L’AU dans le monde

Une nouvelle start-up nommé ” Terre de Monaco ” voir le jour à Monaco !

Nous avons pour but de produire de l’agriculture urbaine, en particulier des potagers de fruits et légumes écologiques sur les toits et les alentours de la Principauté, tout en commercialisant les produits issus de ces exploitations sous son propre label.

Ce projet est innovant et valorise les espaces plats par la création de potagers hors sol qui respectent les valeurs de la culture bio et de la permaculture. Les produits régionaux sont récoltés et destinés à la consommation locale : cantines, restaurants, marchés, épiceries, particuliers, etc…

Terre de Monaco propose de produire et manger des fruits et légumes locaux, dans le respect du cycle des saisons. C’est un geste écologique fort qui limite le transport des aliments et l’emballage des produits et qui surtout fait la promotion du bon goût et d’un art de vivre sain !

– Nous utilisons des semences certifiées AB.
– Nos potagers hors sol se présentent sous la forme de bacs  fabriqués à l’aide de planches de bois brut qui seront certifiés PEFC : provenant de forêts gérées de manière durable. Nos potagers hors sol se présentent sous la forme de bacs  fabriqués à l’aide de planches de bois brut qui seront certifiés PEFC : provenant de forêts gérées de manière durable.
– Nous avons opté pour la micro-irrigation automatique alimentée en électricité par des panneaux solaires.
– Nous avons développé, en partenariat avec différents experts, des techniques issus de la bio-intensive et de la permaculture.

1. Contrat d’exploitation

Vous mettez à disposition une parcelle qui sera exploitée par Terre de Monaco en échange de :

– Une prise en charge des coûts d’entretiens éventuels

– Un métayage (une partie de la production) 

– Un fermage (un loyer)

Tout sera pris en charge par notre société: l’évaluation des contraintes techniques (portance, protection de l’étanchéité, accès à l’espace), les études d’architectes et l’aménagement.

2. Contrat de prestataire

Ce contrat s’adresse en priorité aux particuliers qui ont un toit, une terrasse ou un balcon privé et souhaitent y aménager un potager. Terre de Monaco s’engage à concevoir ce potager et à l’entretenir tout au long de l’année en échange d’un coût forfaitaire.

Les restaurants et cantines ont aussi la possibilité d’opter pour cette prestation. Terre de Monaco propose une collaboration personnalisée avec chaque chef de cuisine afin de répondre au plus près à leurs désirs.

Un potager sur le toit de son immeuble présente d’autres avantages:

  • Augmentation de la durée de vie du toit par la protection et le rafraîchissement du toit; sans cela l’alternance 
    entre les changements de température et le rayonnement du soleil altère le revêtement du toit. 

  • entre les changements de température et le rayonnement du soleil altère le revêtement du toit. 

  • Maintien de la chaleur en hiver et de la fraîcheur en été dans les pièces situées directement sous le toit.

  • Rétention des eaux de pluie; le substrat absorbe une partie des eaux de pluie et en limite le rejet dans le réseau de collecte.

Un projet financé en partie via le crowdfunding

Après avoir répertorié l’ensemble des surfaces potentiellement disponibles dans la Principauté et estimé qu’elle pouvait viser 3000m2 de superficies cultivées d’ici quatre ans, Jessica a mené une phase de test en conditions réelles chez un ami à La Turbie, sur les hauteurs de Monaco. Car le projet de la jeune Jurassienne ne se limite pas aux frontières monégasques mais vise également les communes françaises limitrophes du micro-état, sur la Côte d’Azur.

Imaginé depuis plusieurs mois, le projet Terre de Monaco devrait voir le jour d’ici peu. Et Jessica se réjouit de pouvoir déjà compter sur une dizaine de prospects parmi des entreprises et des propriétaires de grands bâtiments, ou encore des personnes très influentes de la Principauté.

Inauguration de l’entreprise Terre de Monaco !

Dans le New Jersey, cette ferme urbaine produira bientôt 900 tonnes de nourriture !

L’entreprise AeroFarms, spécialisée dans l’agriculture urbaine va exploiter à partir de septembre la plus vaste ferme verticale au monde. Avec son système d’aéroponie très peu coûteux en terre et en eau, ce modèle vise à répondre aux nouveaux défis de l’agriculture.

Les fermes verticales consistent en des cultures empilées sur plusieurs étages et développées dans des environnements contrôlés. (Crédit : AeroFarms.com)

Des plantes cultivées dans des tours, à la lumière de lampes. C’est le modèle d’agriculture mis au point par AeroFarms, une entreprise spécialisée dans l’agriculture urbaine, pour économiser l’eau et préserver les sols.

« L’agriculture commerciale s’efforçant de produire suffisamment de nourriture pour notre population en hausse, les sols ont été éprouvés au point de devenir toxiques dans certains cas », lit-on sur le site de l’entreprise.

En septembre, AeroFarms commencera à semer dans la plus vaste ferme verticale au monde : un espace de 6 500 m² aménagé dans une ancienne usine qui abrite déjà le siège de l’entreprise à Newark, en périphérie de New York, dans le New Jersey. Une superficie qui dépasse celle de la ferme hors-sol du groupe Mirai à Miyagi, au Japon, qui était jusqu’ici la plus grande exploitation urbaine au monde. Construite après le séisme de 2011 afin de protéger l’agriculture d’éventuelles futures radiations nucléaires, elle s’étend sur 2 500 m².

Cofondé en 2004 par trois américains, AeroFarms a déjà développé trois fermes hors-sol dans le New Jersey. Toutes produisent des denrées locales aujourd’hui vendues dans les environs. La nouvelle ferme devrait quant à elle permettre de produire plus de 900 tonnes de plantes par an, à raison de trente récoltes chaque année. Pour l’instant, l’entreprise ne cultive que des herbes et des salades, mais elle dit pouvoir produire plus de 250 variétés différentes avec son système.

Les fermes verticales consistent en des cultures empilées sur plusieurs étages et développées dans des environnements contrôlés. AeroFarms a opté pour un système d’aéroponie, à ne pas confondre avec l’hydroponie, qui consiste à cultiver dans une solution à forte teneur en nutriments. En aéroponie, les racines sont nues et alimentées grâce à une « brume » nutritive. Les feuilles des végétaux sont séparées des racines par un tissu en plastique recyclé. Ces dernières sont « nourries » par une lumière artificielle produite par des LED, tandis que les racines reçoivent, à intervalles réguliers et sous forme de vapeur, une solution riche en nutriments.

Les feuilles reçoivent la lumière de LED, tandis que les racines sont vaporisées à intervalles réguliers. (Crédit : AeroFarms.com)

Les feuilles reçoivent la lumière de LED, tandis que les racines sont vaporisées à intervalles réguliers. (Crédit : AeroFarms.com)

Un modèle économe en eau et en espace, mais beaucoup plus coûteux

L’entreprise emploie ni pesticide, ni herbicide. Pour prévenir les maladies, elle récolte en temps réel des données sur ses cultures :

« Nos scientifiques ont accès à plus de 30 000 points de données à chaque récolte. Ils sont constamment en train de revoir, tester et améliorer notre système de culture, en utilisant des analyses prédictives pour produire un meilleur résultat », explique AeroFarms sur son site.

Selon AeroFarms, ce modèle d’agriculture nécessiterait 95 % moins d’eau qu’une ferme traditionnelle, tout en assurant un gain de temps de 50 %. Également économe en espace, il est en revanche beaucoup plus coûteux en terme de consommation d’énergie et d’infrastructure. Mais AeroFarms peut compter sur le concours de plusieurs partenaires, dont Goldman Sachs, qui a investi 30 millions de dollars (environ 27 millions d’euros) entre 2013 et 2015 pour développer cet espace. Preuve qu’au delà de son potentiel agronomique, la culture de fruits et légumes en ville pourrait aussi aussi s’avérer rentable.

Source : http://www.wedemain.fr

Une première ferme verticale en aquaponie ouvre ses portes à Montréal !

Plusieurs curieux se sont déplacés pour l’inauguration de cette ferme urbaine, une première au Québec. Des conteneurs récupérés forment la charpente de la ferme, bâtie sur deux étages.

À l’étage du bas, quelque 500 tilapias nagent dans trois bassins. En haut, 400 plants – du chou frisé, des fraises, des pensées sauvages, des tomates, entre autres – poussent, les racines dans l’eau.

Olivier Demers-Dubé, qui est à l’origine du projet, espère ainsi créer un « circuit fermé de production alimentaire ».

On nourrit les poissons qui produisent une eau riche en nutriments qu’on va envoyer aux plantes, qui s’en nourrissent comme du compost. Une fois qu’elles s’en nourrissent, elles purifient l’eau, qui est renvoyée aux poissons.

Olivier Demers-Dubé, cérateur du projet

À terme, les poissons atteignent 50 centimètres.

La ferme est avant tout un projet éducatif, conçu pour démontrer la viabilité économique et les avantages environnementaux de ce type d’agriculture urbaine. « On peut produire la même quantité de nourriture avec 80-90 % moins d’eau que l’agriculture traditionnelle », souligne le cofondateur de l’organisme Écosystèmes alimentaires urbains (ÉAU).

Le problème du froid

Des pays comme les États-Unis et l’Australie, qui ont connu une grande sécheresse au cours des années 2000, expérimentent l’aquaponie. Au Québec et dans d’autres pays froids, le climat « est un enjeu », reconnaît Olivier Demers-Dubé. ÉAU cherche toutefois des solutions pour rendre ce type d’agriculture rentable.

Émilie Nollet (droite) et Olivier Demers-Dubé (gauche), d'ÉAU, inaugurent la ferme urbaine avec le maire François Croteau.
Émilie Nollet (gauche) et Olivier Demers-Dubé (droite), d’ÉAU, inaugurent la ferme urbaine avec le maire François Croteau.  PHOTO : RADIO-CANADA/LAURENCE NIOSI

La ferme verticale sera à la place Shamrock jusqu’au 15 octobre. Ses créateurs veulent développer le concept dans des structures permanentes, dans une usine ou un entrepôt.

L’arrondissement Rosemont-La Petite-Patrie aimerait bien les accueillir, affirme le maire François Croteau, qui était présent à l’inauguration. Une nouvelle réglementation facilite d’ailleurs ce type de projet. Dans son arrondissement, il ne faut plus faire de demande de dérogation pour proposer de tels projets. « C’est gratuit », dit-il.

L’arrondissement flirte déjà depuis un temps avec l’agriculture et la production en milieu urbain. Il y a quelques années, Rosemont-La Petite-Patrie est devenu le premier arrondissement de Montréal à autoriser la réintroduction des poules dans le milieu urbain. Et d’ici quelques semaines, des moutons vont paître au parc du Pélican.

Source : http://ici.radio-canada.ca

Des cultures et des villes, vers une agriculture urbaine !

Qu’est ce que cette agriculture urbaine ? Une mode ? Un peu de vert pour articles de magazines ? Est-ce une utopie qui revient nous hanter à espace régulier, ou une expérience pleine d’avenir ?

Comment de grandes métropoles comme Paris, New York ou Berlin s’accommodent-elles de la pollution, du manque d’espace et de terre cultivables ?

Dans ce documentaire, on suit plusieurs expériences concrètes. Depuis les adeptes du pâturage des moutons en ville jusqu’aux projets futuristes de fermes verticales, on verra que cette agriculture urbaine accueille toutes les diversités – et des visions parfois difficiles à concilier.

Source : Un documentaire de 53′, produit par AgroParisTech et réalisé par Jean-Hugues Berrou

À Montréal, les jardins autonomes squattent les toits ! 

À Montréal, les habitants investissent les toits bétonnés pour construire des serres, faire pousser des plantes potagères, tropicales ou médicinales. Une effervescence qui permet de développer des projets sociaux, éducatifs ou scientifiques, et de se réapproprier l’espace urbain. Petite visite guidée dans ce nouveau monde vert.

