un an d’un potager cultivé sans pesticides. En plein centre-ville cet espace vert fournit à l’établissement une partie de ses fruits et légumes.

C’est un trou de verdure coincé entre le béton et le verre. Ici, ni rivière ni glaïeul. Mais le vrombissement des voitures qui défilent sur l’avenue de Suffren, et des plans de légumes par centaine. On est en plein Paris, à deux pas de la Tour Eiffel, les pieds sur l’herbe du jardin potager de la Brasserie Frame, rattachée à l’hôtel Pullman dans le XVe arrondissement.

Depuis un an, Lucie Monthioux s’occupe des jeunes pousses. Ancienne d’HEC Montréal, la dynamique brindille assure l’entretien du potager quelques jours par semaine pour le compte de Topager, société spécialisée dans les jardins urbains. C’est à elle aussi que revient la tâche des semis, en accord avec le chef du restaurant. “On se concerte avec le chef pour savoir ce qu’on veut planter et en quelle quantité”, indique-t-elle. La cuisine veut des courges ? Elle en aura à la prochaine récolte.

C’est ainsi que le poirier Beurré Hardy précède le prunier Président, lui-même placé devant le cerisier Bigarreau Napoléon. Autant de variétés rustiques d’arbres fruitiers, choisies pour leur résistance. Pas question ici de traiter : “Non seulement l’utilisation de produits chimiques a été interdite en ville, mais ce n’est surtout pas notre philosophie”, insiste la jeune diplômée en développement agricole durable et sécurité alimentaire.

Des méthodes agricoles durables : voilà ce en quoi croit Topager. Ici, les plantes cohabitent utile. Dans un même bac, les œillets repoussent les pucerons et protègent les tomates. Lesquelles font de l’ombre aux radis qui poussent à leur pied, pour rentabiliser l’espace. À chaque saison les carrés de terre changent de locataire. Les choux laissent place aux poireaux, la roquette aux fèves. “Ça évite d’appauvrir les sols, justifie Lucie, chaque plante puise des nutriments en particulier, on assure une bonne rotation des cultures pour garder un sol riche.

Contre les nuisibles, les vertes mains du potager de la brasserie Frame ne manquent pas de ressource. Dans les bacs, des morceaux d’ardoises recouvrent de petits récipients, remplis de bière : “ça piège les limaces.”  Ces mêmes rampants qu’Anissa offre parfois aux six poules qui logent devant le coin verger. La jeune femme de vingt-huit ans travaille pour la société qui était responsable de l’entretien de la parcelle avant l’installation du jardin potager. Aujourd’hui elle contribue avec Lucie à le faire vivre.

Les poules pondeuses de la brasserie Frame, à l’affût de quelques limaces

Le potager est régi par une dynamique vertueuse. Le jardin alimente les cuisines, lesquelles compostent leurs déchets organiques pour nourrirent les plantes. Et les gallinacés ne sont pas en reste : nourries de quelques restes alimentaires, elles fournissent une trentaine d’œufs frais par semaine, servis pour le brunch dominical à côté du miel qu’offrent les quatre ruches qui surplombent les salades, juste sous les fenêtres des clients de l’hôtel.

Les quatre ruches de la brasserie Frame fournissent du miel en quantité

De son partenariat avec Topager, la brasserie tire une carte de saison, et des produits d’une absolue fraîcheur. Chaque matin le personnel des cuisines vient faire un brin de cueillette, selon le menu du jour. “C’est un luxe et un réel bonheur que de pouvoir faire son marché à domicile” apprécie Alain Losbar, chef exécutif.

Mais les 600 m² de verdure qu’offre l’arrière-cour de l’hôtel ne remplissent pas encore le garde-manger de Frame. Les fruits et légumes récoltés servent principalement aux suggestions du jour. Ce qui n’empêche pas Alain Losbar de voir plus grand : le chef voudrait replanter du houblon, comme cela avait déjà été fait, et aménager une brasserie pour proposer aux clients une bière maison aromatisée à la tomate verte, cultivée sur place, évidemment. “Et pourquoi pas une chèvre, pour tondre écolo ?!

Source : http://www.bioalaune.com/ mais aussi http://www.linstantparisien.com/topager-potager-pullman-paris/

Idée folle : un jardin flottant sur La Loire

Dans la cadre du débat « Nantes, La Loire et nous », deux designers nantais ont imaginé un projet de jardin flottant sur la Loire.

Jardins flottants sur la Loire imaginés par les Ekovores.

Laurent Lebot et Victor Massip, Ekovores bien connus du studio Faltazi, ont déposé officiellement leur projet à la Ville de Nantes.

Leur idée : puisqu’il n’y a plus assez de place à Nantes pour créer suffisamment de jardins familiaux, pourquoi ne pas chercher l’espace manquant sur la Loire ?

Les deux designers ont donc imaginé un système de pontons flottants, sur le modèle de ceux que l’on trouve dans tous les ports de plaisance. Recouverts de 50cm de terre, ils pourraient devenir des jardins et permettre de faire pousser fruits et légumes.

A noter : le grand débat final est programmé le 30 mai. Y participeront des Nantais tirés au sort. Le rapport final sera rendu le 1er juillet. La Ville donnera ses réponses le 15 octobre.

Source : http://www.presseocean.fr

Les toits des zones commerciales seront verts ou pas ?

L’Assemblée nationale vient de voter un amendement obligeant les nouveaux centres commerciaux à végétaliser leurs toits, ou à y installer des moyens de production d’énergie renouvelable. L’objectif : limiter les « îlots de chaleur urbains ».

Un toit végétalisé, à Toronto (Crédit : Scott Torrance Landscape Architect Ltd)

Un toit végétalisé, à Toronto (Crédit : Scott Torrance Landscape Architect Ltd)

Lors de son inauguration, en avril 2014, le centre commercial Beaugrenelle faisait figure d’exception. 7 000 m2 de toiture recouverts de plantes, en plein Paris ! Mais ce qui reste, à ce jour, la plus vaste toiture végétalisée de la capitale, devrait bientôt devenir la norme.

Car désormais, en France, tous les nouveaux bâtiments situés en zone commerciale devront suivre cet exemple. L’amendement adopté jeudi 19 mars, dans le cadre du projet de loi « pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages » (votée mardi 24 mars à l’Assemblée nationale), prévoit l’installation, sur les toitures, de « dispositifs végétalisés » destinées à rafraîchir l’air ou « de production d’énergie renouvelable ».

Le toit du Palais de Chaillot, à Paris (Crédit : Milena Chessa / Le Moniteur.fr)

Le toit du Palais de Chaillot, à Paris (Crédit : Milena Chessa / Le Moniteur.fr)

Les associations écologiques et les Verts souhaitaient initialement que ces aménagements soient réalisés « sur l’ensemble des toitures » des nouveaux bâtiments. Mais le gouvernement, craignant une mesure trop « contraignante pour les porteurs de projets commerciaux », a opté pour un compromis : les constructeurs pourront choisir de recouvrir « tout ou une partie » de leurs toits de verdure. Et s’ils ne souhaitent pas y planter de fleurs ou autres plantes, ils peuvent choisir d’y installer des éoliennes ou des panneaux photovoltaïques.

Comme la surface minimale de ces dispositifs n’a pas encore été précisée, les associations sont dans l’attente d’une deuxième lecture, ou d’un décret d’application qui en fixerait les normes et les seuils. « Même si cette question n’a pas encore tranchée, l’amendement en soi est un grand pas », affirme Christophe Aubel, président d’Humanité et Biodiversité. « En attendant, nous allons continuer à inciter les bâtiments existants, dont la structure supporterait de telles installations sans avoir recours à de coûteux travaux d’investissement, à verdir leurs toits également ».

La cinquième façade qui rafraîchit les villes

Si la mesure ne concerne que les zones commerciales, c’est que les toits des bâtiments y sont suffisamment vastes et bas. Les végétaux qu’ils supportent peuvent ainsi refroidir des volumes d’air conséquents, à proximité du sol.

En effet, les toits végétalisés favorisent l’absorption et le stockage de l’eau de pluie. Une eau qui, lors du processus d’évaporation, rafraîchit l’air ambiant, ce qui permet de réduire l’usage de la climatisation à l’intérieur des bâtiments.

Mais les toits végétalisés génèrent un autre type d’économies d’énergie pour les bâtiments : cette « cinquième façade » améliore leur isolation, notamment au niveau du dernier étage.

L’apport d’énergies renouvelables, enfin, doit aider à couvrir une grande partie de leur consommation.