Douzième étage. Une affiche indique la direction du « projet Greenhouse ». Une volée de marches à gravir et l’on débouche sur un petit paradis vert au milieu de la ville, une serre posée sur les toits de l’université de Concordia à Montréal. Arlène y jardine. Passionnée par ce projet, elle nous promène le long du jardin suspendu, divisé en plusieurs carrés. L’un est réservé aux plantes tropicales, un autre aux plantes aquatiques et à l’écologie forestière. L’espace dans lequel Arlène s’est beaucoup investie ces dernières semaines est quasiment vide. Et pour cause : « Nous avons produit ici 15.000 plants de semis, qui ont été distribués dans plus d’une trentaine de jardins, explique t-elle. Des jardins cultivés par des familles, des personnes âgées, des étudiants, qui durant tout l’été vont en récolter les fruits. »

De la « guerilla gardening » à l’école d’agriculture

Une autre « jardinière urbaine », Laurence Fauteux, est également présente. Après un stage en agriculture urbaine à Cuba, elle a pris conscience à son retour à Montréal des difficultés pour trouver en ville des semis de plantes potagères de bonne qualité. Elle se lance alors dans le projet Vert ta ville. L’idée ? « Avec quelques étudiants, nous nous sommes appuyés sur des professionnels travaillant dans des jardins collectifs autour de Montréal pour réaliser des semis, explique-t-elle. Au programme : les fertilisants naturels, les herbes et préparations médicinales. » La douzaine d’étudiants mobilisés ont remis gratuitement plusieurs milliers de semis aux jardins. « Nous avons veillé à prendre des variétés non hybrides et reproductibles que l’on a achetées à des organismes qui conservent une partie de leurs récoltes pour faire des semences  », assure Laurence.

À quelques stations de métro de l’université de Concordia se trouve l’UQAM, l’université du Québec à Montréal. Derrière l’édifice, on découvre la fraîcheur d’un jardin de plantes médicinales, équipé de compost. Sophie Rémy travaille au CRAPAUD, le Collectif de recherche en aménagement paysager et en agriculture urbaine durable. « Il y a trois ans, il y a eu ici une « guérilla gardening » au cours de laquelle une dizaine d’étudiants ont pris des pelles, des graines et les ont plantées. Aujourd’hui, cette initiative s’est transformée en structure autonome. » Les membres du collectif organisent chaque été une école d’agriculture pour les enfants et participent à la réalisation de plusieurs jardins sur les toits. « Les listes d’attentes pour avoir accès à un jardin sont phénoménales, il faut attendre parfois cinq ans, déplore Sophie.

« La Mecque » de l’agriculture urbaine

Les toits ont un formidable potentiel. L’ONG Alternatives l’a bien compris. Cette organisation développe depuis 2003 le projet « Des jardins sur les toits ». En récupérant les espaces inutilisés que sont les toits, les terrasses et les balcons, Alternatives crée de nouveaux espaces verts et productifs afin de contribuer à l’écologie urbaine. « Nous avons aussi développé une méthode culturale hors-sol qui ne donne plus aucune excuse aux gens de ne pas jardiner », s’amuse Gaëlle, salariée de l’ONG. Cette technique, ce sont des bacs à réserve d’eau, mobiles et adaptables. Les gens peuvent fabriquer eux-mêmes leur propre contenant et acquérir ainsi leur autonomie. Universités, résidences ou jardins collectifs participent au projet. « Certains disent que Montréal est la « Mecque » de l’agriculture urbaine », sourit Gaëlle. Pour Luc Rabouin du Centre d’écologie urbaine de Montréal, pas de doute, il y a ici une effervescence d’initiatives en matière d’agriculture urbaine.

Les jardins collectifs, comme les jardins sur les toits, se multiplient depuis quelques années. Ils se distinguent des jardins communautaires – qu’on appelle « jardins partagés ». Ceux-ci sont gérés par la ville de Montréal et découpés en petits lots selon les demandes des habitants. Les jardins collectifs sont initiés par des ONG ou des groupes d’habitants, et sont donc plus difficiles à identifier. « On ne peut pas être au courant de tout ce qui se passe », reconnaît Gaëlle.

Changer le système par les jardins urbains ?

Le Crapaud travaille actuellement sur un répertoire des initiatives d’agriculture urbaine à Montréal mais ne dispose pas encore de chiffres. Pourquoi un tel engouement pour l’agriculture urbaine à Montréal. « C’est une porte d’entrée à une foule de sujets, explique Gaëlle d’Alternatives. Via l’agriculture urbaine, on peut parler de souveraineté alimentaire, d’OGM, de qualité des semis, d’îlots de chaleur. Mais on peut aussi entrer dans des questions sociales, comme l’isolement, l’inactivité chez les jeunes ou le détachement envers l’alimentation ». « Le jardin crée un tissu social, une vie de quartier. Les gens sont moins isolés », poursuit Sophie Rémy. Pour elle, l’agriculture urbaine invite à un changement de système culturel, économique et social.

Quels sont les effets sociaux de ces projets ? Difficile à dire, car améliorer les conditions de vie et multiplier les espaces verts dans un quartier peut faire monter le coût de l’immobilier et pousser à l’exil les moins fortunés. Comment éviter cet écueil ? « Les seules options pour l’instant consistent à maximiser la construction de logements collectifs sous forme de coopératives d’habitations ou de logements publics, afin qu’ils restent en dehors du marché », propose Luc Rabouin. Autre limite : le suivi et la pérennité des projets. La création d’un jardin sur les toits dans un collège du vieux Montréal a suscité beaucoup d’enthousiasme. Mais peu de bénévoles participent à la mise en bac. Et pendant les vacances, les plantes dépérissent, faute d’entretien. Pour Nicolas, militant du Mouvement québécois pour une décroissance conviviale, « c’est la preuve qu’il y a là un vivier d’emplois énormes. Pourquoi ne pas créer des postes de jardiniers urbains ? »

Prochaine étape pour les jardins sur les toits : passer à des projets à plus grande échelle. « Nous tournons notre regard vers des entreprises et institutions qui ont des bâtiments avec une capacité importante, explique Luc Rabouin. Il y a énormément de toits plats et bétonnés à Montréal où l’on pourrait produire des aliments socialement utiles pour des personnes ayant des difficultés d’accès à des légumes de saison. » Un défi social et environnemental qui permettrait de rendre utiles l’ensemble des espaces disponibles.

Source : bastamag.net

La ferme en aquaponie des abattoirs s’étalera sur 4000m2 de toit

La ferme s’implantera sur le toit du Foodmet, la halle maraîchère inaugurée en mai 2015

La ferme aquaponique des abattoirs d’Anderlecht en Belgique sera développée sur près de 4000m2. Elle s’implantera comme prévu sur le toit de la nouvelle halle marchande du Foodmet. On cherche encore le restaurateur qui bénéficiera de ce lien ultracourt entre champ et assiette.

La ferme urbaine, annoncée depuis plus d’un an sur le toit des abattoirs de Cureghem, se dévoile progressivement. Abattoir SA, qui gère l’endroit, annonce en effet que la toiture plate de sa nouvelle halle alimentaire recevra son équipement vert dès 2016.

Il s’agira comme on vous l’avait déjà révélé d’une ferme aquaponique de 4000m2, «première européenne en agriculture urbaine». Précisons que l’aquaponie combine pisciculture et hydroponie pour produire à la fois des poissons et des fruits, légumes et plants aromatiques. Ce sont les déjections des poissons qui font office de fertilisant.

Un restaurant

Un deal a été signé le 6 octobre entre Abattoir et BIG (Building Integrated Greenhouse), l’entreprise qui louera l’espace de toiture et exploitera la ferme urbaine. Cette dernière est déjà active à Berlin et Bad Ragaz, en Suisse, avec 2 fermes urbaines aquaponiques «de taille similaire» à celle d’Anderlecht.

Par ailleurs, l’aménagement d’un restaurant doté d’une terrasse est également lancé. Son gros œuvre est terminé, mais il cherche encore son exploitant. «Un défi à relever pour celui qui souhaite s’implanter à Bruxelles tout en profitant d’un circuit court du champ à l’assiette», relève Abattoir. «Car il n’est pas possible d’avoir de la marchandise plus fraîche». Nous vous révélions déjà quelques détails de ces projets lors de l’inauguration fin mai 2015 du Foodmet, le nouveau marché couvert de Cureghem.

La ferme en aquaponie des abattoirs s’étalera sur 4000m2 de toit Le Foodmet, inauguré en mai 2015, a été conçu pour supporter le poids de la ferme. -Abattoir Solidifier

Il a évidemment fallu parer la structure de béton du Foodmet à supporter le poids d’une ferme capable de produire mi-2016 «de façon rentable» sur ces 4000m2 d’aquaponie. ce qui ne va évidemment pas sans quelques précautions puisqu’une toiture n’est pas nécessairement adaptée pour soutenir des centaines de m3 d’aquariums. «Le bureau d’architecture ORG a donc adapté ses plans du Foodmet, dont la stabilité de la construction et l’augmentation de la capacité de charge de la toiture», précise Abattoir.

La ferme en aquaponie des abattoirs s’étalera sur 4000m2 de toit À terme, Abattoir cherche à redynamiser tout le quartier de Cureghem. -Abattoir Cette ferme aquaponique répond en fait à un appel à projets pilotes en matière d’agriculture urbaine lancé par la Région lors de la précédente législature, en 2010. La halle du Foodmet elle-même et son nouvel équipement sont financés par un budget de 18 millions€, dont 7,5 millions via le fonds Feder.

Après cette première enveloppe, Abattoir a aussi reçu un complément de budget Feder de 9 millions pour mener à bien un plan directeur plus global dont fait partie la revalorisation du marché couvert. Ce masterplan est destiné à repenser tout le site, à réimplanter logement et petits commerces dans le quartier et à accroître la mixité de fréquentation, qui s’élève à 100.000 visiteurs par week-end. Un objectif auquel concourent clairement la ferme et le restaurant.

Source : http://www.lavenir.net

 

Une serre aquaponique géante à Montréal

laitue montreal serre aquaponique (3)

Cette ferme aquaponique est située à 45 minutes de route au nord de Montréal au Québec. Sans aucun engrais chimique, aucun insecticide ni fongicide ou algicide, cette serre familiale a déjà produit plus de 2,6 millions de laitues et plus de 121 000 filets de truite fumée depuis sa première récolte en juin 2005. Le tout en utilisant que 2,5 l d’eau par minute. C’est une percée majeure au niveau de la conservation de l’eau. Au fil des années, cette culture aquaponique a réussi à perfectionner ses systèmes pour parvenir à de tels résultats.

Les filets de truite sont fumés à chaud et à froid sur le site avec du bois d’érable. La technique à froid offre une texture crue qui est servie glaitue montreal serre aquaponique (2)énéralement en Carpaccio avec des câpres. Les filets de truite fumés à chaud offrent quant à eux une saveur fumée très appréciée et une texture proche d’un poisson parfaitement cuit.

Marc Laberge est un icthyobiologiste autrement dit un biologiste spécialiste des poissons qui a plus de 23 ans d’expérience en technologie de recirculation. Il est de plus consultant aquatique depuis 1991. Il a approfondi ses connaissances sur les systèmes de recirculation au centre national de référence en parasitologie de l’université McGill. Il a multiplié les expériences comme dans les camps de pêche au Québec en produisant de la truite mais aussi du tilapia en Chine.

Il a passé plus de 10 ans à mettre au point tous les paramètres dans un laboratoire prototype. Il est ensuite entré en production tout en perfectionnant son système pour maximiser le rendement. Son principal objectif était de maintenir la qualité du poisson et de la laitue à son paroxysme. Il confie que le plus difficile a été de trouver la bonne stabilité chimique de l’eau. Elle est aujourd’hui assurée puisque ses laitues et ses poissons prospèrent dans ses systèmes.

Mais cette serre est aussi une aventure humaine puisque Marc Laberge est fier d’employer des personnes ayant une déficience intellectuelle. Une ferme aquaponique requiert l’exécution de tâches répétitives qui sont parfaites pour les personnes ayant une déficience intellectuelle. À partir du moment où ils ont le droit de travailler, ils méritent de gagner un salaire et de se sentir ainsi valorisés. Beaucoup de déficients intellectuels vivent dans des foyers faute d’entreprises pour les engager. Marc est ainsi un précurseur dans le domaine.

Pour plus d’information, n’hésitez pas à les contacter:

Marc Laberge, président
Cultures Aquaponiques M.L. inc.
35 rue Brissette
Sainte-Agathe-des-Monts (Québec) Canada
819-323-3777
cultures.aquaponiques@bellnet.ca

Source : http://www.cultures-aquaponiques.com/index_fr.htm et http://www.aquaponiefrance.com

Agriculture urbaine : ce dont elle est capable

AGRICULTURE UBRAINE

Qui se souvient encore qu’il y a moins de 150 ans, Paris était encore entourée de fermes, d’élevages, bref d’une ceinture agricole qui nourrissait la ville… Ou encore que deux siècles plus tôt, la capitale était parsemée de champs, et même de pâturages où paissaient vaches et cochons? Plus grand monde.