(Crédit : GEP VegDUD-VD synthèse P&C, oct. 2014)

(Crédit : GEP VegDUD-VD synthèse P&C, oct. 2014)

D’après une étude réalisée entre 1998 et 2008 par l’Ifsttar (Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux) et Météo-France, « les toitures végétalisées permettent d’économiser de l’énergie quelle que soit la saison », avec 23 % de gains en été, voire 28 % si les toitures sont arrosées régulièrement.En hiver, ces gains de consommation sont plus faibles (4,5 %), mais « les économies d’énergies correspondantes [sont] plus importantes ». Seule limite observée par l’Ifsttar : ces toits verts n’amélioreraient que « peu » le confort thermique à l’intérieur des bâtiments.

L'ONG Climate Change a imaginé une infographie interactive qui permet de comprendre le réchauffement des villes à l'horizon 2010 (Crédit : Climate Change Central)

L’ONG Climate Change a imaginé une infographie interactive qui permet de comprendre le réchauffement des villes à l’horizon 2010 (Crédit : Climate Change Central)

Des gains d’ores et déjà observés à Toronto, au Canada, où, depuis 2009, les toits verts sont obligatoires pour toute construction de bâtiments en zone industrielle et résidentielle.

Ces initiatives visent à rendre les villes, que les chercheurs décrivent comme des « îlots de chaleur urbains », plus vivables et moins énergivores. D’autant que la température qui y règne va croissante. Selon une récente étude de l’ONG scientifique Climate Change Central, à l’horizon 2100, New York devrait par exemple connaître les températures de la Floride.

Source : http://www.wedemain.fr par Lara Charmeil

Ces potagers envahissent les toits de Paris et c’est positif !

Ces potagers envahissent les toits de Paris et c’est positif !

Des aliments produits localement au dessus de votre tête en plein Paris ? Une capitale qui se fait une nouvelle jeunesse en se mettant au vert ? Des aliments de qualité, à un coût abordable ? Non, on ne vous raconte pas de salades ! Enquête sur les toits potagers de la ville de Paris.L’agriculture urbaine est en pleine essor et ce partout dans le monde. La ville de Paris, bien qu’en retard sur les autres capitales, n’en est pas en reste. Elle veut être pionnière dans ce domaine en France. Voici les avantages de cette agriculture d’un genre nouveau, ainsi que les projets qui se mettent en place dans la capitale française.Après la délocalisation du marché international des Halles à Rungis, la capitale s’est progressivement vidée de ses maraîchers. C’est dans ce contexte que l’école AgroParisTech (école d’ingénieur d’agronomie), en partenariat avec l’association « Potager sur les Toits », s’est lancée dans un projet d’agriculture urbaine sur les toits de ses bâtiments. Vous trouverez ces jardins en hauteur rue Claude Bernard, dans le quartier latin. Le projet se nomme T4P (Toits Parisiens Productifs Projet Pilote), il est mené par l’équipe AU de l’école et dirigé par la chercheuse Christine Aubry. Original, le projet répond à plusieurs problématiques d’importance capitale.Image 3Les toits, espaces à conquérirLes grandes villes sont de plus en plus surchargées. Elles manquent d’espace alors que, pour des raisons écologiques, il est de plus en plus question de consommer local. Paris n’échappe pas à la règle étant l’une des villes les plus denses d’Europe et du Monde. De plus, ses sols urbains sont pollués et ne peuvent être réutilisables en culture. Dès lors, l’agriculture sur les toits se présente comme une drôle de solution face à ces problèmes en n’occupant aucun espace « horizontal » tout en s’abstrayant de cette pollution des sols. En effet, les expérimentations montrent qu’une grande partie de la pollution urbaine n’atteint pas les toits, la qualité des aliments est donc peu ou pas affectée.Un circuit court valoriséLe grand intérêt et objectif des potagers urbains est de fournir de la nourriture localement. En produisant à même la ville, les transports sont très limités ce qui a une incidence directe pour la pollution émise. Conséquence : les fruits et légumes sont frais et vendus sans intermédiaires. Par ailleurs, il est possible de revaloriser des variétés anciennes (tomates, salades, pommes,…), qui furent progressivement supprimées au profit de variétés qui résistent aux longs transports. Recherchées par les restaurateurs, ces variétés anciennes sont connues pour avoir un goût meilleur et sont parfois plus riches en nutriments.Vous trouverez un autre de ces de ces jardins potagers sur le toit d’un immeuble géré par la Régie immobilière de Paris (RIVP), dans le 13e arrondissement. Celui-ci fait 250 m2 et sa production est destinée aux 22 familles qui vivent dans le bâtiment.Image 2

Des bénéfices sociaux inattendus

L’agriculture urbaine peut créer des emplois, à condition que les projets soient viables. Mais au-delà de l’obsession pour l’emploi, ces jardins sont également des lieux de partage, d’échange, de convivialité. De manière générale, les citadins, petits ou grands, n’ont que peu de liens avec la nature. L’agriculture urbaine, par l’éducation qu’elle procure, peut leur permettre de se reconnecter à la nature. A cet effet, un jardin associatif est venu s’installer en 2009 sur le gymnase des Vignoles, dans le 20e arrondissement. Ce lieu accueille des étudiants et des personnes en situation d’isolement ou de détresse dans le cadre d’un programme d’insertion.

Et l’écologie dans tout ça ?

Ce type de jardin ne permet pas à l’eau de pénétrer dans le béton, évidemment, comme elle pourrait se perdre dans les sols. Elle reste donc dans la terre et est disponible plus longtemps pour les plantes. Elle peut également subir un léger traitement et être réutilisée dans certains cas. Pour le bien-être des plantes, il faut cependant veiller à ce que les sols ne soient pas engorgés.

Un second avantage est le recyclage des déchets organiques. Selon les chercheurs d’AgroParisTech, le compost de détritus verts urbains est bénéfique pour les plantes et est souvent synonyme de meilleur rendement. Ce compost urbain permettrait donc de valoriser les déchets organiques des citadins, produisant en échange légumes et fruits, eux-mêmes à l’origine de futurs déchets organiques compostables. Le cercle vertueux du recyclage est bouclé !

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Leurs études démontrent également que la biodiversité répond très favorablement à ces projets. On observe par exemple la prolifération des vers de terre, considérés comme les ingénieurs du sol. Les oiseaux et les abeilles pourraient également trouver nourriture et refuge dans ces zones vertes. De ce fait, ces jardins urbains viennent se coupler positivement aux projets de ruches urbaines qui existent déjà dans Paris.

Selon Christine Aubry, ingénieure de recherche à l’INRA, ces initiatives « vont progresser car elles apportent des réponses variées aux besoins des urbains, qui se rejoignent sur plusieurs fronts : 1) Se reconnecter à l’alimentation – d’où viennent les produits ? 2) Consommer local en espérant des bénéfices environnementaux et 3) Pouvoir « pratiquer soi-même » et se « relier à la nature dans la ville » » . Anne Hidalgo, maire de Paris, emboite le pas au mouvement en annonçant sa volonté de mettre en place « 100 ha de toits végétalisés, dont 30 ha productifs ».

Ces projets ne sont que quelques exemples symboliques qui témoignent d’un intérêt grandissant des citadins pour l’écologie. Ils montrent la voie de zones urbaines nouvelles fondées sur le partage, le local, le bien-manger et le contact avec la nature. En effet, les villes devront s’inscrire dans un monde en changement. Les villes qui consomment aujourd’hui la majorité des ressources planétaires devront s’adapter coûte que coûte, comme l’estime un reportage Arte « Les villes du Futur » qu’on vous invite à revoir.

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Sources : AgroParisTech / INRA / Le Monde / M. Métais / Image à la une © David Kimelman, 2012

L’Agriculture Urbaine boostée par le numérique !

Et si les agriculteurs, jardiniers ou botanistes locaux s’unissaient aux acteurs du web ? C’est le principe des rencontres « Hackgriculture », proposées par le collectif « Nantes ville comestible » qui vise à mêler les énergies locales pour penser la ville comestible. Avec le numérique comme engrais.

Hackgriculture, image CC Mark Stevens

« Les agriculteurs utilisent les nouvelles technologies depuis toujours, ils ont été les premiers à adopter les GPS pour mieux creuser leurs sillons plus efficacement. Aujourd’hui ils manient même des drones pour optimiser leur productivité », introduit Claire Gallon du collectif « Nantes ville comestible », lors de la première rencontre « hackgriculture » à Nantes. Une façon de rappeler qu’agriculture et technologie sont deux mondes déjà très complémentaires.

Nantes ville comestible

Mais, bien loin d’exploiter le numérique au service d’une agriculture « productiviste », il s’agit aujourd’hui d’inviter les développeurs web et jardiniers en tout genre à proposer de nouveaux outils pour faciliter une agriculture urbaine durable et respectueuse des équilibres environnementaux.

Fusionner les énergies d’un territoire

L’agriculture urbaine existe sous diverses formes depuis longtemps (toits végétalisés, circuits courts, jardins ouvriers, AMAP, etc). Mais les innovations en terme d’architecture, d’urbanisme, de design, de permaculture et d’outils numériques permettent désormais de la penser autrement. C’est à partir de ce constat, et aussi dans l’idée de fédérer les initiatives déjà existantes, qu’est né tout récemment le collectif « Nantes ville comestible ».

« A la base du projet, nous sommes deux à venir du numérique, et un designer. A force de bosser derrière un ordi, on a eu besoin d’un retour à la matière. Ayant tous un attrait pour le bien commun, ainsi qu’un fort intérêt pour la permaculture, on s’est dit qu’il y avait forcément quelque chose à faire pour développer l’agriculture en ville! », raconte Lucile Colombain, qui a travaillé dix ans dans la culture numérique.

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L’idée forte du collectif est d’exploiter la pluridisciplinarité du territoire : « A partir du moment où un architecte, un agriculteur, un associatif ou un gars du web sortent de leurs boites d’idées et qu’ils acceptent de fusionner leurs regards, on a une voie exceptionnelle vers l’innovation », se réjouit Lucile.Selon elle, des fossés se creusent entre les acteurs locaux. Le collectif espère servir de rassembleur afin d’emmener tout le monde à avancer vers la même idée : le mieux vivre. « On veut tisser un projet qui tire le meilleur des initiatives locales morcelées, affirme-t-elle. C’est un projet ambitieux, l’idée ce n’est pas de proposer quatre bacs à planter dans les rues ! On veut lier ville et campagne. Recréer le lien entre la terre et l’assiette. Les rapports entre association et université. Et derrière cela, les enjeux sont de tous les ressorts : éducatif, santé, insertion, économie, écologie, emploi… » Rien de tel donc que le numérique pour re-connecter ces mondes.Cliquez plus pour planter mieuxC’est ce qui se cache derrière le mot « hackgriculture » : faciliter la mise en commun des savoirs, des outils et des idées par les nouvelles technologies de communication. « Aujourd’hui le numérique c’est un outils de partage, de consommation collaborative, de ré-appropriation de l’espace publique. C’est un  déclencheur : comme on a de plus en plus de mal à se parler, on a souvent besoin d’une entrée par internet ! Déjà, rien qu’avec notre site et notre liste de discussion, on avance ! », se félicite Lucile.Les idées du collectif sont nombreuses (voir ici le retour du 1er workshop de janvier 2015). « On a envie par exemple de lancer une cartographie interactive de tous les espaces susceptibles d’être cultivés sur Nantes et alentours. Pour cela on pourrait mettre en commun les données des agences d’urbanisme, des services des entretiens des espaces verts et des habitants. Idem pour d’autres applications qui pourraient identifier les zones d’ensoleillement ou aider les jardiniers à gérer leurs ressources en eau ».Autre envie imaginable : mettre en place des unités de production (aromates, tomates, poules…) et de transformation par quartier; comme par exemple, un « déshydrateur »  pour créer des chips ou sécher les tomates pour les consommer en hiver, ou un pressoir commun (pour le jus) géré par une entreprise d’insertion. « Le numérique peut nous aider à gérer l’achat et la bonne gestion de ces outils-là », explique le collectif.Au cœur du projet : le partage de connaissanceEn organisant en trois clics le partage de l’outillage, des terrains, des graines, ou encore un réseau de restaurateur de producteur, le collectif Nantes Villes Comestible mise également sur l’échange. Mais… Encore faut-il savoir planter les choux (à la mode de chez nous :). « On souhaite faire monter la population en compétence. L’agriculture et la permaculture demandent un savoir, on sait que ce n’est pas évident ! Ce qu’on espère, c’est pouvoir expérimenter des techniques (comme l’aquaponie par exemple) dans un lieu public, une maison de l’agriculture urbaine par exemple qui est aussi l’un des objectifs de l’association Maison de l’Agriculture Urbaine d’Angers». Du coup, encore une fois, l’outil numérique permettrait au collectif d’organiser le partage des connaissances, de créer des tutoriaux et des applications pour aider les motivés…La suite ? Comme à La Fonderie à Paris, qui a lancé un appel aux « ageekculteurs », « Nantes ville comestible » organise un hackaton pour tenter de créer ces outils ensemble, en appelant développeurs, designers ou bidouilleurs à rencontrer les agriculteurs et jardiniers, et cultiver ensemble le champ des possibles !Source : Say Yes

Et si on essayait l’Agriculture Urbaine sur Toit ?

Un terrain, pas comme les autres !

De la terre sur un toit

Début avril, une douzaine de bénévoles s’y sont mis. Il fallait monter sur le toit du collège les quelque 600 litres de terre pour remplir 120 sacs à plantes dans lesquels devaient ensuite pousser les salades. Les jours suivants, Nadine Lahoud, fondatrice de l’association, et Paco Friez, en charge de ce jardin, sont revenus pour mélanger terre et terreau et remplir les sacs.

C’est la première contrainte de qui souhaite monter un potager sur le toit : y amener son propre sol. Veni Verdi a choisi d’acheter de la terre et du terreau, d’autres essaient des solutions à base de marc de café et de copeaux de bois. Certains encore préféreront l’aquaponie (une technique hors-sol), souvent en fonction des contraintes relatives à leur toit.

« Pour le moment, il n’y a pas de normes spécifiques » concernant l’installation d’un toit transformé en potager, explique Nicolas Bel, une des références françaises en matière d’agriculture sur toit et fondateur de l’entreprise Topager.

L’ingénieur explique s’appuyer sur les normes des toits végétalisés classiques, prenant en compte principalement les contraintes en termes de portance et d’étanchéité. Pour un toit où l’on pose des sacs de culture, il n’y a pour le moment aucune contrainte particulière.

Un espace limité

C’est encore un peu du jardinage », admet Paco, qui a déjà participé à des expériences d’agriculture urbaine de plus grande envergure en Grande-Bretagne. Ici, l’espace est beaucoup plus limité. Dans les bacs, les semis sont très denses, avec souvent une plante de grande taille, comme un plant de tomates ou de courgettes, accompagnée d’aromatiques de petites tailles et de radis ou de plants de salades qui serviront à recueillir de jeunes pousses de mesclun (et ont vocation à rester petites). Le tout dans un carré de 30 x 30 cm à peine.« Il peut y avoir de la concurrence entre les espèces, reconnaît Paco, mais peut-être aussi des symbioses. » Et des études d’agronomie ont démontré qu’une surface de 600 à 800 m2, bien exploitée, peut suffire à dégager un revenu pour une personne. « Cela peut rapidement devenir de la vraie agriculture », estime Paco, en regardant son toit.

Et la pollution ?

Quand on parle d’agriculture sur les toits, ou d’agriculture urbaine en général, peut survenir la question de la pollution. Qui voudrait manger des fruits ou légumes qui auraient poussé dans une ville comme Paris ?

En termes de production maraîchère, la première pollution à prendre en compte est celle des métaux lourds présents dans le sol. Sur le toit du collège Matisse, « la terre vient d’être amenée, elle n’a donc n’a pas été polluée par les voitures », répond Nadine Lahoud. Et les métaux lourds que rejettent les voitures, par définition, sont lourds, et auront du mal à monter jusqu’au toit. « Une étude que nous avons menée avec [l’institut de recherche]AgroParisTech, a montré que les légumes produits en ville ne présentent que 5 % de la dose autorisée de métaux lourds », renchérit Nicolas Bel.

Il y aurait a priori plus à s’inquiéter des particules fines s’attaquant directement à nos poumons que de la qualité de ces légumes.

Réfléchir à un nouvel écosystème

Aux Etats-Unis, l’agriculture sur toits est beaucoup plus développée qu’en France. On ne compte plus les projets à la pointe de la technologie délivrant des légumes frais aux New-Yorkais écolos. Ainsi, le projet Gotham Greens fait pousser 300 tonnes de salades et de basilic toute l’année sous une serre chauffée par des panneaux solaires à Brooklyn.