Depuis, l’invention du chemin de fer et du camion frigorifique ont repoussé l’agriculture loin des villes, et parfois même à l’autre bout du monde. Mais l’agriculture dans la ville appartiendrait-elle nécessairement au passé? Pas forcément. Alors que s’ouvre le Salon de l’Agriculture ce samedi 22 février, porte de Versailles, à Paris, les organisateurs de l’événement ont souhaité, élections municipales obligent, mettre à l’honneur ces cultures d’un nouveau genre.

Potagers sur les toits, fermes verticales high tech, jardins ouvriers du siècle dernier ou encore bunkers agricoles comme à Londres, derrière les belles promesses de ces projets en apparence enthousiasmants, l’agriculture urbaine recoupe donc des réalités diverse. Alors comment la définir ?

« L’agriculture urbaine, c’est l’idée d’une agriculture tournée vers la ville, qui utilise des ressources, des déchets et une main d’oeuvre de la ville », résume Jeanne Pourias, doctorante à l’école AgroParisTech. Mais est-elle pour autant capable de nourrir la ville ou sa vocation se trouve-t-elle ailleurs? Tour d’horizon de ce que peut ou au contraire ne peut pas faire l’agriculture urbaine, exemples à l’appui.

Rendre la ville plus durable ?

L’agriculture urbaine peut le faire, c’est d’ailleurs ce qui la définit et ce qui explique sa présence de plus en plus importante dans les programmes politiques ancrés à gauche. Parce qu’ils sont localisés à proximité de ou dans un environnement urbain, les projets d’agriculture urbaine ont pour vocation de réduire les distances de transport des denrées agricoles qui sont produites et consommées sur place. À cet égard, deux modèles de fermes urbaines se distinguent.

Low tech contre high tech, à Paris, le potager sur le toit de l’école AgroParisTech insiste sur la récupération, le recyclage et les écosystèmes. Les déchets urbains produisent un compost utilisé pour faciliter les cultures tandis que vers, insectes et champignons contribuent à entretenir et nourrir les sols. Même chose à l’AgroCité de Colombes, où des équipements servent à récupérer de l’eau pluviale, traiter biologiquement ces eaux (phytoépuration) mais aussi produire de l’énergie solaire et du biogaz. Bref, un recours au bon sens, à moindre coût.

Autre continent, autre modèle. Outre-atlantique, un nombre croissant de projets d’immenses fermes verticales voient le jour depuis une quinzaine d’années environ.

ferme verticale

Pharaoniques, l’un des plus célèbres d’entre eux est le très ambitieux projet The Vertical Farm, signé Dickson Despommier, un architecte urbaniste et écologiste, professeur à l’Université de Columbia. Si cette ferme verticale fait la part belle aux énergies renouvelables, « il y a encore beaucoup à faire pour que ce soit réalisable techniquement », analyse Jeanne Pourias.

L’objectif visé est un rendement 4 à 6 fois supérieur à celui d’un hectare de culture classique, mais le projet fait face à un obstacle de taille: son coût de production. 60 hectares de cultures verticales nécessiteraient un investissement oscillant entre 80 et 100 millions de dollars soit une fourchette oscillant entre 60 et 75 millions d’euros.

Rendre la ville autosuffisante?

Ce sera difficile. Prenons à nouveau l’exemple des fermes verticales. Comme l’expliquait récemment l’agronome britannique Erik Murchie au Guardian, « faire pousser du riz, du maïs ou du blé requiert une biomasse importante, de 5 à 12 tonnes par hectare de céréale, mais pour ce faire, il faudrait accumuler près de 20 tonnes de matière sèche en altitude dans ces fermes verticales ».

Dit autrement, les céréales, une catégorie d’aliments essentiels, échappe à l’agriculture urbaine. Il en va de même pour l’élevage et ses pâturages, eux aussi gourmand en surface (à l’exception des gallinacées, à petite échelle toutefois).

Mais si elle n’est pas capable de subvenir à tous les besoins de la ville, l’agriculture urbaine s’impose comme un complément. En région parisienne, ce serait déjà le cas. « Une exploitation sur quatre est engagée dans au moins une forme de circuit-court », rappelle Jeanne Pourias. Et ça ne serait qu’un début.

Toujours à Paris, intra-muros cette fois-ci, une étude de l’Atelier parisien d’urbanisme (APUR) estime que la surface potentiellement végétalisable est de 320 hectares, dont 80 seraient « facilement » végétalisables. « Si l’on prend une hypothèse très simplificatrice et optimiste de 5 kilos de légumes frais par m2 sur 320 hectares, cela ferait 32.000 tonnes de légumes par an, soit quand même de quoi alimenter 230.000 Parisiens en légumes frais », remarque l’ingénieur Nicolas Bel qui a créé un potager sur le toit de l’école AgroParisTech. Pas de quoi nourrir une ville comme Paris donc, mais un potentiel à exploiter pour y contribuer.

Nous faire consommer des produits frais?

C’est le principal intérêt de l’agriculture urbaine, ce qui ne veut pas dire que toutes les espèces ont intérêt à être cultivés en ville. « La ville est surtout avantageuse pour ce qui est des légumes et des végétaux les plus fragiles, ceux qui risquent par exemple de perdre leurs qualités nutritives dans le transport », explique Nicolas Bel. Certains légumes lourds comme les carottes et les pommes de terre se conservent bien et n’ont donc pas forcément intérêt à être cultivés en ville.

À Montréal au Québec, les deux serres des fermes Lufa, installées sur des toits, cultivent plus de 50 types de végétaux parmi lesquels 22 variétés de tomates, 3 variétés d’aubergine, 2 variétés de concombre, 4 variétés de poivrons, 4 variétés de verdures, plusieurs herbes et micropousses. Environ 2 tonnes de légumes sont récoltés chaque jour. « Les semences sont choisies pour leur goût, leur texture, leur qualité nutritionnelle, mais pas pour leur capacité à résister au transport sur de longues distances », précise leur responsable de la communication Laurence Deschamps-Léger.

C’est la raison pour laquelle les projets d’agriculture urbaine les plus imposants se concentrent sur les végétaux les plus fragiles. Pour s’en convaincre, direction Chicago où un hangar abrite une ferme d’un nouveau genre. Son nom: FarmedHere (cultivé ici). Avec près de 8.400 mètres carrés de cultures hydroponiques en intérieur, il s’agit de la plus grande ferme verticale du monde. Ce qu’on y fait pousser? Essentiellement du basilique, de la salade, de la roquette.

Même chose à Singapour où les fermes verticales de SkyGreens servent à cultiver chou chinois, brocoli et salades afin de limiter la dépendance de la Cité-État aux importations de ses pays voisins.

Proposer des légumes moins chers?

Pas forcément. Qu’il s’agisse des légumes de la Brooklyn Grange, le plus grand potager sur toit du monde, des salades de la ferme FarmedHere ou des légumes de Fermes Lufa, l’absence de transport n’est pas nécessairement synonyme d’économies. En réalité, tout dépend des projets. Et si certains ont une vocation commerciale, d’autres, à l’instar de nombreuses associations ou encore des anciens jardins ouvriers (environ un tiers de la surface maraîchère à Paris) proposent d’offrir un espace aux citadins afin qu’ils cultivent eux-mêmes leurs légumes.

Pour les avocats de l’agriculture urbaine, créer de nouvelles surfaces cultivables a un but: garantir l’accès à une alimentation de qualité pour tous les citadins: « On sait que lorsque le pouvoir d’achat diminue, les fruits et les légumes sont les premiers aliments à disparaître du régime alimentaire tandis que, d’autre part, les disponibilités alimentaires moyennes à l’échelle d’un pays ne présagent pas de la bonne répartition de ces aliments, ni de la bonne santé de ses habitants », explique Jeanne Pourias.

Dans certains cas, les fermes urbaines remplissent une fonction alimentaire de base. En totale déshérence, la ville de Detroit s’est imposée

Créer du lien social

Là encore, il convient de distinguer les projets à vocation commerciale, et ceux qui s’intègrent dans un véritable projet de société. À Montreuil par exemple, le jardin partagé de l’Association des femmes maliennes permet à ces femmes souvent isolées de se réunir autour d’un projet commun. Au-delà de cette fonction sociale, ces jardins communautaires, plusieurs centaines en France, permettent de partager savoir-faire et connaissance. « S’approprier son alimentation, éduquer les enfants, il y a une véritable fonction pédagogique », remarque Jeanne Pourias.

Jardins pédagogiques… ou encore thérapeutiques. Le plus souvent attachés à des établissements accueillants des personnes âgés, ils permettent de stimuler les patients atteints de la maladie d’Alzheimer. « Le goût et l’odorat sont de puissants moteurs de mémoires », remarque l’ingénieur Nicolas Bel, qui installera dans quelques semaines l’un de ces jardins au Centre Robert Doisneau, à Paris. Hébergeant un EHPAD ainsi qu’un Institut médico-éducatif (IME), le jardin accueillera également des enfants autistes. « Ils n’ont souvent pas de sens du temps qui passe, voir pousser des plantes et des légumes les aide ».

Diversité des finalités, diversité des formes, loin d’être uniforme… « Là où l’agriculture urbaine peut aider, analyse Jeanne Pourias, c’est à mon avis dans cette offre de proximité, adaptée aux contextes économiques, culturels, etc, dans lesquelles elles voient le jour… Et la diversité de ces formes est un atout parce qu’il n’y a pas de solution unique, mais plein de petites solutions qui peuvent permettre de résoudre certains problèmes, dans certains contextes », conclut-elle.

Source : http://www.huffingtonpost.fr

Singapour parie sur la ferme urbaine verticale

A Sky Greens, une ferme urbaine verticale géante, à Singapour, en 2014.

Imaginez une exploitation agricole composée de 120 tours en aluminium de 9 mètres de hauteur. Une ferme implantée en ville où les légumes se passent de terre pour pousser. Agri-fiction ? Non, c’est l’idée de Jack Ng, 52 ans, qui a créé Sky Greens, la première ferme verticale de Singapour, en octobre 2012. L’ingénieur singapourien a développé une technologie très innovante : grâce à un système rotatif, des bacs remplis de semis et de légumes montent vers la lumière, puis redescendent puiser des nutriments dans des bacs remplis d’eau et de substrat.

Ce n’est pas un hasard si Sky Greens a vu le jour ici, à Singapour, petit confetti de 718 kilomètres carrés pour 5,5 millions d’habitants, l’une des métropoles les plus denses au monde où les tours de béton poussent plus facilement que les légumes. Pour nourrir ses habitants, Singapour doit recourir massivement aux importations. En provenance de 35 pays différents, elles représentent plus de 90 % des besoins alimentaires de la ville.

Les fermes verticales pourraient donc bien être l’une des réponses pour diminuer la dépendance vis-à-vis de l’extérieur et développer l’agriculture locale malgré les contraintes d’espace. Sky Greens produit jusqu’à une demi-tonne de légumes frais par jour sur un espace de 3,65 hectares où s’activent 21 agriculteurs. Sur une exploitation horizontale, il faudrait un terrain dix fois plus vaste et deux fois plus de main-d’œuvre pour obtenir des résultats identiques. Avec ces légumes produits localement dans un environnement maîtrisé, utilisant moins de pesticides que dans une exploitation classique, Jacques Ng a su convaincre FairPrice, l’une des principales chaînes de supermarchés de la cité-État, et un nombre grandissant de consommateurs. Si les légumes sont légèrement plus chers que ceux qui arrivent de l’extérieur, l’argument de la fraîcheur séduit les clients. « Les légumes viennent en général de Malaisie, il faut compter environ trois jours entre le moment où les légumes sont récoltés et leur mise en rayon, explique Jack Ng. Nos légumes arrivent en supermarché dans la journée, au plus tard le lendemain matin. »

Aujourd’hui Sky Greens fournit environ 1 % des besoins de l’île en légumes verts. C’est encore une goutte d’eau mais les initiatives se multiplient et Singapour voit germer une nouvelle génération de pionniers alliant agriculture et innovation, en quête de solutions pour limiter la dépendance alimentaire. Sur le toit d’un immeuble d’Orchard Road, la principale artère commerçante de Singapour, Allan Lim cultive sur 600 mètres carrés basilic, menthe poivrée, laitues, mais aussi tomates, courgettes, aubergines et même potimarrons. Il y a tout juste un an, avec cinq partenaires, cet entrepreneur a créé Comcrop. « À Singapour, nous manquons de place, les toits peuvent être de formidables espaces à convertir pour l’agriculture », explique Allan Lim.

À la différence de Sky Greens qui utilise l’hydroponie, Comcrop fait appel à l’aquaponie. Cette technique innovante lie production animale en milieu aquatique et production des plantes. L’exploitation fonctionne comme un mini-écosystème dans lequel on trouve d’un côté l’élevage de poissons, de l’autre une culture maraîchère hors-sol, et entre les deux des bactéries et un système de pompes pour réguler l’eau. Aujourd’hui Allan Lim récolte chaque jour 3,5 kilogrammes d’herbes aromatiques qu’il vend aux chefs cuisiniers et à certains sites en ligne spécialisés. Mais ce chef d’entreprise voit grand. D’ici 2016, il compte ouvrir une nouvelle ferme sur le toit de plus de 4 000 mètres carrés pour assurer l’approvisionnement des entreprises agroalimentaires. Pour encourager les innovations et la recherche dans le secteur agricole, l’AVA, l’autorité agroalimentaire et vétérinaire de Singapour, a créé en 2014 un fonds doté de 43 millions d’euros sur cinq ans.

Une famille américaine fait pousser 3 tonnes de nourritures bio par an dans son jardin

La famille Dervaes vivant en Californie dans leur jardin

Aux États-Unis, à 15 minutes du centre-ville de Los Angeles, une famille fait sa révolution en créant sa propre ferme urbaine qui produit assez de nourriture pour être auto-suffisante.

C’est à Pasadena en Californie, que vie la famille Dervaes au milieu d’une micro ferme de 370 mètres carrés. Devenue une véritable ferme urbaine, elle produit 2,7 tonnes de nourriture par an, ce qui rend la famille auto-suffisante en nourriture. Cet exemple donne une idée et fait réfléchir sur ce qu’il est possible de faire dans un endroit assez commun, à une dizaine de minutes du centre-ville.

Un objectif : manger des légumes du jardin 100% bio

Vous pensiez ne pas pouvoir faire pousser beaucoup de nourriture en milieu urbain ? En êtes-vous vraiment sûr ? L’histoire des Dervaes va vous faire changer d’avis. Dans un jardin de 370 mètres carrés, la famille Dervaes arrive à faire pousser 2.700 kilos de nourriture par an (6.000 pounds) avec beaucoup de sueur, de courage et quelques larmes.

Jules Dervaes a créé cette ferme, il y a plus de 20 ans, avec ses trois enfants, Justin, Anaïs et Jordanne, dans le but de manger une nourriture saine, biologique, sans OGM et cultivée maison. Pour cela, il part d’une réflexion simple et juste : “Nous sommes tous sur le même bateau, sur la même Terre. Aujourd’hui, les gens se posent de plus en plus de véritables questions sur le futur de la planète et ils n’ont plus peur de prendre des risques. J’en fait partie.”

Vue satellite de la ferme des Dervaes

Ce jardin merveilleux fournit aux Dervaes 90% du contenu de leurs assiettes, le reste ne pouvant être produit sur place (blé, riz, avoine, etc). Sur près de 400m², ils arrivent à faire pousser 400 variétés de fruits, légumes et fleurs comestibles, ce qui représente près de trois tonnes d’aliments par an. En plus de cela, ils élèvent huit poulets, quatre canards et deux chèvres qui leur offrent du lait et des oeufs au quotidien. Au final, ils mangent 100% bio tous les jours pour moins de 2 euros par personne. Qui a dit que le bio coûtait trop cher ?

Produire local pour toute la famille, mais pas uniquement

Bien que la surface de son jardin ne soit pas grande, Jules Dervaes s’étonne encore de cette réussite collective : “J’ai toujours pensé que cet endroit était trop petit, qu’il ne serait jamais possible de devenir auto-suffisant. En plus d’arriver à nous nourrir, je n’aurais jamais imaginé un jour vendre mon surplus de légumes.

En effet, la famille n’est pas assez nombreuse pour manger l’intégralité de ce que leur offre la Nature. Ainsi ils vendent leurs excédents à une poignée d’habitués, et même à des grands chefs de restaurant locaux, séduits par la qualité d’une nourriture saine et de proximité.

Cette revente permet aux Dervaes de gagner jusqu’à 20.000 dollars par an, ce qui constitue une part importante de leur revenu.

Une vie plus simple, des factures plus légères

Malgré un revenu plus faible, cette famille américaine ne vit pas dans le besoin. Notamment car les toutes dépenses sont réduites au maximum.

Leur facture d’électricité ne s’élève qu’à 12 dollars par mois. Rien d’impossible lorsqu’on est aidé par un toit solaire. Bannissant le micro-onde dans leur cuisine, il travaille le plus possible à la main. Pour réduire les dépenses, même la facture de carburant est nulle, il fabrique eux-mêmes leur biodiesel à partir de déchets végétaux que leur offre les restaurants voisins.

L’Amérique toute entière s’émerveille de cet exploit familial. Leur site internet et leur blog ont déjà reçu plus de 6 millions de visiteurs.

Des rires, de la sueur et une dose de philosophie

Loin des 35 heures auxquelles beaucoup sont habitués, à la ferme urbaine, chaque membre de la famille travaille en moyenne 10 heures par jour. Un travail qui demande beaucoup d’énergie, qui provoque des rires, de la sueur et amène parfois des larmes.

Les choses ne sont pas tout le temps roses. Régulièrement en désaccord, ils doivent s’efforcer de penser et agir collectif, en mettant souvent de côté leur besoins individuels. En plus de cela viennent s’ajouter les nuisances naturelles qui perturbent leur travail de groupe. Conditions météorologiques, sécheresse californienne, insectes prédateurs, maladies, changements climatiques, certaines récoltes sont moins fluctuantes que d’autres.

Malgré ces aléas, la famille n’échangerait son quotidien pour rien au monde. Jules Dervaes résume sa philosophie ainsi : “J’ai compris très tôt qu’il fallait résoudre le problème alimentaire, car si vous faites pousser votre propre nourriture, vous devenez plus “puissant”, c’est-à-dire moins dépendant de ceux qui essaient de vous contrôler. En fait, je pense que cultiver ses propres aliments est l’une des choses les plus dangereuses à faire. Vous prenez un risque, celui de devenir libre.

Reportages sur la famille Dervaes (en anglais)

Autre reportage

Source : endoriot.com

L’agriculture urbaine se déploie au Grand Casablanca

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L’agriculture urbaine est un vecteur de développement durable. C’est le message clé véhiculé par les responsables du projet «Urban Agriculture Casablanca» (UAC). Ce projet fait partie d’un projet international de recherche dénommé «Megacities» financé par le ministère fédéral allemand de l’Éducation et de la recherche, autour du thème : «Recherche pour le développement durable des mégapoles de demain – Structures optimisées au climat et efficientes en énergie dans les centres de croissance urbaine». Casablanca a été choisie parmi les villes devant bénéficier de ce projet. Les Allemands y ont développé ce concept entre 2008 et 2014, en coordination avec des groupes écologiques, dont l’Association de recherche-action pour le développement durable du grand Casablanca (Aradd) et l’association Terre et Humanisme-Maroc. Le 27 février, les responsables de ces deux entités ont invité la presse dans le cadre de la «Caravane de l’agriculture urbaine», qui vise à dévoiler les résultats qui ont découlé de ces travaux.

Concrètement, quatre projets pilotes ont été mis en place dans la région du Grand Casablanca. Le premier est implanté au niveau du Technopole de Nouaceur, avec un procédé qui vise à réutiliser les eaux usées déversées par les sites industriels à des fins agricoles. «L’emplacement du parc industriel est très attrayant pour les petites et moyennes entreprises et actuellement 80% des eaux usées sont déjà traités à partir de deux étapes de construction. Le Technopôle est géré par l’Office national des aéroports (ONDA) qui ont fourni des efforts considérables pour appliquer des mesures respectueuses de l’environnement.» Le deuxième projet a été développé dans le Douar Oulad Ahmed avec pour objectif la mise en place de pôle d’agriculture urbaine pour contribuer au développement de la zone. Ces habitants bénéficient aussi d’une «Ferme solidaire», ou «Jardin communautaire», et d’un «Jardin scolaire». «Le jardin est utilisé afin d’enseigner l’agriculture biologique aux femmes locales, c’est une opportunité également d’utiliser les récoltes agricoles pour répondre aux besoins de leurs familles. L’eau du hammam local doit être nettoyée dans un marais artificiel et réutilisée dans la «Ferme solidaire» pour l’irrigation.

Des capteurs solaires thermiques doivent également être installés sur les toits des hammams pour réchauffer l’eau des bains et remplacer de même le four à bois», indique-t-on.

Le troisième projet qui a pour cadre l’oued El Maleh situé à 20 km au nord-ouest de Casablanca ambitionne de préserver le patrimoine de cette vallée, favoriser une gestion durable des ressources hydriques et développer le tourisme écologique. Le quatrième et dernier projet pilote est déployé dans la localité de Dar Bouazza. L’idée est de développer une production biologique sur le site de la Ferme agroécologique pédagogique de la zone. Les agriculteurs et consommateurs sont les cibles. «Les produits biologiques, qui seraient particulièrement visés par un label de qualité local, permettront la création de relations directes et régulières entre les producteurs et les consommateurs impliqués dans le soutien de la proximité (portée) de production», révèlent les initiateurs. «L’établissement d’une infrastructure verte productive sous forme d’un système d‘espaces ouverts basés sur l‘agriculture urbaine peut contribuer au développement urbain durable et optimisé du climat. Ceci passe nécessairement par la connexion des deux sphères urbaine et rurale», souligne le Pr Fouad Amraoui de la Faculté des sciences de l’Université Hassan II – Ain Chock et un des acteurs du projet UAC.

Développer le concept dans d’autres sphèress

En principe, ce programme devait s’achever fin mars 2013, mais les associations marocaines souhaitent reconduire cette expérience via le développement de nouveaux concepts pour utiliser l’agriculture urbaine à des fins alimentaires, esthétiques et en tant que facteur de connexion entre les zones urbaines et rurales. Ces nouveaux projets devraient permettre notamment d’approvisionner 3% de la population de Casablanca, dont 33 750 ménages moyens, avec des aliments biologiques produits dans la région, de former environ 2 250 petits agriculteurs, la réutilisation en 2025 de 70% des eaux traitées dans les stations de traitement et d’épuration des eaux usées et la mise en place d’un «Collier vert» au niveau de la ville. «Les futurs espaces de vie doivent être conçus ou réaménagés de manière à assurer une certaine qualité de vie, un équilibre et une harmonie. L’intégration de la composante verte productive dans la ville peut contribuer largement à l’atteinte de ces objectifs et ceci à travers les différentes fonctions qu’elle peut offrir», conclut le Pr Amraoui.

Des fermes sur des toits à New-York

Des fermes sur des toits à New-York

Si les locavores ont plus de difficultés à trouver leurs fruits et légumes bio en ville, des modes d’agriculture urbaines se développent un peu partout dans le monde. Une des possibilités est la ferme verticale. Autre solution : la ferme sur le toit. New York l’a adoptée. Deux exemples à Brooklyn et dans le Queens prouvent qu’il est possible de développer l’agriculture pleine terre même en ville.

Gotham GreensEn voyant les photographies, on peine à imaginer New York à première vue, trahi par l’arrière-plan. Et pourtant nous sommes à Brooklyn, et le projet Gotham Greens a démarré en 2008. Il s’agit d’une ferme urbaine, établie à l’aide d’une serre et suivant la méthode de culture hydroponique (hors sol).

Ses caractéristiques :

  • 1400m2 ,
  • de nombreuses variétés de laitues et des fines herbes vendues aux restaurants et magasins bio locaux ,
  • serre contrôlée par un système informatique qui gère l’hygrométrie, la luminosité, la nutrition des plantes et la climatisation ,
  • serre alimentée en énergie par des panneaux solaires.

Gothams Greens pourrait bientôt être étendue à trois autres serres et aux concombres, tomates et fraises.

Brooklyn Grange, la plus grande ferme urbaine du monde

© DR, Photo: Brooklyn Grange FarmNous sommes encore à Brooklyn et la Brooklyn Grange pratique la culture organique en pleine terre depuis 2010. Un toit de bâtiment industriel a servi de support à cette ferme hors du commun, bientôt imitée dans le Queens.