« Ici, on ne pense pas comme ça », fait remarquer Nicolas Bel, qui a mené une des toutes premières expériences françaises en la matière, en lien avec AgroParisTech, et a construit un potager sur le toit de l’hôtel Pullman Tour Eiffel. « On cherche à imiter la nature, un peu comme ce qui se fait en agroforesterie et à recréer une sorte d’écosystème. »

Si les projets menés aux Etats-Unis sont impressionnants en termes de quantité et de revenus dégagés, les petits bourgeons français d’agriculture sur toits sont plus innovants en termes de recherche sur l’écosystème, fait valoir Nicolas Bel.

En symbiose aussi avec les habitants

L’écosystème, ce ne sont pas que des abeilles qui pollinisent des légumes. Cela peut aussi être une façon d’imaginer les rapports entre le potager et le bâtiment sur lequel il repose. C’est exactement le projet porté par le collectif Babylone qui veut créer une ZAUM, pour Zone d’agriculture urbaine Mozinor, dans le nord de Montreuil. Deux mondes qui ne se croisaient pas auparavant, le monde du logiciel libre et des FabLab, et celui des agriculteurs urbains, pourraient s’y rejoindre pour une expérimentation à ciel ouvert.

A l’état de maquette, le projet est alléchant. Le toit de Mozinor, site industriel, annonce 1,5 hectare de surface exploitable (15 000 m2), autant que de nombreuses exploitations traditionnelles. Et, surtout, le projet fédère tout un ensemble d’associations et de particuliers qui mènent déjà des expériences par-ci, par là, mais qui attendent d’avoir un espace plus favorable pour mettre à exécution leurs idées.

Le collectif compte tester plusieurs modes de production et plusieurs modèles économiques, depuis le jardin partagé à la production maraîchère pure en passant par des ruches et un espace de production d’énergie qui pourrait alimenter un système d’aquaponie. Les idées se multiplient au fur et à mesure que l’on parle du projet avec ses concepteurs.

Sur le modèle végétal de la symbiose, le fonctionnement de chaque projet devrait pouvoir bénéficier des expériences et des apports des autres. « On est dans une période où l’on croit avoir toutes les réponses, analyse Sébastien Goelzer de l’association Toits vivants, un des promoteurs du projet. En réalité on ne fait que chercher des solutions, et on a besoin de les expérimenter. »

Les membres du projet ZAUM ont imaginé faire se croiser deux éco-systèmes sur leur toit. Le cycle de vie et de recyclage des objets fabriqués dans le bâtiment et le cycle de production et de consommation des légumes poussant sur le toit (voir schéma ci-dessous).

Développer un nouveau modèle économique

Privilégier les circuits hyper-courts

Début juillet, c’est la dernière récolte de l’année sur le toit du collège Henri-Matisse. L’établissement, déjà déserté par les élèves, va bientôt fermer ses portes et les membres de Veni Verdi ne pourront plus accéder au toit jusqu’à la mi-juin. Il s’agit donc de ramasser ce qui peut l’être et de récupérer des graines pour l’année suivante. Le bilan a été étonnamment satisfaisant, note Nadine Lahoud.

Un des secrets, c’est d’imaginer un circuit hyper-court. Veni Verdi s’installe ainsi dans un restaurant associatif à deux pas du collège pour vendre des poches de jeunes pousses de mesclun à 1,50 euro pièce. La plupart des passants habitent le quartier et ont entendu parler du projet. Les promoteurs de la ZAUM, eux, imaginent pouvoir fournir des paniers de légumes aux employés des entreprises qui travaillent encore dans le bâtiment.

Vers un agriculteur urbain

Ce que beaucoup cherchent, imaginent ou fantasment, c’est de savoir s’il pourra exister demain, un véritable « agriculteur urbain ». Un type en bottes crottées qui prendrait le métro pour aller au champ. On en est encore loin. « On pourrait aussi imaginer le modèle d’un agriculteur ayant les compétences techniques et animant une communauté de gens désirant venir faire pousser leurs propres légumes », avance Nadine Lahoud et Gabriel Runfola.

« C’est un peu ce que l’on fait », explique de son côté Nicolas Bel, à la tête d’une des deux seules entreprises parisiennes d’agriculture urbaine viables. Même si pour lui, le salaire découlera plus du service rendu (le conseil, par exemple) que de la production elle-même, il fait cependant remarquer que des revenus pourraient aussi venir des bienfaits annexes apportés par l’agriculture sur toits. Comme la réduction des déchets organiques ou les retenues des eaux d’orages qui sont parfois compliquées à gérer pour les villes. Ces activités pourraient recevoir des subventions, note-t-il.

Chercher des espèces à forte valeur ajoutée

L’exercice compliqué de l’agriculture urbaine visant la rentabilité implique de trouver les bons légumes à faire pousser. Ainsi, il est inutile de cultiver des patates dont le marché est débordé. Mieux vaut miser sur des produits supportant mal le transport ou nécessitant beaucoup de main-d’œuvre à la récolte. Ainsi, les avantages comparatifs ne seront pas du côté des grosses exploitations loin des villes, mais bien des petits producteurs locaux.

Les fleurs comestibles sont le meilleur exemple des produits qui gagnent à être cultivés juste à côté de leur lieu de production. Les délicats pétales supportent très mal le voyage.

Les mescluns de salades n’aiment pas trop attendre avant d’être consommés et gagnent à arriver très frais chez le particulier ou dans un restaurant.

Les aromatiques demandent souvent beaucoup de main-d’œuvre à la récolte.

On pourra aussi trouver sur un toit : des petits fruits rouges, qui demandent beaucoup de soin au ramassage, ou des espèces rares et dont les quantités vendues ne sont pas très grandes (comme la succulente feuille d’huître).

Source : Le Monde.fr

Rencontre avec Flemming, un pionnier de la culture aquaponie !

Il était une fois Flemming Funch, un passionné d’aquaponie qui nous a invité à visiter sa serre et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne s’ennuie pas tant sa soif d’apprendre et de comprendre n’a de limites… Rencontre avec un pionnier de la culture aquaponique en France…

Tout a commencé lors de l’hiver 2011 au Danemark dans son pays natal. Pour occuper ses longues soirées au coin du feu, Flemming achète par hasard un livre sur l’aquaponie et se prend rapidement de passion pour ce système de culture original et naturel. De retour en France, il occupe tout son temps libre à se documenter sur le sujet. Puis lorsqu’il annonce à sa famille qu’il décide de construire  une serre aquaponique dans son jardin, il n’est d’abord pas pris au sérieux ! Il est vrai que Flemming n’avait auparavant jamais jardiné ni même bricolé… La suite leur prouva le contraire, en quelques mois la serre est sortie de terre  « Poussé par le défi et motivé par mon projet,  je suis devenu un « maker » et j’ai beaucoup appris ! ».

 Le montage de la serre a d’abord nécessité des fondations afin d’être isolé du froid car l’eau ne doit pas geler. A droite les 2 bacs de récupération du trop plein des plantes.

Fonctionnement

Les installations en aquaponie marient plantes et poissons dans un seul système en circuit fermé. Les déjections organiques des poissons sont utilisées et transformées dans l’eau par les bactéries en composés azotés.  Elles sont ensuite utilisées par les plantes lors de leur croissance. Cette absorption filtre l’eau qui est ensuite restituée propre aux poissons.

Le système établit donc un parfait équilibre entre la biomasse animale et végétale tout en consommant le minimum d’eau nécessaire pour la croissance des plantes. C’est justement le principal avantage de cette méthode : basée sur des ressources locales, renouvelables et sur le recyclage de flux, avec une automatisation du système.

Le tilapia est le poisson le plus utilisé en aquaponie, c’est une sorte de carpe exotique originaire d’Afrique. Bien qu’il soit omnivore, il s’accommode parfaitement d’un régime principalement végétarien et peut, par conséquent, être nourri à partir des ressources végétales produites par le système aquaponique. Une fois arrivé à l’âge adulte, le poisson est ensuite destiné à être mangé «  Mes poissons sont encore trop petit mais j’ai pu goûter un tilapia dans un restaurant, et c’est plutôt bon ! »

Les plantes les plus adaptées à la culture aquaponie sont les légumes-feuilles (laitues, épinards, cresson, bettes…) et les plantes aromatiques telles que le basilic, le persil, de la  menthe, etc. Mais, il est courant d’y cultiver des concombres, des tomates, des melons ou encore un bananier comme l’a fait Flemming : « L’été dernier, j’ai pu récolter rapidement des tomates, des concombres et j’ai même eu 2 melons. »

Il avoue cependant que la première récolte était faible à cause des poissons qui étaient encore petit et ne produisaient pas assez de déjections, les plantes étaient alors en carences. « L’été prochain sera bien plus productif car les tilapias auront bien grandi, ils ont déjà grossi très rapidement en quelques mois ».