 

Une organisation adaptée au terrain

De la même manière que pour toute autre surface, des ingénieurs et architectes ont soigneusement analysé le terrain et l’ont préparé par plaques de drainage et barrières anti-racines. La terre a ensuite été amenée pour préparer le jardin à proprement dit.

Deux terrains cultivables ont finalement été aménagés. Leurs caractéristiques :

  • une surface de 3900m2 dans le Queens et 6000m2 à Brooklyn, soit le plus grand jardin urbain au monde à ce jour !
  • quarante sortes de fruits et légumes (laitues, poivrons, tomates, blettes, choux, haricots, radis, carottes, fines herbes), vendus sur les marchés locaux, et aux commerces et restaurants locaux ;
  • de l’engrais vert planté durant l’hiver,
  • un rendement de plus de 18 tonnes par an !

Brooklyn Grange a récemment accueilli des poules pondeuses et des ruches.

Un modèle à développer

D’autres fermes urbaines sur les toits de New York ont vu le jour : la ferme communautaire Eagle Street Rooftop Farm (550m2 à Brooklyn) ou encore les serres de Brightfarms.

La municipalité de New York travaille à encourager les propriétaires et constructeurs à travailler le développement durable, notamment à travers des projets de toits blancs, de toits verts ou de fermes urbaines.

Développement durable : un potager dans la cité

Développement durable : un potager dans la cité

Les initiatives pour une alimentation alternative fleurissent dans tout les pays du monde entier, à l’image du mouvement international Les Incroyables Comestibles, implanté depuis maintenant dix mois au Maroc.

Tout a commencé par un voyage en France. Mohamed Chafchaouni, qui y passe ses vacances d’été, découvre des bacs potagers disposés dans les rues. De retour au Maroc, il se renseigne sur l’initiative. Il découvre son nom, Les Incroyables Comestibles, et contacte son coordinateur français, François Rouillay. Mohamed Chafchaouni est lui-même vice-président de l’association Ibn Al Baytar, qui aide les femmes productrices d’huile d’argan, et membre de Slow Food International, qui milite pour un meilleur circuit alimentaire. Dans ce cadre, il participe activement à leur opération « 1000 jardins potagers en Afrique », lancée en 2010, dont le Maroc est un pays pilote. « L’idée des Incroyables Comestibles, c’est un retour à la terre avec des techniques de développement durable. J’ai pensé que c’était tout à fait complémentaire avec notre travail pour Slow Food », raconte le fondateur des Incroyables Comestibles Maroc.

Pour contourner les problèmes administratifs qu’occasionneraient une grande ville, il se lance dans un petit village, Labrachoua, à 50 kilomètres de Rabat. Là, une association est déjà présente, les Jeunes agriculteurs modernes, des étudiants originaires du village qui ont déjà commencé la sensibilisation et sont plus qu’enthousiastes. Lancé en septembre 2013, le mouvement prend, en quelques mois, une ampleur inespérée. Vingt-trois des soixante familles du village ont créé leur propre jardin potager bio. Elles vendent du poulet « beldi » via la coopérative ainsi née. « Nous avons consolidé les liens entre les familles et créé une force », se félicite Mohamed Chafchaouni.

Les femmes au centre

L’un des points névralgiques de cette action, ce sont les femmes, qui en sont aussi les premières bénéficiaires. Selon le responsable des Incroyables Comestibles au Maroc, ce sont elles qui font vivre le foyer et fructifier les ressources financières. « Tout développement démarre par les femmes », assure-t-il. Amina Bellil, responsable du Centre de consolidation des compétences féminines, ne le démentira pas. Avec l’ESPOD (Espace point de départ), association pour la promotion de l’entreprise féminine, elle a fondé ce lieu de formation au cœur de l’ancienne médina de Casablanca. Le centre, qui abrite aussi une école maternelle, permet aux participantes de se former à un métier et de devenir autonomes. Broderie, pâtisserie, cuisine, elles acquièrent un savoir-faire en un peu moins d’un an. L’un des éléments phares du projet se trouve sur la terrasse du bâtiment. Un potager de plantes aromatiques et de légumes bio que les femmes et les enfants apprennent à rendre durable. Les graines, fournies par l’association Terre et Humanisme, sont récupérées et replantées. « Nous voulons être un exemple pour amener tous les gens de la médina à créer leur propre espace vert, même si leur habitat est insalubre », avance Amina Bellil.

Sortir de la détresse

Au-delà du retour à la nature, ces initiatives ont en fait un objectif plus large. A travers les plantes, ce sont les mentalités qui sont visées. « Développer l’amour pour la plante permet de se sentir mieux », explique Amina Bellil, dont le but avoué est de « sortir la population d’un état de détresse ». En ce sens, le Maroc est un terrain favorable à ce genre d’actions alternatives. D’autant que les sols et le climat s’y prêtent. « Il y a une effervescence indescriptible autour du Maroc », soutient Abbès Benaïssa, coordinateur de projets au sein de Terre et Humanisme au Maroc. Il cite l’exemple des Swani Tiqa, jardins maraîchers agro-écologiques à Shoul, près de Rabat. Ou ce jardin pédagogique dans la commune de Dar Bouazza, à la sortie de Casablanca. Ou encore ce projet immobilier incluant des tours végétales à Casa Anfa. A Rabat, l’arrivée des Incroyables Comestibles en zone urbaine est prévue pour la rentrée 2015. Mohamed Chafchaouni est confiant : « Je suis persuadé que ça va réussir. Nous sommes nombreux à militer pour un nouveau monde ».

Source : http://telquel.ma

40% des terres cultivées dans le monde sont dans ou à proximité des villes !

L’agriculture urbaine, sur des parcelles dans des espaces citadins voire sur des toits, et péri-urbaine, à très grande proximité des villes, est loin d’être anecdotique dans le monde, si l’on en croit les résultats d’une étude publiée dans la revue Environmental Research Letters.

Comme l’écrit la NPR, on se demandait jusqu’à présent «combien de terres cultivables dans le monde sont réellement « urbaines »». Des chercheurs des universités de Stanford et de Berkeley ont analysé et comparé des images satellites, des recensements agricoles et des données socio-économiques sur la population. Selon eux, il existe beaucoup d’études de cas précis sur l’agriculture urbaine, mais c’est la première évaluation globale.

Le chiffre est plutôt étonnant: 67 millions d’hectares cultivés pour l’alimentation sont à l’intérieur des villes (dont 24 millions de terres irriguées), soit 5,9% du total des terres cultivées dans le monde. Si on ajoute les zones périurbaines, dans un rayon de 20 km autour des villes, on monte à 456 millions d’hectares (dont 130 millions de terres irriguées), donc près de 40% des cultures mondiales. Et encore, le chiffre est peut-être sous-estimé, car l’étude considère seulement les villes de plus de 50.000 habitants.

Anne Thebo, ingénieur en environnement et principale auteure de l’étude, explique à NPR qu’une grande partie des exploitations agricoles urbaines et périurbaines reposent sur l’irrigation, notamment en Asie du Sud-Est. Comme les villes grossissent rapidement, les fermes sont en concurrence avec les consommations d’eau domestiques et industrielles.

L’étude conclut ainsi qu’il va être de plus en plus justifié d’étudier «l’impact de la production agricole urbaine et périurbaine sur la gestion des ressources en eau, sur les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire dans le monde». Pour les chercheurs, il va être indispensable de se pencher sur la question à cause de plusieurs facteurs qui s’entremêlent, «l’incertitude croissante autour des ressources en eau, l’expansion rapide des populations urbaines, l’augmentation de la demande alimentaire des citadins et la fréquence croissante des interactions entre la ville et la campagne sur l’interface périurbaine». 

Source : http://www.slate.fr

À Milan, un hectare de forêt planté sur deux tours !

À Milan, un hectare de forêt planté sur deux tours

Deux tours d’environ 100 mètres de haut viennent d’être primés par le prestigieux International Highrise Award 2014. Leur particularité: abriter sur les balcons de chaque façade une véritable forêt d’arbres et d’arbustes, sans oublier insectes et oiseaux.

Les Parisiens rêvent de verdure en ville, de murs végétalisés et de potagers sur leurs balcons? De l’autre côté des Alpes, c’est aux Milanais de plébisciter Bosco verticale (forêt verticale), une réalisation immobilière qui a été inaugurée le mois dernier, après cinq ans de travaux. Le pari de Stefano Boeri, l’architecte signataire du projet, a consisté à planter l’équivalent d’un hectare de forêt sur les balcons des deux tours de 80 et 112 mètres de haut, bâties en plein centre-ville.

Floraison des <i>prunus</i> au printemps 2014. Crédit photo: Delfino Sisto Legnani.

Floraison des prunus au printemps 2014. Crédit photo: Delfino Sisto Legnani.

Pouvoir anti-polluant

Presque 900 arbres, mais aussi des milliers d’arbustes et de petites plantes ont été cultivés dans des pépinières avant d’être hissés par une grue avec leur motte de terre jusqu’à leur balcon de destination. Parmi eux, des chênes verts, des noisetiers de Turquie, des hêtres, des frênes et des oliviers, mais aussi des pruniers, cerisiers et pommiers qui ont eu une floraison féerique au printemps. Les essences ont été sélectionnées suivant plusieurs critères, comme l’absence d’allergènes, d’épines, la résistance au vent, aux parasites, le maintien de leur forme après élagage, ou encore leur pouvoir anti-polluant par la fixation des micro-poussières présentes dans l’air.

L'installation des plantes sur les façades a commencé en juin 2012. Crédit photo: Francesco de Felice

L’installation des plantes sur les façades a commencé en juin 2012. Crédit photo: Francesco de Felice

Test en soufflerie

Ces façades qui rappellent dans leur simplicité fantasque un dessin d’enfant, cachent bon nombre d’innovations technologiques et de solutions ad hoc mises au point pour accueillir et faire perdurer cette forêt urbaine. Les balcons, beaucoup plus larges que la normale (3,5 m de profondeur) bénéficient de soutiens en acier renforcé et sont équipés de bacs à terreau d’une capacité de 5 m3 chacun. Les parapets mesurent 1,30 m. Un système de grillage électro soudé et de sangles maintient les plantes en place discrètement, en cas de coups de vent. La résistance des plantes aux rafales du vent a d’ailleurs été testée en soufflerie d’abord au Politecnico de Milan et puis à l’International Hurricane Center (IHRC) basé en Floride. L’irrigation, autre point clé de la réussite du projet, est centralisée et automatisée. Elle puise dans l’eau usagée du circuit de climatisation.

Aspect de la végétation au moment de l'inauguration. Crédit photo: Paolo Rosselli

Aspect de la végétation au moment de l’inauguration. Crédit photo: Paolo Rosselli

Papillons, coccinelles et chauves-souris

Pour lutter contre les parasites, les pucerons notamment, plus de 1.200 coccinelles (Adalia bipunctata) ont été relâchées sur les tours au mois de mai, ainsi que des papillons. Le projet prévoit aussi des nids et mangeoires pour chauves-souris. L’interaction entre les habitants des appartements et leur arbres est drastiquement réduite, les plantes étant gérées par la copropriété. Non seulement les locataires n’auront pas à les arroser, mais ils ne devront pas les tailler non plus, car des équipes d’arboriculteurs interviendront quelques dix fois par an à l’aide de cordes et de grues pour l’élagage, et depuis l’intérieur des appartements pour la manutention.

Dans l’esprit des concepteurs, les heureux occupants des lieux ont juste à profiter de l’oxygène, de l’ombre et de l’assainissement de l’air assurés par l’épais rideau végétal. Mais les amoureux des plantes sauront-ils s’abstenir de tailler et de donner de l’engrais à leurs colocataires verdoyants, au risque de les endommager? Et quel rapport les occupants entretiendront-ils avec les oiseaux, les chauves-souris, les abeilles, les moustiques et la micro-population de Bosco verticale? C’est ce que devrait révéler un documentaire que la chaîne anglaise BBC a commencé à tourner en avril en plaçant des caméras sur la tour UniCredit juste en face, pendant deux ans, avec l’accord des familles déjà installées dans les appartements.