Une plus grande surface et encore des projets

A peine sa serre montée, Flemming regrette déjà qu’elle ne soit plus grande tant il aime tester des techniques et  multiplier les essais sur les variétés de plantes. Des panneaux solaires alimenteront bientôt la serre en électricité, toujours à la recherche d’une indépendance énergétique, « Je connais la consommation électrique de la serre en temps réel, pour cet hiver j’ai du rajouter des chauffages pour faire monter l’eau des poissons à 26°». Tout cela alourdit le cout de la facture énergétique, sans oublier la pompe qui fonctionne 24/24.

Une webcam à l’intérieur de la serre permet à Flemming d’assurer une surveillance régulière. Cependant, il peut arriver que certains tuyaux d’eau se bouchent provoquant des dommages pour les plantes : « Je vais installer plusieurs capteurs électronique pour mesurer et suivre en temps réel la température et le niveau d’eau dans les bacs».

Grâce à son expérience acquise sur l’aquaponie, Flemming est maintenant un des rares possesseurs d’une serre productrice en France. Son expertise est maintenant reconnue et il est régulièrement questionné notamment sur internet par des amateurs de tous horizons « une des problématiques majeures lors du lancement en aquaponie est de trouver des poissons Tilapia, moi-même j’ai du les acheter à l’étranger. Je travaille actuellement à la reproduction de mes poissons, j’espère pouvoir  fournir des alevins et ainsi aider ceux qui voudront se lancer à leur tour».

 L’agriculture urbaine : notre futur

A travers cette expérience Flemming démontre tout le potentiel de l’agriculture urbaine « il est certains que nous aurons toujours besoins  de l’agriculture conventionnelle, mais si c’est une action collective et partagée, l’agriculture en ville sera un succès, il y a tant d’espaces inoccupés et disponibles».

Un précurseur on vous a dit ce Flemming…

Voici une vidéo sur l’aquaponie :

Vers une économie de maraîchers

La ferme du Bec Hallouin situŽée en Normandie, estˆ l'origine de Perrine et Charles Hervé-Gruyer.<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /> La ferme du Bec Hallouin situŽée en Normandie

Le couple fait appel aux techniques ancestrales : leur forge remet au goût du jour d’anciens outils, comme le paroir de sabotier ou le coutre, l’emplacement des cultures est choisi en fonction des arbres et des points d’eau qui favorisent la biodiversité, les poneys et le cheval de trait sont utilisés en traction animale… Mais les agriculteurs comptent aussi sur les avancées de la science. «En biologie, nous avons doublé nos connaissances en cinq ans !» s’enthousiasment-ils.

Le défi consiste à produire une culture biologique et intensive sur une surface réduite afin d’envisager l’installation de microfermes partout sur le territoire, y compris en ville. Un idéal à portée de main grâce, entre autres, à la culture sur buttes. «On crée un amoncellement de terre pour passer de 15 cm à 60 cm de terres arables et enrichir le sol en humus, explique Charles Hervé-Gruyer. On recouvre les allées de compost et, sur les buttes, on associe des cultures, comme la carotte et le poireau par exemple. D’autres l’ont fait avant nous, on a oublié ces maraîchers parisiens qui ont nourri la capitale en production légumière durant la seconde moitié du XIXe siècle, réalisant jusqu’à huit rotations de cultures par an !»

Strate herbacée. L’île-jardin de la ferme du Bec-Hellouin illustre l’application concrète de cette permaculture. Les mares réfléchissent le rayonnement solaire et offrent un microclimat favorable. La vase est utilisée comme engrais. Les roseaux servent à pailler ou à nourrir les animaux. Tout autour, une forêt abrite les légumes contre le vent dominant. Le coin jardin est imaginé telle une superposition de plantations complémentaires : les arbres fruitiers, puis les plantes à baies et, au sol, une strate herbacée. «Il est autofertile, on laisse la nature agir, on fauche juste deux ou trois fois par an.»

En partenariat avec l’Inra et AgroParisTech, les deux agriculteurs sont en passe de démontrer que chaque parcelle de 1 000 m2 cultivée selon leur méthode pourrait créer un emploi. «Le dernier exercice montre que cette surface a permis de dégager 32 000 euros de chiffre d’affaires sur un an pour 1 400 heures travaillées, ce qui conforte notre hypothèse. Mais nous n’en sommes qu’au tout début», tempère Charles Hervé-Gruyer. Qui raconte qu’il est parfois traité de «menteur» par certains observateurs que ses bons résultats laissent sceptiques.

D’autant que son terrain n’était en principe pas favorable au maraîchage. «Un agronome nous a dit que les terres n’avaient pas dû être cultivées depuis le néolithique puisqu’elles étaient réservées à l’herbage.»

Pour creuser son cheminement et tester ses méthodes, le couple s’appuie sur d’autres expériences fructueuses aux Etats-Unis ou en Australie, berceau de la permaculture depuis les années 70. «Notre dépendance au pétrole doit nous amener à repenser nos pratiques agricoles. Aujourd’hui, pour la production d’une calorie dans notre assiette, on en dépense dix en énergies fossiles. Il nous faut aussi réfléchir à cette question : comment nourrir la planète sans la détruire ?» interroge cet ancien marin qui a, dans une vie précédente, parcouru le monde à la rencontre des «peuples premiers». «La FAO [l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, ndlr] annonce qu’il faudra doubler la productionalimentaire d’ici 2050 dans les pays en voie de développement. Comment y parvenir alors que plus d’un milliard d’êtres humains souffrent déjà de malnutrition ?»

La relocalisation de la production agricole afin de tendre à une autonomie alimentaire offre un début de réponse. Dans le village du Bec-Hellouin, une quinzaine d’habitants a pris l’habitude de passer à la ferme le mercredi pour récupérer un panier maraîcher oscillant entre 10 et 20 euros. «Les gens se servent eux-mêmes, on prolonge le moment afin d’échanger autour des produits», explique Sacha Guégan qui tient la boutique ces soirs-là. Un enseignant de 37 ans pèse un sachet de pourpier. «J’ai deux enfants en bas âge, je veux leur éviter d’ingurgiter des pesticides, explique-t-il. Même dans les marchés, on n’a pas cette garantie.» Il est également question d’apprendre à manger moins et mieux, selon les territoires et les saisons. La ferme travaille en collaboration avec le Sergent recruteur, un restaurant gastronomique parisien. «On y redécouvre nos fruits et légumes : fricassée de choux, jus de pommes et carottes blanches, glace aux topinambours…» se délecte Charles Hervé-Gruyer. Un retraité rejoint la conversation : «Je suis dans le coin depuis soixante-dix ans, je ne m’attendais pas à voir un tel projet débarquer !Avant de rencontrer Charles et Perrine, je les prenais pour des fous.» Le genre de fous qui voudraient changer le monde. Et dont les rêves commencent à prendre racine.

Source : Libération

Des vendanges en plein centre d’Angers !

La semaine dernière, nous avons découvert avec surprise dans le journal « Ouest France » que des vendanges ont lieu en plein centre d’Angers, à l’Abbaye Saint Nicolas (rue Ambroise Paré), du 27 septembre au 5 octobre.

Des vendangeurs ont eu vent d’Angers

Contrairement à ce que l’on pouvait penser, ce n’est pas nouveau. Cela fait des centaines d’années que la vigne est présente. Dans la fin des années 90, avec la congrégation Bon Pasteur, l’ÉSAA (École Supérieur d’Agriculture d’Angers) a relancé la culture des vignes pour produire du vin. Beaucoup de travail a été effectué : « arrachage », « replantage », … Tout a été fait pour redonner un sens au dernier hectare de vignes situé à Angers Intra-muros. Malgré tout, en 2010, l’ESA n’a plus été en mesure de suivre économiquement et le projet s’arrête.

Vigne en Ville, l’objectif :

En 2011, un collectif composé d’ingénieurs, de chargés de développement et de passionnés de la vigne, se monte. Sébastien COUVREUR en est le moteur. Le projet associatif s’appelle « Vigne en Ville » et les objectifs sont listés en 4 points :

  • Produire un vin de très grande valeur gastronomique
  • Créer un lien entre les angevins et les traditions angevines viticoles
  • S’inscrire dans le patrimoine angevin et sa tradition viticole
  • Respecter l’environnement

Vigne en ville reprend le flambeau

Après l’arrêt du projet de l’ESA, les membres de Vigne en Ville prennent la suite. Aujourd’hui, le vignoble 1500 bouteilles de vin blanc sec et de vin blanc pétillant. (Chiffre de l’année 2013).