Poumons verts

Bosco verticale est doté de panneaux solaires et exploite l’énergie géothermique. Si le concept d’un immeuble écologique qui maîtrise sa consommation énergétique n’est pas nouveau, ce projet de poumons verts verticaux est intéressant par la collaboration étroite développée entre architectes et botanistes, et l’exploration de nouvelles formes de synergie. Le 19 novembre le panel des jurés du Musée d’architecture de Francfort (DAM), a décerné le premier prix de l’International Highrise Award 2014 (prix du gratte-ciel le plus innovateur) à Bosco Verticale qui figurait parmi les cinq finalistes, dont deux projets de Jean Nouvel.

Source : Le Figaro.fr

Potagers urbains : quels risques de pollution ?

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Les potagers urbains conquièrent nos villes petit à petit. Véritable bouts de nature, ils permettent aux citadins de cultiver sur des espaces verts délaissés. Mais, même si cette initiative a plusieurs avantages et effets bénéfiques, la question de la pollution pose problème. Alors, quels risques pour les potagers urbains ?

Potagers urbains, une bouffée d’oxygène pour la ville

Potagers-urbains1Les potagers urbains ont plusieurs objectifs : récupérer les espèces verts des villes, améliorer la qualité de l’air, lutter contre le bétonnage.

Mais surtout, assurer une production d’aliments éco-compatibles, nourrissants, sains et économiques.

Ainsi, nombreux sont ceux qui développent les potagers urbains pour faire pousser salades, choux, carottes et autres pommes de terre, ou pour remplacer les plantes décoratives des balcons par de la sauge, de la menthe ou encore de la ciboulette.

Potagers urbains : un succès collectif

Les potagers urbains pullulent ci et là, en particulier dans les grandes villes, où pollution et ciment asphyxient l’environnement. A Paris, par exemple, les potagers sont en augmentation de 50% chaque année.

Potagers urbains 1

Le potager urbain se place ainsi comme une solution privilégiée pour faire face à des projections démographiques inquiétantes. En effet, avec l’augmentation de l’urbanisation qui prévoit 3,5 milliards d’êtres humains dans les villes d’ici à 2025, le potager urbain risque d’être salvateur.

Autre avantage de ces espaces verts : ils garantissent des produits sains, améliorent les conditions de santé et pourraient parfois contrebalancer les déséquilibres climatiques.

Potagers urbains : le revers de la médaille

Malgré les effets bénéfiques du potager urbain, il semble que certaines limites soient en train de se dresser sur le chemin de ces espaces de verdure.

Potagers urbains 2

D’après une recherche effectuée par le Département Ecologique de l’Université technique de Berlin*, une étude montre que des métaux ont été retrouvés dans les potagers cultivés à proximité des voies empruntées par les automobiles.

La question se pose donc : l’activité des potagers urbains est-elle vraiment sûre ? Les produits qui y sont cultivés sans pesticides, sont-ils pour autant vraiment sains ?

Potagers urbains : une étude à charge

Afin d’obtenir des résultats probants, l’étude menée par le Département Ecologie de l’Université technique de Berlin, l’étude a pris en compte diverses catégories de potagers (cultures en pot ou en terre, terrains en ville ou potagers), situés en divers points de la ville de Berlin (trafic plus ou moins intense dans les alentours, présence ou non de travaux ou de barrières).

Potagers urbains urbaculture

L’analyse des diverses situations a permis de calculer la concentration de traces de métal dans la biomasse.

L’objectif ? Comprendre le lien entre la distance de la route et les niveaux les plus élevés de contamination.

fleche-Potagers urbains : quels risques de pollution ?Le Département Ecologie s’est également posé la question de la salubrité des produits des potagers urbains par rapport à ceux obtenus dans des zones agricoles, puis vendus en supermarchés.

Résultats : la concentration de métaux trouvés dans les produits cultivés en ville est au moins le double par rapport aux produits proposés dans les rayons des supermarchés.

Potagers urbains : attention aux tomates, aux blettes et… aux embouteillages !

Pointées du doigt en particulier, les tomates. En milieu urbain, elles seraient extrêmement contaminées. Avec des niveaux de cadmium et de nickel supérieurs de 5 à 11 fois par rapport à celles cultivées en campagne.

potagers urbains

Et la remarque est la même pour les blettes, avec une concentration en zinc 7 fois supérieure à la normale.

picto-etoile-paragraphe Potagers urbains : quels risques de pollution ?Autre élément à pointer du doigt : les embouteillages. En effet, la circulation des véhicules augmente de manière significative le contenu des métaux dans la biomasse.

Les 2/3 des potagers cultivés à moins de 10 mètres de voies très passantes dépassent les seuils admis par l’Union européenne en matière de concentration des métaux.

Mais note positive : ces effets négatifs peuvent être atténués par la présence de barrières constituées de blocs ou de masses de végétaux. Selon les chercheurs, elles constitueraient la meilleure digue pour freiner la pollution.

Potagers urbains : une étude décriée

Potagers urbains 4L’étude menée par les Allemands et les Ukrainiens est beaucoup critiquée.

Selon ces derniers, il faudrait d’abord savoir si les concentrations de métaux sont vraiment dues à la pollution. Et non aux terrains ou aux nappes phréatiques.

Ainsi, le problème pourrait être davantage lié aux pesticides et à la pratique de l’enfouissement des déchets.

Des phénomènes qui concerneraient également l’agriculture traditionnelle. La polémique connaît donc ses balbutiements et nul doute que d’autres analyses et contre-analyses devront être menées pour abreuver le débat. Et vous, qu’en pensez-vous ? Etes-vous étonnés par cette nouvelle ?

Source : http://www.consoglobe.com

L’agriculture a-t-elle un avenir en ville ?

Fermes verticales, serres en ville, potagers sur les toits, jardins partagés… L’agriculture urbaine est à la mode. Mais sera-t-elle en mesure de nourrir les villes du futur ?

Une ferme à étages à moins de deux kilomètres du boulevard périphérique parisien. L’idée pourrait se ­concrétiser dès l’année prochaine à Romainville, où la mairie vient de lancer un marché de conception-réalisation pour un édifice accueillant 1.500 mètres carrés d’espaces cultivables. Les architectes devraient être retenus avant l’été et les coups de pioche sont prévus pour le début d’année prochaine. Au cœur de la Seine-Saint-Denis comme ailleurs, l’agriculture urbaine est à la mode. Les projets se multiplient, parés de multiples vertus : développement des circuits courts, renforcement du lien social et même création d’emplois. A Romainville, la mini-exploitation en projet pourrait faire vivre deux personnes. Certains vont même plus loin et imaginent que l’agriculture urbaine répondra à la raréfaction des terres agricoles et résoudra les problèmes environnementaux, tout en permettant de nourrir les mégapoles.

Cultiver en ville n’a en soi rien de nouveau et l’agriculture urbaine se pratique de longue date dans les capitales de certains pays du Sud aux infrastructures de transport déficientes voire absentes. A Antananarivo (Madagascar), à Vientiane (Laos), à Dakar (Sénégal) ou à Dar es Salam (Tanzanie), « les produits frais et périssables proviennent majoritairement, voire exclusivement, de l’agriculture urbaine », assure Christine Aubry, qui dirige une équipe de chercheurs travaillant sur le sujet à AgroParisTech. Dans les pays développés, l’agriculture urbaine s’est, elle, épanouie ces dernières années pour d’autres raisons, notamment environnementales et qualitatives. « Le retour des jardins ouvriers, sous la forme des jardins partagés, est lié à la sécurité alimentaire mais surtout au souci de consommer frais », estime Marion Guillou, présidente d’Agreenium, institut français de coopération en agro-sciences.

Toits d’immeuble

En Amérique du Nord, des entrepreneurs comme ceux de Brooklyn Grange à New York, ou Mohamed Hage, le charismatique fondateur de Lufa Farm, à Montréal, se sont lancés à l’assaut des toits des immeubles. La culture se pratique sous serre et hors sol sur un substrat comme de la laine de roche, en privilégiant les insectes pour lutter contre les ravageurs et la récupération d’eau de pluie. Ces projets exigent toutefois des investissements très élevés. « Environ 1,5 million d’euros pour 2.000 mètres carrés de serres », estime Christine Aubry.

L’agriculture urbaine est même entrée dans le débat des municipales à Paris. Le programme de Nathalie Kosciusko-Morizet prévoyait la création de 30.000 mètres carrés de serres dans le quartier de Bercy, alors qu’Anne Hidalgo veut reconquérir les toits de la capitale. Au terme d’une première étude, la mairie a estimé que 340 hectares étaient disponibles sur les toits parisiens. Mais leur exploitation ne sera pas si simple. Car même sans parler des problèmes juridiques, encore faut-il que le toit soit accessible et que la structure du bâtiment supporte cette charge supplémentaire. A Paris, une deuxième étude a ramené ce chiffre à 80 hectares. « Et encore cette estimation ne tient-elle pas compte de l’intérêt que peuvent avoir les propriétaires des immeubles à privilégier d’autres activités, comme les télécommunications ou les panneaux solaires », insiste Christine Aubry. Pour Xavier Laureau, directeur des Fermes de Gally, les terrains sont si rares et si chers en ville qu’il faudra trouver d’autres solutions foncières, notamment en travaillant à « la reconquête des friches urbaines ou périurbaines.».

Une autre piste peut être la construction de tours ou de bâtiments exclusivement destinés aux activités agricoles. A Romainville, il est prévu d’adosser une structure de plusieurs étages à un bâtiment existant. D’autres vont plus loin, comme le professeur Dickson Despommier, de l’université Columbia à New York, prophète de l’« agriculture verticale », à laquelle il a consacré un livre (« Vertical Farm », 2010) et un blog (www.urbanag.ws). Pour lui, les gratte-ciel agricoles vont devenir indispensables sur une planète qui hébergera 10 milliards d’habitants en 2050, dont 80 % vivront dans des villes.

Fermes urbaines

Une vision contestée par Marion Guillou, qui énumère les objections. Pour elle, sur une planète qui compte 13 milliards d’hectares de terres émergées dont aujourd’hui 4,9 sont dédiés à l’agriculture, la place disponible n’est pas le problème. De plus, en l’état actuel des connaissances, l’agriculture urbaine ne peut concerner que les fruits et légumes, « mais pas les ressources principales nécessaires à l’alimentation humaine que sont le riz, le blé ou encore le maïs », insiste Marion Guillou. Sans parler des objections liées à la consommation d’eau et d’énergie. «  Il est heureux que des gens comme Dickson Despommier existent. Il ne faut en revanche pas prendre leur démonstration au pied de la lettre car leur modèle est très spéculatif », résume Christine Aubry.

A Singapour, une ferme urbaine, Sky Green, produit depuis 2012 des légumes qui poussent dans des bacs disposés sur un astucieux système de châssis métallique vertical. Le système rotatif permettant tout à la fois d’économiser de l’espace et la ­consommation d’eau. Au sein de la ville-Etat, qui ne produit que 7 % des légumes consommés sur place, le premier objectif est d’arriver à 10 %.

Pour les spécialistes des villes, le concept d’agriculture urbaine a néanmoins de l’avenir. En 2012, dans la revue « Futuribles », le professeur de science politique Gilles Pinson envisageait trois types de scénarios pour des métropoles françaises à l’horizon 2040. Si dans le premier, la « mercapole » n’envisage son approvisionnement qu’à l’échelle mondiale, les deux autres font largement appel à l’agriculture urbaine. Dans le scénario de l’« archipole », la croissance urbaine est très planifiée et les circuits courts, notamment alimentaires, sont favorisés pour réduire la dépendance alimentaire. Dans le troisième, très sombre, l’auteur envisage un désinvestissement et une paupérisation des villes, devenues des « antipoles », dans lesquelles les habitants recourent à l’autoproduction comme moyen de survie.

Source : http://www.lesechos.fr

“Incredible Edible”: des potagers citoyens urbains gratuits pour tous

L’agriculture urbaine est un phénomène en pleine expansion. On vous a déjà parlé par exemple des  initiatives de serres urbaines hydroponiques qui se développent en Amérique du Nord (Lufa Farms, Bright Farms, etc.). Mais l’agriculture urbaine ne se limite pas à ces « super-serres » ultra-technologiques installées sur le toit des immeubles…

Dans une petite ville du nord de l’Angleterre, Todmorden, des citoyens ont par exemple décidé de planter des fruits et des légumes un peu partout dans leur ville et de laisser les gens se servir en toute liberté, donnant naissance au mouvement « Incredible Edible » ou « Incroyables Comestibles ».