Les vendanges permettent depuis 3 ans, de faire participer les angevins à maintenir vivant ce dernier lopin de terre viticole dans Angers.

Au début du projet, c’était un peu compliqué. Il y a avait peu de répondant auprès des institutions habituelles. Aujourd’hui, les interactions avec les angevins sont bien meilleures. On reçoit des écoles et on organise un concert chaque été. Nous avons également obtenu le label bio depuis l’année dernière.
Sébastien Couvreur – Président de l’association.

vigne et folk angers

Pour participer aux vendanges, vous devez contacter l’association pour qu’elle puisse organiser votre intervention.

Si vous souhaitez achetez du vin produit par Vigne en Ville, il y a plusieurs solutions :

Vous devenez adhérents et vous pré-réservez vos bouteilles avant la mise en vente
15€ /an par personne | 25 € / an pour un couple | 8 € / an tarif réduit.

Contact de l’association : email : contact.veva@gmail.com

Des animaux de la ferme s’installent dans une école de La Rochelle !

Potager, poules et chèvres investissent une école primaire en plein coeur de la ville de La Rochelle. D’autres établissements devraient rejoindre ces pionniers.

Les animaux de la ferme tout comme le potager font leur arrivée à l'école à La Rochelle.

« Veuillez sortir en rang deux par deux, nous allons continuer le cours dans le poulailler… » Saugrenu ? Pas pour les petits Rochelais de l’école de Laleu, un quartier de La Rochelle. Les écoliers ont en effet la chance d’accueillir depuis ce samedi une « Drôle de ferme » composée d’un jardin potager, de poules – deux pour commencer, bientôt rejointes par des poussins – et de deux chèvres. Le projet a pris naissance il y a six mois lorsque les membres de la jeune association Graines de troc sont allés dans les écoles pour une simple opération de conservation variétale de tomates, baptisée « Drôles de graines ».

« On a semé 200 variétés de tomates avec les enfants, avec environ mille pieds, dans dix écoles de La Rochelle et des environs », explique Sébastien Wittevert, le fondateur de l’association. Avant les grandes vacances, chaque enfant a rapporté un plan de tomates chez lui, qu’il a pu récolter durant l’été avant de récupérer les graines et les rapporter à la rentrée. Des graines ensuite partagées et envoyées dans divers lieux d’une trentaine de villes en France (écoles, associations, instituts médicalisés…) qui en ont fait la demande pour reproduire l’expérience, participer à la conservation de ces variétés et essaimer à leur tour des graines et des idées.

Lien social et connexion à la nature

Le projet génère beaucoup d’enthousiasme, car semer des graines ouvre bien des portes, tant aux enseignants qu’aux enfants. « Alors que j’intervenais dans une école, un enfant de 7-8 ans participait activement aux activités, en mettant les mains dans la terre et en posant beaucoup de questions, se souvient Sébastien Wittevert. Quelques instants plus tard, son maître est venu me raconter que cet enfant-là ne décrochait habituellement pas un mot en classe. Il était stupéfait qu’en quelques minutes, il se soit livré ainsi. »

Portée par ce succès et à la demande des établissements scolaires, la jeune association et ses membres décident d’aller plus loin en développant des projets de jardins potagers dans les écoles. Leur constat ? Les enfants sont trop dans le béton. Pour les reconnecter à la nature, ils suggèrent de faire venir la nature à l’école afin de créer un lien quotidien sur le lieu de vie des enfants. Un défi relevé par une quinzaine d’écoles de la région et qui prendra diverses formes tout au long de l’année : interventions sur le fameux temps périscolaire pour certaines, vrais jardins potagers pour d’autres et même fermes à l’école pour six d’entre elles. Dans la région de La Rochelle, cinq autres « Drôles de fermes » devraient donc voir le jour durant l’année à venir.

Cycles de la nature

En pratique, l’association aide l’établissement à mettre en place la ferme et le jardin à l’école, mais les enseignants, parents et bien sûr enfants sont invités à participer largement à toutes les étapes du projet, depuis la création de l’enclos pour les animaux – et sa décoration par les jeunes artistes en herbe -, en passant par la mise en route du jardin (semer, désherber…), et le soin aux animaux (les nourrir, changer la paille, ramasser les oeufs…). Des activités qui offrent aussi bien des temps de partage et de créativité que de vraies ouvertures pédagogiques : reconnaître les plantes, les insectes, comprendre les interactions entre eux, les cycles de la nature et de la vie.

Durant les vacances, les membres de l’association entretiennent le jardin avec l’aide d’un réseau associatif tel que le mouvement des Incroyables Comestibles – qui promeut notamment le partage gratuit de fruits et légumes dans les espaces publics. Cela permet de transformer les récoltes de l’été pour pouvoir les redistribuer à la rentrée aux parents, enfants et enseignants, ou de les partager avec les voisins, les restaurants du coeur locaux ou encore les maisons de retraite voisines de l’école. Quant aux poules et aux chèvres, des roulements sont organisés entre parents, enseignants et lieux de refuge de l’association pour assurer leur garde durant les congés.

En pratique, monter une ferme à l’école coûte entre entre 1 000 et 2 000 euros environ, dont la moitié à la charge de l’école et l’autre financée par des partenaires publics ou privés. L’association développe actuellement un kit pédagogique regroupant ses conseils pour exporter ces « Drôles de fermes » dans d’autres villes de France. Une ferme dans une école parisienne serait déjà à l’étude…

Source : Le Point

 

Permaculture : Ré-cultivons des réponses simples !

« Dans l’Eure, en Normandie, rencontre avec Charles Hervé-Gruyer et son épouse, Perrine, créateurs de la Ferme biologique du Bec. Ils nous exposent les principes de la permaculture dans l’agriculture et nous donne leur vision sur des micro-fermes permaculturelles.

La permaculture consiste en une exploitation hyper intensive d’une surface de sol restreinte, sans machines ni apport chimique issu du pétrole. Il s’agit de mettre au travail l’extraordinaire réseau de relations qui existent entre tous les petits organismes – bactéries, champignons, vers, insectes – qui fabriquent l’humus et rendent possible la croissance des plantes cultivées.

Charles Hervé-Gruyer compare l’agriculture moderne avec les pratiques primitives du néolithique: à cette époque, les sols étaient défrichés par le feu, puis abandonnés après quelques décennies d’exploitation. L’agriculteur d’aujourd’hui fait bien pire: il utilise 12 calories d’énergie fossile pour produire 1 calorie de nourriture, gaspillant des ressources que la nature a mis des dizaines de millions d’années à élaborer.

A contrario, une surface de 1000 m2 exploitée en permaculture produit autant qu’une suIperficie de 1 ha en maraîchage conventionnel, des rendements qui sont actuellement objet d’étude de l’INRIA et d’AgroParis Tech.

L’expérience de Charles Hervé-Gruyer lui permet de proposer un modèle de société dans lequel un grand nombre de personnes partageraient leur activité productive pour moitié entre une profession de spécialiste – informaticien, enseignant, fonctionnaire … – et l’exploitation d’une micro surface cultivée en permaculture, satisfaisant ainsi notre premier besoin vital qui est de se nourrir.

Source : http://fortune.fdesouche.com/

La clinique Pasteur inaugure un grand potager sur son toit !

Conçu par la start-up toulousaine Macadam Gardens, ce jardin de 500 m² fournira une fois par mois les repas de la cantine de l’établissement et permettra aux salariés et aux patients de prendre une pause en jardinant.

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Les légumes sont bons pour la santé. Les cultiver aussi, si l’on en croit l’initiative de la clinique Pasteur qui vient d’inaugurer un potager de 500 m² sur son toit, en plein cœur de Toulouse. Depuis une quinzaine de jours, haricots verts, tomates, basilic, fraises et framboises s’épanouissent dans des grandes jardinières en géotextile avec vue sur le centre-ville.

Cet après-midi-là, Jean-François Bellois, l’un des chefs cuisiniers de l’établissement s’enquiert du soin à apporter aux courgettes qu’il cuisinera bientôt pour les patients et salariés. « Il ne faut pas trop couper de feuilles pour garder un équilibre avec les fleurs », conseillent Alexandre Belin et Cédric Jules de Macadam Gardens, la start-up toulousaine à l’origine de ce projet.

Cent cinquante kilos de tomates cet été

Après avoir livré ce jardin clé en main, les deux jeunes entrepreneurs passeront bientôt le relais au personnel et aux patients, notamment ceux souffrant de maladies chroniques, qui pourront venir cultiver le potager le temps d’une pause. Pour cela, ils seront épaulés par d’anciens salariés de Pasteur, des travailleurs handicapés de l’établissement et du service d’aide par le travail (ESAT) de Nailloux qui fournit déjà les légumes bio pour les 300.000 repas servis chaque année à la cantine.

Dès cet été, le potager sur le toit fournira 150 kilos de tomates et une soixantaine de kilos de haricots verts. Une fois par mois, les cuisiniers prépareront ainsi un menu entièrement issu du potager. Un drive de légumes pour les salariés pourrait même voir le jour.

Créer du lien entre l’équipe et les patients

Mais le but n’est pas de devenir autosuffisant. « Nous voulons inventer, créer du lien entre l’équipe et les patients. La majorité d’entre eux a très vite adhéré au projet », se réjouit Olivier Collet, directeur technique de la clinique. « C’est aussi un support pour sensibiliser à la perte de biodiversité, à travers des espèces anciennes, une quarantaine de variétés de tomates et des fleurs comestibles », ajoute Alexandre Belin.

Les 20.000 euros investis dans ce jardin seront amortis en trois ans. De quoi réfléchir à un nouveau projet : transformer la grande jardinière du patio en potager pour que les patients puissent cultiver quelques légumes pendant leur traitement en chimiothérapie.

Source : http://www.metronews.fr

Les fermes urbaines débarquent à Lyon !

La salade de demain sera produite en ville, en intérieur et hors sol dans des fermes urbaines à la verticale. La première d’entre elles devrait voir le jour d’ici deux ans à Lyon.

La ferme verticale de Ful. Photo d'illustration.

C’est la salade de l’avenir : brillante, croquante, regroupant trois variétés sur un même pied, et vendue « vivante », c’est-à-dire avec ses racines dans une motte de tourbe. Elle devrait pousser d’ici deux ans dans une immense ferme urbaine qui verra bientôt le jour à Lyon. Cette exploitation agricole inédite, création du troisième millénaire et baptisée Ful comme « ferme urbaine lyonnaise », a été imaginée par un groupe de chercheurs, d’ingénieurs et d’architectes à partir du modèle des fermes nord-américaines. Son lot d’innovations est mis au service d’un double objectif : produire « propre » en respectant l’environnement, et « en masse » pour répondre à la surpopulation.

Ici, la production agricole se fait en « hydroponie », c’est-à-dire en intérieur, sous climat artificiel, reproduisant la lumière, l’hygrométrie, la température et le vent de l’extérieur. Elle est organisée à la verticale sur des plateaux techniques superposés.

Les petites salades débutent leur vie à la nurserie à l’étage le plus bas, dans des mottes de tourbe baignant dans du liquide nutritif à l’intérieur de gouttières qui avancent par tapis roulant dans les étages et sous la surveillance de robots. En 49 jours, la salade arrive à maturité au dernier étage de l’édifice, où elle rencontre enfin la lumière naturelle qui lui apporte brillance, craquant, et goût de noisette. « Nous pouvons ainsi produire 283 salades par m2 et par an, soit dix fois plus qu’en plein champ », explique Philippe Audubert, urbaniste porteur du projet. Point de production saisonnière ici, mais sept cycles de production par an, lorsqu’une ferme traditionnelle n’en produit que deux.

« Circuit court »

Mais la productivité n’est pas le seul avantage de cette ferme qui collectionne les innovations à tous les niveaux. Elle se veut totalement propre, respectueuse de l’environnement et pourrait revendiquer le label « bio » si elle n’était pratiquée hors sol. Ici, on utilise en effet 90 % d’eau en moins que dans une ferme traditionnelle, 90 % de pesticide en moins, aucun rejet dans l’environnement et on utilise de l’énergie renouvelable.

L’organisation de la distribution en « circuit court », c’est-à-dire sur le seul marché lyonnais, réduit au minimum le transport, alors qu’une salade traditionnelle parcourt en moyenne 1 000 kilomètres avant d’arriver dans l’assiette. La salade Ful évite également le gaspillage. Vendue « vivante » dans sa motte de terre, elle se conserve 15 jours, contre 5 jours pour les salades coupées, dont 30 % finissent à la poubelle. Reste à faire accepter un tel projet au public à un moment où le concept du « petit producteur local » fait fureur. Les promoteurs du projet travaillent déjà à sa sémantique en avançant le terme de « maraîchage urbain » plutôt que celui « d’usine à salade ».

Source : http://www.lepoint.fr 

Le «Manger Local» continue de progresser !

Il y a deux ans, le cabinet Xerfi identifiait un ralentissement du marché du bio, en parallèle à une envolée de la tendance locavore (les deux n’étant bien sûr absolument pas incompatibles).

Le «manger local» plaît de plus en plus, ça se confirme encore : Ipsos et le réseau Bienvenue à la ferme viennent de dévoiler une étude sur les Français et la consommation alimentaire locale. Comme «un Français sur deux estime ne plus savoir ce qu’il mange» –à la suite de scandales alimentaires divers et variés– les achats de produits locaux (avec une origine connue et proche, donc plus rassurants, en plus de la dimension environnementale) s’accélèrent.

Selon l’étude, «80% des consommateurs disent acheter désormais des produits locaux, et parmi eux, près de 4 personnes sur 10 déclarent le faire même souvent». Il s’agirait d’une tendance en progression, puisque «69% des acheteurs de produits locaux déclarent en acheter actuellement plus qu’avant».

40% des personnes interrogées pensent par contre qu’elles pourraient être plus incitées à consommer local s’il y avait plus de points de vente disponibles. Notons quand même que depuis deux ans, les initiatives, structures, start-ups et autres associations permettant d’acheter et de manger local se sont multipliées à toute allure.

Le supermarché reste le grand gagnant, puisque 88% des Français font toujours leurs courses alimentaires en grande surface, «même si beaucoup vont aussi dans les commerces de proximité (74%) ou encore au marché (62%) et auprès des producteurs locaux (43%)». Ceux qui achètent des produits locaux les trouvent presqu’autant au marché (pour 73%) que dans les grandes surfaces (68%) qui développent leurs offres. Les producteurs locaux et les commerces de proximité sont un peu moins sollicités…

D’une manière générale, on cherche davantage à savoir d’où vient le contenu de notre assiette: près de 8 Français sur 10 disent chercher plus qu’il y a 5 ans à connaître l’origine d’un produit alimentaire avant de l’acheter. D’ailleurs, concernant les étiquettes, «les consommateurs accordent désormais autant d’importance au label agriculture biologique (8%) qu’au “made in France” (7%)». 

Source : slate.fr

L’agriculture biologique devient le modèle à suivre !

Bonne nouvelle ! Le projet de loi d’avenir pour l’agriculture française vient d’être adopté par le Parlement. Il privilégie le développement de l’agro-écologie et prévoit de profondes modifications qui vont dans le sens d’une agriculture plus biologique, respectueuse de la santé et de l’environnement.

C’est parti pour l’agro-écologie. Le projet de loi d’avenir pour l’agriculture française porté par Stéphane Le Foll, Ministre de l’Agriculture, et bien plus préoccupé par l’écologie que beaucoup de militants politiques  » verts « , a été adopté ce mardi 14 janvier 2014 par les Députés. L’objectif de ce projet de loi est d’associer la performance économique et la performance environnementale. Et si beaucoup doutent qu’il puisse être atteint, Stéphane Le Foll est convaincu que ces deux performances ne sont pas antinomiques et que de plus la transition agro-écologique est la seule voie d’avenir pour une agriculture responsable.

La stratégie retenue par le Ministre repose sur différentes mesures innovantes et qui vont entrainer une véritable rupture dans le monde agricole.

Une agriculture responsable de la santé et de l’environnement

Le texte prévoit en effet, et c’est un point majeur du projet, de promouvoir la conversion à une agriculture biologique et de privilégier les pratiques agricoles écologiques, pour protéger la santé et l’environnement! Nous en avions rêvé. Stéphane Le Foll l’a fait !

Le texte prévoit par ailleurs un encadrement strict de la prescription d’antibiotiques par les vétérinaires, et de la vente de ces médicaments, pour éviter le développement de l’antibiorésistance chez les animaux, et la consommation indirecte d’antibiotiques par l’homme via la chaine alimentaire.