2008 : les débuts d’Incredible Edible

En 2008, la ville de Todmorden subit de plein fouet les effets de la crise des subprimes. Face au marasme ambiant, un petit groupe de citoyens se mobilise et décide  de semer et planter des fruits et des légumes un peu partout en ville, comme le raconte Mary Clear, une des initiatrices du mouvement, dans une interview donnée à rue89 :

« Pam (Warhurst) est revenue très angoissée d’une conférence de Tim Lang, enseignant en durabilité, au sujet des villes en transition. Elle s’est dit que face au pic pétrolier, on ne pouvait tout attendre du gouvernement, qu’il fallait être intelligent.  Avec Mary, elles ont pensé à une action concrète, se sont dit : “La nourriture, c’est la chose que tout le monde partage.” Puis, elles ont passé une annonce dans le journal local et, à leur grande surprise, une soixantaine de personnes est venue. A la sortie, tout le monde voulait commencer à cultiver tout de suite. A 21 heures, en plein mois de février ! »

Les habitants ont donc commencé par semer devant chez eux avant d’aller investir des espaces publics (hôpital, école, poste de police, etc). En peu de temps, la majeure partie des espaces urbains inutilisés s’est transformée en véritables potagers et la ville en garde-manger bio en libre service. Pourquoi ne pas remplacer les plates-bandes inutiles en potager en effet ?

Un nouveau système écologique et solidaire

Le projet d’Incredible Edible s’inscrit dans la mouvance de la permaculture qui vise à obtenir une production abondante de nourriture et d’énergie pour satisfaire les besoins locaux, tout en minimisant notre action sur la nature.  A Todmorden, chacun est libre de semer et de planter ce qu’il veut et de récolter les fruits et les légumes qui lui plaisent. S’il y a sans doute eu quelques abus au début, le développement rapide du mouvement a su rapidement supprimer les abus. En effet, pourquoi prendre plus que ce dont on a besoin si on sait qu’on pourra se resservir chaque fois qu’on en aura besoin ?

Mais au-delà de l’aspect purement « alimentaire » de cette initiative, il faut aussi retenir l’aspect sociétal. L’initiative d’Incredible Edible a en effet permis de recréer du lien social entre les habitants de Todmorden qui se sont réapproprié petit à petit la nourriture, les magasins, l’énergie, etc. Les voisins se connaissent et se saluent dans la rue, partagent quelques astuces de culture, se rendent mutuellement service. Les enfants des écoles redécouvrent la nature et ont désormais droit à des cours d’agriculture. Les habitants ont redécouvert le goût du local, ce qui profite à tous les commerçants quelle que soit leur activité.

Un mouvement en pleine expansion

Aujourd’hui, le mouvement d’Incredible Edible se développe un peu partout dans le monde. Une carte google map a été créée pour localiser et référencer les projets existants, qui essaiment jusqu’au Japon (voir ce site). En France, le mouvement s’est développé dans plusieurs villes et villages vers Alès (Saint-Jean de Valeriscle), Clermont Ferrand (Lempdes), Colmar (Fréland), dans les Ardennes, en Alsace,…. et même à Paris (à la Maison des Étudiants des États d’Afrique de l’Ouest, Boulevard Poniatowski).

Il suffit en effet d’un peu de temps et de volonté pour se lancer. Pour rejoindre le mouvement, commencez par faire un tour sur le site d’Incredible Edible et sur ceux des initiatives françaises, notamment sur la page « participez » de celui de Fréland où vous trouverez beaucoup d’information !

Source : Incredible Edible France

Fermes Urbaines : BrightFarms, le supermarché du futur ?

Après le Lufa Farms à Montréal, voici une nouvelle ferme urbaine de la société BrightFarms, à New York.

BrightFarms conçoit, finance, construit et gère des serres urbaines installées sur ou à proximité des supermarchés. La société a été créée en 2011 à travers la fusion des sociétés Better Food Solution et BrightFarms Systems, elle-même issue de l’association à but non-lucratif « New York Sun Works » créée en 2006 par le Dr Ted Caplow, actuellement président de la société. Les fonctions de Directeur Général sont assurées par Paul Lightfoot, avocat de formation et ancien consultant en logistique dans la grande distribution.

Repenser la logistique d’approvisionnement des supermarchés américains

Derrière BrightFarms, il y a en effet une véritable volonté de repenser toute la logistique d’approvisionnement des magasins et supermarchés américains en fruits et légumes. Dans le schéma traditionnel, les fruits et légumes sont cultivés en grandes quantités et à prix bas dans de « super-exploitations ». Ils sont ensuite transportés dans tous les États-Unis par camions entiers avant d’arriver dans l’assiette des consommateurs. Pour Paul Lightfoot, ce système centralisé (quelques grandes surfaces de productions localisées dans des territoires bien précis nourrissent le reste du pays) présente un défaut majeur : il se fait au détriment de la qualité des aliments. En effet, pour pouvoir résister aux conditions de transport et aux chargements et déchargements multiples, les fruits et légumes cultivés par les agriculteurs sont choisis avant tout pour leur rendement, leur apparence et leur résistance, mais pas pour leur goût ni pour leurs qualités gustatives.

L’idée portée par BrightFarms est donc de changer complètement de schéma en passant à un système « décentralisé » où l’on produirait des fruits et légumes de qualité, certes en plus petites quantités, mais plus près des consommateurs. Le transport étant limité, les fruits et légumes seraient alors cueillis à maturité pour être consommés rapidement.

La solution de BrightFarms : une serre hydroponique sur le toit des supermarchés

BrightFarms a donc choisi de concevoir, financer, construire et d’opérer des serres urbaines hydroponiques installées directement sur le toit de supermarchés ou à proximité.

Comme pour Lufa Farms, les fruits et légumes sont cultivés en hors-sol grâce aux techniques d’hydroponie permettant un meilleur rendement au m² et donc des quantités suffisamment importantes pour le supermarché.

Au niveau du business-model, la start-up new-yorkaise prend en charge l’ensemble des coûts de la serre : les investissements initiaux (études, matériel, construction, …) qui sont en général de l’ordre du million de dollars, et les frais de fonctionnement de la serre (approvisionnement en plants, salaires des employés, énergie, etc.). En contrepartie, le supermarché s’engage à racheter l’ensemble de la production de la serre pendant 10 ans à un prix indexé sur l’indice des prix à la consommation.

Pour le supermarché, cette solution innovante présente plusieurs avantages. Il proposera tout d’abord une offre très différenciée par rapport à ses concurrents avec des produits de meilleure qualité, récoltés le jour même et cultivés sans aucun pesticide. D’un point de vue économique, la suppression des intermédiaires logistiques (transporteurs, plateformes de stockage, frais de manutention, etc.) permet également d’améliorer la marge du distributeur et du producteur, tout en maîtrisant les prix de vente.

BrightFarms vient d’ailleurs de présenter ses plans de construction de sa future ferme sur un toit de Sunset Park, dans Brooklyn. La construction doit débuter à l’automne, avec une première récolte prévue au printemps prochain. Située dans un ancien entrepôt de la marine, la ferme va occuper 9 300 m² sur le toit et fournirait une production équivalente à 453 593 kg par an. Lorsque sa construction sera achevée, cette nouvelle ferme urbaine se placera directement au premier rang comme étant le plus grand toit vert des États-Unis (et peut-être même du monde, selon les déclarations des représentants de Bright Farms).

Les limites du concept

Si la solution proposée par BrightFarms semble vraiment avoir du sens et correspond bien à ce que nous aimerions également développer en France, nous y voyons cependant quelques limites :

  • Tout d’abord, il existe une véritable question au sujet des qualités nutritionnelles et gustatives des aliments cultivés par hydroponie sous la serre. Dans un système hydroponique, les fruits et légumes sont plantés dans un milieu neutre, l’ensemble des nutriments étant apporté par une solution nutritive diluée dans de l’eau. Est-ce que les qualités gustatives et nutritionnelles d’une tomate cultivée par hydroponie sont comparables à celles d’une tomate cultivée dans un terroir de qualité ?
  • Ensuite, la réalité décrite par le DG de BrightFarms est sans doute un peu plus nuancée : il existe, même aux Etats-Unis, certains petits producteurs régionaux qui ont des coûts logistiques inférieurs à la moyenne et qui pourraient représenter une alternative crédible aux grandes exploitations. Cependant, on peut se demander si le développement des serres urbaines ne risque pas de condamner à terme une partie de ces petits producteurs locaux, moins armés pour résister que les grandes exploitations.
  • Enfin, on peut se demander si ce type de projet innovant, approprié au contexte américain, serait facilement transposable en France ? Notre agriculture n’est en effet pas la même qu’aux Etats-Unis, avec encore de nombreux petits producteurs locaux (les aliments que l’on consomme sont donc en général transportés beaucoup moins longtemps qu’aux Etats-Unis). Le rapport des français à la nourriture et aux aliments est également très différent de celui des américains et l’acceptation des techniques hydroponiques dans un pays où la notion de « terroir » est importante reste une grande question…

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Source : Macadam Gardens

Agriculture urbaine : une start-up berlinoise fait pousser des tomates à l’aide de poissons !

Les poissons sont en bas, qui font de l’engrais, les plantations sont en haut, qui font des tomates: bienvenue à la « ferme-container », prototype d’une agriculture urbaine qui allie pisciculture et cultures maraîchères, et cœur de métier d’une start-up berlinoise.

Dans la cour pavée d’une ancienne brasserie de la capitale allemande se dresse la mini-ferme de la société ECF: un container qui abrite l’élevage de poissons, coiffé d’une serre où poussent tomates, blettes et poivrons. Le principe est simple: des bactéries transforment l’ammonium des déjections des poissons en nitrates, qui servent d’engrais pour les cultures un étage au-dessus.

Les Aztèques utilisaient déjà cette méthode, connue sous le nom d’aquaponie, une contraction d’aquaculture et hydroponie. Ce dernier vocable désigne un procédé agricole où les plantes ne poussent pas dans la terre mais sur un substrat neutre (sable ou roches par exemple) régulièrement irrigué.

Cette technologie permet à l’agriculture de se libérer de la contrainte d’un sol fertile et donc de quitter la campagne… Un atout important dans un contexte d’urbanisation croissante au niveau mondial.

Nicolas Leschke a fondé ECF (pour Efficient City Farming) avec un partenaire en 2012. « Notre vision est de fournir aux citadins l’accès à des denrées agricoles produites de manière durable », explique-t-il. Leur entreprise a reçu un prix de jeune pousse innovante en Californie l’année dernière.

Non seulement l’aquaponie permet de réduire considérablement la consommation d’eau et les émissions de dioxyde de carbone – celui émis par les poissons est utilisé pour la culture des plantes -, mais l’implantation de ces fermes en ville permet aussi de réduire les coûts financiers et environnementaux pour la conservation et le transport des aliments, tout en garantissant leur fraîcheur, s’enthousiasme l’entrepreneur, en grignotant une feuille de blette fraîchement cueillie.

Projet grandeur nature en 2015

La ferme-container est un prototype qui sert de démonstrateur pour cette technologie à petite échelle. La société a vendu deux ou trois de ces fermes miniatures à des particuliers, mais « l’agriculture comme ‘hobby lifestyle’ n’est pas notre objectif », précise M. Leschke.

ECF veut vendre des fermes de plus grande envergure à des développeurs immobiliers, des entreprises ou même des agriculteurs. « Nous avons des demandes du monde entier », raconte-t-il.

Le premier projet « grandeur nature » va voir le jour l’an prochain: ECF a acheté un terrain au sud de Berlin et va construire une ferme aquaponique sur 1.800 mètres carrés. La société s’est assurée pour cela le soutien financier de la Banque d’investissement de la ville de Berlin (IBB).

La ferme sera flanquée d’un magasin qui vendra les fruits et légumes produits, et les Berlinois pourront se faire livrer chaque semaine avec un système d’abonnement. Les poissons seront également vendus à la demande « pour des restaurants par exemple, ou si quelqu’un nous appelle et nous dit ‘je fais un gros barbecue ce weekend, mettez-moi dix poissons de côté’ ».

M. Leschke mise sur un chiffre d’affaires d’environ 550.000 euros par an pour cette ferme – qui contrairement au prototype sera à un seul niveau.

Chez ECF, même si « tout est de facto bio dans ce que nous faisons », la production n’est pas estampillée bio – pour obtenir ce sigle, il faut que les plantes poussent en terre.