En outre un meilleur suivi de l’impact des antibiotiques sur l’environnement et la santé, après leur autorisation de mise sur le marché, sera assuré.

Et concernant les pesticides, en plus du plan Ecophyto qui va dans le sens d’une réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires par les agriculteurs, le texte prévoit l’interdiction de la publicité pour les pesticides à destination du grand public afin de réduire leur utilisation par les jardiniers et les responsables de l’entretien des terrains publics et de la voirie.

Mieux défendre les agriculteurs

Ces différentes mesures vont amener les agriculteurs à s’organiser différemment pour rester compétitifs. Le projet de loi en tient compte et prévoit de les aider, ainsi que les exploitants forestiers, par la création de groupements d’intérêt économique et environnemental (GIEE) pour qu’ils puissent mettre en commun leurs savoirs faire et leurs moyens, et bénéficier d’aides majorées.

Quant aux problèmes récurrents posés par la grande distribution qui pousse en permanence les prix d’achat à la baisse, la nomination d’un médiateur est prévue pour aider les agriculteurs à mieux se défendre.

Par ailleurs, pour mettre fin à des pratiques abusives de plus en plus courantes, la protection des appellations d’origine et indications protégées va être améliorée.

Enfin,  pour éviter les trafics en tous genres et la déforestation sauvage, les importateurs et vendeurs de bois et produits dérivés qui ne respecteront pas les obligations prévues par le règlement européen en matière de contrôle de la traçabilité des produits, se verront appliquer des sanctions sévères, sous forme d’amendes pouvant aller jusqu’à 100 000 euros, et de prison.

Un enseignement plus productif

Concernant l’enseignement, le texte prévoit le regroupement des établissements d’enseignement supérieur agricole public et des organismes de recherche, dans une seule structure, Agreenium, pour que l’enseignement agricole ne se limite pas à l’accumulation de savoirs mais devienne également une source d’innovation et d’investissement.

La balle passe dans le camp du Sénat

Ce texte de loi va maintenant être transmis au Sénat qui va en débattre en avril 2014. Son adoption définitive devrait avoir lieu au début de l’été 2014. Bien entendu il va falloir encore s’attendre à des demandes de modifications du texte de la part des industriels de l’agriculture pour lesquels seul compte le rendement. Mais Stéphane Le Foll a averti qu’il n’était pas du genre à se laisser impressionner. Courageux !

Source : bioaddict.fr

Victoire des paysans : Le ministère de l’Agriculture s’engage à exclure les semences de ferme de la loi sur la contrefaçon !

« C’est une grande victoire pour les paysans, l’exception agricole sera inscrite dans la loi sur les contrefaçons », se réjouit Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne. Une centaine de paysans avaient occupé hier, mardi 21 janvier, des locaux du Groupement national interprofessionnel des semences (Gnis). Parmi les occupants, une dizaine d’entre eux avaient décidé d’entamer un jeûne de deux semaines pour faire connaître leur revendication. Motif de leur colère : l’adoption par les sénateurs le 20 novembre dernier d’un projet de loi élargissant aux plantes le délit de contrefaçon. Via cette réglementation, l’acte de ressemer une variété protégée par un droit de propriété intellectuelle est considéré comme criminel, au même titre que l’impression de fausses monnaies ou la vente de médicaments illicites à partir de molécules copiées.

La Confédération paysanne a finalement quitté les locaux du Gnis dans la nuit du 21 au 22 janvier, suite à l’engagement pris par le ministère de l’Agriculture de présenter « un amendement afin que les semences de ferme ne soient plus concernées par la loi contre les contrefaçons ». Joint parBasta !, le ministère confirme : « Le sujet semences va en effet être retiré de la proposition de loi contrefaçons par amendement gouvernemental, de façon à pouvoir être discuté en Loi d’avenir agricole. Notre position est claire : nous souhaitons exclure les semences de ferme du champ de la contrefaçon ». La loi sur la contrefaçon sera débattue à l’Assemblée nationale le 4 février prochain. « Nous resterons vigilants et continuerons à interpeller les députés afin qu’elle soit effectivement confirmée dans le texte de la loi » prévient la Confédération paysanne. 

Source : bastamag.net

Les pesticides interdits dans les espaces verts et les jardins !

Le Parlement a voté l'interdiction des produits phytosanitaires dans les espaces publics à partir de 2020 et dans les jardins particuliers à compter de 2022. C’est une petite avancée dans la bataille contre les pesticides : le Parlement a définitivement adopté, jeudi 23 janvier, une proposition de loi écologiste qui interdit en France les produits phytosanitaires (insecticides, herbicides, fongicides, etc.) dans les espaces verts publics à partir de 2020 et dans les jardins particuliers à compter de 2022.

L’Assemblée nationale a voté ce texte dans les mêmes termes que le Sénat le 19 novembre. Outre les écologistes, les socialistes, les radicaux, l’UDI et le Front de gauche ont voté pour, tandis que les élus UMP se sont prononcés contre ou abstenus.

45 % DE FRANÇAIS JARDINIERS AMATEURS

Le texte interdit aux personnes privées ou publiques d’utiliser, à partir du 1erjanvier 2020, les produits phytosanitaires pour l’entretien des espaces verts, des forêts ou des promenades « accessibles ou ouverts au public et relevant de leur domaine public ou privé », à l’exception des voies ferrées, des pistes d’aéroport ou des autoroutes pour des « raisons de sécurité publique ». Les pesticides pourront par contre toujours être utilisés en cas d’urgence sanitaire.

Par ailleurs, à partir du 1er janvier 2022, la commercialisation et la détention de produits phytosanitaires à usage non professionnel seront interdites. Cette disposition vise les 45 % de Français qui possèdent un jardin ou un potager. Au total, cette loi concerne 5 à 10 % des pesticides utilisés en France — le reste étant destiné à l’agriculture.

PRODUITS DANGEREUX

« Ce texte est une grande avancée qui va changer la vision et le comportement des gens par rapport aux pesticides, se félicite Brigitte Allain, rapporteuse (EELV) de la proposition de loi et députée de la Dordogne. S’ils ont pu donner l’illusion d’une solution miracle pour leurs utilisateurs, ces produits sont avant tout dangereux, pour les hommes et les écosystèmes. »

En juin, une vaste expertise collective pilotée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) avançait une « présomption forte » de lien entre certains cancers ainsi que la maladie de Parkinson avec l’usage de pesticides chez les professionnels qui les manipulent. Selon l’étude, l’exposition des femmes enceintes — les agricultrices mais aussi les femmes qui utilisent les pesticides à des fins domestiques — augmente également le risque, pour l’enfant à naître, de tumeurs cérébrales, de leucémies, de troubles de la motricité fine ou de déficit cognitif.

Lire notre synthèse : Pesticides : les preuves du danger s’accumulent

« Les jardiniers et non-professionnels ne sont pas formés pour les manipuler.Même à faible dose, ces produits exposent la population, et notamment les enfants et les femmes enceintes, plus fragiles », confirme François Veillerette, président de l’organisation non gouvernementale Générations futures, association qui se consacre à la lutte contre les pesticides, et qui regrette toutefois le long délai de mise en application de la loi.

Pour Brigitte Allain, ce calendrier doit permettre aux collectivités de former leurs agents à de nouvelles pratiques, et aux industriels d’orienter leur recherche et leur production vers des solutions plus naturelles.

PLANS « ZÉRO PHYTO »

Nombre de communes n’ont toutefois pas attendu la loi pour bannir ou réduire les pesticides : 40 % d’entre elles ont déjà mis en œuvre un plan « zéro phyto », selon le groupe EELV à l’Assemblée. A Versailles (Yvelines), par exemple, les produits phytosanitaires ont été intégralement remplacés par des désherbeurs thermiques et les classiques débroussailleuses et binettes. Ce sont ainsi 130 000 litres de produits chimiques qui ne sont plus déversés chaque année dans la nappe phréatique, selon la mairie, qui assure économiser 25 500 euros par an. En dix ans, les produits chimiques ont également été réduits de 95 % à Nantes et de 90 % à Rennes.

Reste que la France est le premier consommateur de pesticides en Europe. Le plan Ecophyto, lancé en 2008 à la suite du Grenelle de l’environnement afin de réduire l’usage des produits phytosanitaires de 50 % d’ici à 2018, ne montre pas les résultats escomptés.

Source : lemonde.fr

 

 

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