Cela tombe bien: pour beaucoup d’aliments frais, la régionalité est un critère d’achat plus important que le bio, selon une étude menée l’an dernier en Allemagne, Suisse et Autriche par le cabinet de conseil ATKearney. Fraîcheur, qualité et souci de soutenir l’économie locale sont parmi les motivations principales des consommateurs dans ce choix pour le « nouveau bio ».

Voici la vidéo  sur les serres Lufa :

Et ici l’aquaponie !

Source : Le HuffPost/AFP

Le président Obama veut sauver les abeilles !

Voici enfin une très bonne nouvelle et le début du réveil venant du plus haut de la présidence des Etats Unis, M. Le Président Obama !

La mortalité des abeilles, attribuée à l'usage immodéré de pesticides, a atteint des taux effrayants ces dernières années. 

Le nombre de ruches outre-Atlantique est passé  de 6 millions en 1947 à 2,5 millions actuellement.

Le nombre de ruches outre-Atlantique est passé  de 6 millions en 1947 à 2,5 millions actuellement.

Le déclin des abeilles est devenu priorité nationale aux États-Unis. Le président Barack Obama a annoncé le 20 juin, par décret, la création d’une «task force» gouvernementale consacrée au mal affectant les populations d’insectes pollinisateurs (abeilles, papillons, diptères, coléoptères).

Devant la régression généralisée de ces derniers sur toute la planète, et en particulier dans les zones industrialisées et d’agriculture intensive d’Amérique du Nord, l’Agence pour la protection de l’environnement (EPA) et le ministère de l’Agriculture (USDA) ont reçu de la Maison-Blanche la tâche pressante, impérieuse, de déterminer les causes de ce déclin et le moyen de l’enrayer.

Un plan d’action devra être présenté au chef de l’État d’ici six mois. Outre 8 millions de dollars d’ores et déjà dégagés par l’USDA, 50 autres millions devraient être affectés à cette mission dans le budget fédéral 2014-2015. Ils seront répartis entre les diverses agences fédérales spécialisées, soit dans la préservation des insectes pollinisateurs sur des zones tests réparties entre cinq États, soit dans l’enquête proprement dite sur leur raréfaction croissante.

Les chiffres publiés par la présidence se passent de commentaires : le nombre de ruches outre-Atlantique est passé de 6 millions en 1947 à 2,5 millions actuellement. Or, la pollinisation des fleurs (reproduction par transfert aérien de pollen d’une plante à l’autre) par ces insectes est vitale pour les arbres fruitiers, et donc l’industrie agroalimentaire dans son ensemble. Elle est donc «fondamentale pour la sécurité alimentaire des États-Unis», précise un communiqué présidentiel, qui rappelle que 90 types de cultures en dépendent directement, générant 24 milliards de dollars pour l’économie nationale, dont 15 milliards (et 71 types de cultures) imputables aux seules abeilles.

Celles-ci soutiennent notamment la culture de l’amande en Californie, où 1,4 million de ruches seraient en passe de disparaître complètement. À terme, fruits, légumes et arachides pourraient se faire rares dans les assiettes des foyers nord-américains. Et, dans tous les cas, devenir horriblement coûteuses.

La mortalité des abeilles, attribuée à l’usage immodéré de pesticides, a atteint des taux effrayants ces dernières années: «Depuis 2007, 30 % des colonies existantes disparaissent chaque hiver, soit deux fois le rythme tolérable par les apiculteurs, s’alarme Marla Spivak, entomologiste à l’université du Minnesota, qui appelle à une prise de conscience immédiate des citoyens. Pour le seul hiver 2012-2013, 29 % des colonies ont disparu au Canada, et 20 % en Europe.»

L’un des coupables est identifié : une classe d’insecticides nommés néonicotinoïdes, ou neonics (lire ci-dessous), et couramment employés dans l’épandage agricole. Deux des composants chimiques de ce produit efficace et bon marché, l’imidaclopride et la clothianidine, paralysent le système nerveux des abeilles, provoquant la mort de colonies entières via un processus baptisé Colony Collapse Disorder (CCD). D’autres causes demeurent mal identifiées : virus, agents parasites, changements génétiques et climatiques.


La biodiversité partout menacée

Ils sont cinquante. Cinquante scientifiques indépendants, qui, depuis quatre ans, épluchent la littérature scientifique (plus de 800 études) consacrée aux pesticides systémiques (ceux qui pénètrent à l’intérieur de la plante) à base de néonicotinoïdes et de fipronil. Et leur conclusion, qui va faire l’objet de plusieurs articles dans la revue Environmental Science and Pollution Research, est sans appel.

«Ces pesticides représentent un risque pour les fonctions et services écosystémiques qui va bien au-delà des inquiétudes afférentes à une espèce », expliquent-ils. Ces insecticides (40 % des ventes dans le monde) sont ainsi terriblement nuisibles pour les invertébrés terrestres et notamment les vers de terre, pour tous les pollinisateurs dont les abeilles (lire ci-contre) et enfin pour les invertébrés aquatiques, les vertébrés tels que les oiseaux, les poissons, les amphibiens et très probablement les reptiles…

«Ces pesticides ont trois propriétés qui expliquent leur succès : ils sont extrêmement toxiques pour les espèces, très persistants, et solubles dans l’eau », insiste Jean-Marc Bonmatin, chercheur au centre de biophysique moléculaire à Orléans (CNRS), spécialiste des neurotoxiques.

«On fournit une base de travail », poursuit le scientifique. Les auteurs recommandent ainsi vivement aux autorités de durcir la réglementation afin de réduire drastiquement l’utilisation de ces pesticides voire, de «commencer à planifier leur suppression ».

Voici ci-dessous le lien du thème de l’émission C’est dans l’air du 27 juin 2014 :

http://www.france5.fr/emissions/c-dans-l-air/videos/104429045?onglet=tous&page=1

Source : http://www.lefigaro.fr

Quand les légumes repoussent en ville !

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Culture hors sol ou aquaponique, à la verticale ou sur les toits… les techniques d’agriculture urbaine ont beaucoup progressé.

C’est un magasin unique en son genre. Inauguré le 17 décembre dernier, le Whole Foods de Brooklyn est le premier, dans l’univers de la distribution alimentaire de masse, à produire in situ une partie des légumes qu’il commercialise. La serre est installée sur son toit. Une culture hors sol (suspendue), équipée d’un système avancé d’irrigation, permet de consommer vingt fois moins d’eau. La production est aussi livrée dans d’autres points de vente de l’enseigne.

L’agriculture urbaine semble bien partie pour quitter le cadre restrictif des jardins ouvriers. Cette discipline a d’autant plus de potentiel qu’elle répond à quelques-uns des grands enjeux de société actuels : l’afflux des populations vers les villes, la disparition des ceintures périurbaines agricoles, les attentes des habitants pour des circuits d’approvisionnement plus courts et, surtout, pour davantage de lien social. De quoi la rendre résolument attrayante aux yeux des urbanistes, architectes et autres designers, dont certains n’hésitent pas à lui faire prendre un tour résolument high-tech.

L’ouverture du Whole Foods de Brook­lyn s’inscrit dans un mouvement initié par quelques pionniers. Avec une production de 18 tonnes de légumes bios par an, la Brooklyn Grange Farm détient le record de la plus grande exploitation « en terre » installée sur le toit d’un immeuble. Même culture haute perchée, mais hors sol (sur un substrat minéral ou organique) pour la Lufa Farm de Montréal, qui livre ses légumes cueillis du matin. A Singapour, la palme revient à la Sky Green Farm, capable de produire verticalement une tonne de légumes tous les deux jours.

La France n’est pas en reste. L’école AgroParisTech a installé sur son toit un jardin potager expérimental, pour mesurer notamment les effets de la pollution atmosphérique sur les cultures. Dans la foulée, Nicolas Bel, l’ingénieur coordinateur du projet, a créé l’entreprise Topager afin de diffuser le concept dans des immeubles de bureaux et d’habitations. D’après une étude de l’Atelier parisien d’urbanisme, la surface potentiellement « végétalisable » à Paris serait de 320 hectares. Ce qui permettrait d’approvisionner plus de 200 000 habitants en légumes frais.

L’agriculture urbaine pourrait aussi bientôt se décliner à plus petite échelle. Le designer français Damien Chivialle a, le premier, proposé un module de culture aquaponique, combinant aquaculture et culture hors sol. Composé d’un container surmonté d’une serre, le dispositif repose sur un circuit vertueux. L’eau usée sert à l’arrosage des plantes qui absorbent le gaz carbonique produit par l’élevage des poissons. Cette Urban Farm Unit permet de faire pousser 160 plants et de nourrir jusqu’à dix personnes.

Son collègue Mathieu Lehanneur en a créé une version d’appartement, similaire dans le principe mais beaucoup plus branchée dans la forme, qu’il a baptisée Local River. Quant à deux autres designers français, Gaëtan Laot et Pierre-Marie Malfondet, ils viennent de mettre au point un système de potager coulissant à installer sur les façades des immeubles, directement accessible depuis les fenêtres des occupants.

Source : http://www.lesechos.fr

Whole Foods : quand un distributeur crée sa propre ferme urbaine !

Les fermes urbaines, nouveau terrain fertile pour les marques ? Whole Foods, le pape des supermarchés biologiques, réinvente la grande distribution avec son nouvel établissement et engage le consommateur vers une nouvelle voie !

Whole Foods : quand un distributeur crée sa propre ferme

Au royaume des hipsters, la nourriture organique est devenu une religion, l’agribusiness un marché lucratif et l’Urban Farming une tendance démocratisée. Il ne faut donc pas s’étonner que la chaine américaine Whole Foods Market, déjà érigée en modèle de la grande distribution durable, ait choisi Brooklyn pour installer un nouveau supermarché . Le très attendu magasin a ouvert ses portes le 17 décembre, une semaine avant le réveillon de Noël. Son originalité ? Il est le premier du pays à produire ses propres légumes grâce à une serre hydroponique installée sur le toit du bâtiment.

Réalisée en partenariat avec Gotham Greens, le spécialiste new yorkais des fermes urbaines, la première serre commerciale intégrée à un espace de distribution jamais construite aux Etats-Unis fournit également d’autres supermarchés de l’enseigne à New York. Un système avancé d’irrigation permet une production durable, vingt fois plus économe en consommation d’eau qu’une serre conventionnelle. Quand à l’absence de longs transports entre le lieu de production et l’espace de distribution, elle réduit considérablement l’empreinte carbone de chaque produit. La grande distribution durable et écolo a trouvé son modèle ! « Ce projet est une énorme avancée pour la promotion de la production locale, très appréciée par les consommateurs. Grâce à notre serre, ils auront accès toute l’année à des herbes, des légumes verts et des tomates de très grande qualité, ultra frais et organiques. Ils seront produits juste au-dessus du magasin, sur son toit. Nous sommes très fiers de participer au développement d’un mouvement national pour une nourriture durable », commentait Viraj Puri, co-fondateur de Gotham Greens lors de la présentation officielle.

La ferme de demain sera au cœur des villes

Pour faire de son supermarché de Brooklyn le parangon d’une grande distribution verte et ultra locale, Whole Foods a également mis en place un système photovoltaïque qui fournit 20% de l’électricité d’un magasin qui au final, fonctionne avec 60% d’énergie en moins qu’un espace lambda de grande distribution. Des panneaux solaires installés dans le parking aux ampoules LED jusqu’aux chargeurs à énergie solaire pour les voitures électriques, le nouveau joyau écolo de la Green épicerie ne laisse rien au hasard dans son ambition écologique. Avec son bar à bière, son four à pizza, son stand de jus frais et son propre restaurant, le magasin ajoute une touche hipster pour encore mieux séduire sa clientèle.

Comme le rappelait  Le Monde l’an dernier dans le dossier Innovation de son supplément partenaire réalisé avec Intel, « Près de 60 % de l’humanité se concentre aujourd’hui dans les zones urbaines. D’ici 2050, cette proportion devrait atteindre 80 %, et la planète gagnera au bas mot 3 milliards d’habitants. Même en anticipant certaines évolutions technologiques, l’agriculture traditionnelle ne pourra pas répondre à la demande alimentaire : 80 % des surfaces arables du globe sont déjà en exploitation, et 15 % de ces sols ont même été épuisés (agriculture intensive, pollution, désertification…). Heureusement, architectes, designers et ingénieurs agronomes allient leurs compétences pour inventer la ferme de demain, au cœur des villes ». Whole Foods montre l’exemple pour les marques. Les fermes urbaines brandées, c’est possible !

Voici une vidéo de présentation du concept :

Source : http://www.influencia.net

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